le 17 novembre, le réseau Ouest Provence rentre dans le rang

Revenons en arrière : le 2 janvier 2007, la Médiathèque Intercommunale met en production une version non publiée du logiciel Koha, une sorte de pré-version 3 dotée de fonctionnalités déjà avancées et qui, pour une partie d’entre elles, ont été développées par les jeunes informaticiens de Ouest Provence. Après 2 ans de ce fonctionnement en solitaire, le réseau va très bientôt se remettre dans les rails de la communauté internationale en intégrant, le 17 novembre prochain, la version 3 officielle (publiée en août dernier).Cette nouvelle version représente un saut technologique majeur, tant en termes de structure logiciel qu’en termes de services. Et pour ceux qui douteraient encore de la performance des logiciels libres et de Koha en particulier, voici, parmi d’autres, quelques nouveautés à retenir :

une procédure d’installation simplifiée : Koha 3 s’installe désormais en un tour de main sur toute plate-forme

un nouveau moteur d’indexation et de recherche de texte structuré : Zébra, conforme à plusieurs protocoles et langages d’interrogation, permet d’indexer de très grandes quantités d’information (jusqu’à plusieurs millions d’enregistrements) ; il gère l’encodage des caractères étendus UNICODE (comme ceux de l’arabe, du chinois, de l’hébreu, du japonais et du coréen) et dispose de fonctionnalités avancées telles que le classement des résultats par pertinence, la pondération des champs, la troncature, la lemmatisation, l’utilisation d’opérateurs de logique floue, une indexation spécifique à chaque langue, le tri…

l’ergonomie : les interfaces web de Koha destinées aux professionnels et aux usagers sont créées à l’aide d’un système de modèles de page facilement personnalisables (couleur et style)

L’OPAC, sans doute l’un des points forts de Koha 3, adopte une posture résolument 2.0 :

  • la recherche par feuilletage (= OPAC thématique) : permet de regrouper les documents dans une arborescence hiérarchique (classification Dewey ou toute autre classification hiérarchique)
  • la recherche par nuage de sujets : l’utilisateur peut visualiser en un coup d’œil les autorités du catalogue, présentées sous la forme d’un nuage. Plus la taille du mot est grande, plus le nombre de notices qui lui sont associées est important.
  • la recherche par liste : les bibliothécaires, mais également les usagers, ont la possibilité de créer des « étagères virtuelles » (paniers permanents), destinées à leur usage propre ou à un usage public
  • les commentaires sur notice : cette option permet à l’utilisateur (identifié) de commenter les titres du catalogue, participant à son tour à l’enrichissement de l’OPAC
  • les tags sur notices : l’utilisateur (identifié) peut indexer les notices du catalogue et alimenter ainsi le nuage de tags « adhérents »
  • le parcours des rayonnages : sur la notice exemplaire, l’utilisateur peut visualiser (pas en encore en 3D !) tous les documents mitoyens de celui qui a été interrogé. Du côté professionnel, c’est une fonctionnalité particulièrement précieuse pour les structures en réseau…
  • une génération dynamique de flux RSS à partir des critères de recherche : quand une recherche est effectuée, outre la liste des résultats habituels, l’utilisateur obtient l’URL du flux RSS correspondant aux critères de recherche utilisés, signalé par l’icône. Il sera ainsi informé sur son environnement personnel de l’intégration d’un nouveau document au catalogue correspondant au critère (mot-clé) choisi
  • la recherche par popularité : cette fonction permet à l’utilisateur de visualiser les titres les plus empruntés sur les 3, 6, 9 ou 12 derniers mois en fonction du type du document ou des bibliothèques concernées (dans le cadre d’un réseau)
  • la navigation à facettes est disponible dans l’interface professionnelle et dans l’OPAC. Elle permet d’affiner les résultats des recherches par l’utilisation de catégories à plusieurs dimensions, dites facettes, générées automatiquement sur des champs comme les auteurs, les sujets, les sites du réseau, les collections…
  • un élargissement de la recherche à WorldCat, Google Scholar et Bookfinder
  • un éditeur de l’actualité de la bibliothèque : des messages peuvent être diffusés sur l’interface professionnelle comme sur l’interface publique

Tous ces services avancés sont paramétrables par la bibliothèque, qui les active à volonté. Une documentation très complète de la V3 (en anglais et en français) est disponible ici. Et pour les impatients, vous pouvez d’ores et déjà consulter la V3 (même si toutes les fonctionnalités décrites précédemment n’ont manifestement pas été activées) sur le site de la bibliothèque de Delhi

Une affaire à suivre…

Publicités

9 Réponses

  1. […] cela a été dit en annonce, cette nouvelle version représente un saut technologique majeur, tant en termes de structure […]

  2. […] les plus consultés un OPAC bien « sensé » le 17 novembre, le réseau Ouest Provence rentre dans le rangTestez votre web appeal […]

  3. @Ludivine
    Voici les outils de requête du module « Bilans et statistiques » de la V3 :

    – Assistant de rapport
    * Rapports

    – Assistant statistiques
    * Acquisitions
    * Adhérents
    * Catalogue
    * Circulation

    – Inactifs
    * Adhérents qui n’ont jamais emprunté
    * Documents jamais prêtés

    – Les palmarès
    * Adhérents empruntant le plus
    * Documents les plus empruntés

    – Autres
    * Exemplaires perdus
    * Catalogue par type de document
    * Durée moyenne du prêt

    Si vous voulez des détails sur l’une de ces requêtes, précisez-moi laquelle…

  4. […] le 17 novembre, le réseau Ouest Provence rentre dans le rang « Bambou (tags: bibliothèques library library2.0 interface catalogue OPAC Koha OpenSource software tags commentaires recommendation documentation clustering RSS news newsletter design keywordbased pertinence search searchengine database web2.0) […]

  5. je creuse, je creuse…ou tout du moins, pour le moment, je recherche et m’informe 😉
    d’ailleurs quid des stats sur Koha ? je ne trouve aucune info sur ce point ?

  6. Il ne faut jamais dire « open source, je ne boirai pas de ton eau.» 🙂

  7. Creusez, chère collègue, creusez !
    Et d’ailleurs, dans « open source », il y a « source » 😉

  8. c’est vrai que c’est impressionnant ! ça donne envie de creuser la question

  9. Très impressionnant ! on a hâte de voir ça !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s