Koha à Nîmes : 1er retour d’expérience

Comme ce fut le cas pour le SCD Lyon 3, Bambou a sollicité nos collègues de la bibliothèque du Carré d’Art de Nîmes pour nous livrer leur premier retour d’expérience, 5 mois après la mise en production de la version 3.2 de Koha au sein du réseau nîmois. On remercie donc plus particulièrement Sophie Leca (responsable du pôle développement numérique et des nouveaux services) d’avoir bien voulu se prêter à notre jeu de questions-réponses.

Bambou : “Pourquoi la médiathèque de Nîmes a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ?”

Carré d’art : “Le choix de koha n’a pas été immédiat et premier. Il est l’aboutissement d’une réflexion de plusieurs mois menée de décembre 2008 à avril 2009. Dès le départ, la piste Koha a été explorée, au même titre que d’autres logiciels, propriétaires pour la plupart. Notre première prise de contact a eu lieu au SAN Ouest Provence fin janvier 2009. Nous souhaitions sortir d’une relation difficile avec notre précédent prestataire (Ever) et, dans le même temps, la ville s’était fortement engagée dans une logique “libre” pour le déploiement de ses applications. La bibliothèque affichait comme critères importants de sélection : l’interopérabilité, la souplesse du paramétrage, de nouveaux services en ligne pour les  usagers et la volonté de faire évoluer les pratiques bibliothéconomiques (catalogage)… toutes orientations qui nous poussaient vers un format ouvert et une technologie Web, garants d’évolutions ultérieures.
Le choix de Koha s’est alors rapidement imposé comme étant le seul logiciel libre en capacité de répondre à ces exigences tout en offrant une couverture “métier” jugée correcte. Une étude plus poussée a permis d’identifier des lacunes par rapport à nos besoins fonctionnels et, adossés à la prestation de migration, la ville a financé les développements jugés indispensables. Toutes prestations incluses dans un appel d’offres unique, c’est la société BibLibre qui a été retenue”.


Bambou : “Vous avez financé le développement de nouvelle fonctionnalités. Lesquelles ?”

Carré d’art : “Il faut préciser en premier lieu que les développements sont, ou seront,  intégralement mis à disposition de la communauté. La ville s’est positionnée là-dessus dès le cahier des charges en faisant figurer une clause de reversion des développements financés à la communauté Koha.
Le développement majeur est un “vendangeur”, un automate de récupération des notices BNF. Il permet la mise à jour régulière des notices bibliographiques et autorités présentes dans le catalogue Koha à partir des notices de référence de la BNF. Actuellement, en tout début de mise en production, il doit nous permettre d’alléger fortement le temps consacré au catalogage. C’était l’un des points d’évolution jugé indispensable par les bibliothécaires. Vient ensuite, et logiquement, la gestion des autorités RAMEAU, rebonds, TA, TR. etc.

Mais aussi, la liste est un peu longue : le traitement par lot des notices bibliographiques (création, modification, suppression de champs et sous-champs) ; un index sur l’EAN permettant la  recherche catalogue et son utilisation comme règle de concordance (import de notices) ; l’affichage au retour d’un document de son site, pièce et cote ; un outil de prêt secouru (à partir de l’addons Mozilla, KOCT) ; la possibilité de réserver plusieurs exemplaires rattachés à la même notice ; l’intégration de Zotéro en interface pro pour l’export de paniers de notices ; l’accès aux suggestions d’un usager en lecture et modification en interface pro avec ajout d’un onglet suggestion à la fiche adhérent ; la duplication de fiches lecteurs ; l’autocomplétion de certains champs de la notice Bibliographiques (ISBN > 210 et 225>410) ; le paramétrage pour chaque valeur possible des principaux champs d’une notice exemplaire de son affichage ou non à l’OPAC ; ajout des informations sur l’agent qui effectue les transactions, la date/heure de transaction ainsi qu’une liste proposant les moyens de paiement ; possibilité de paiement partiel

Nous attendons maintenant les contributions développées, entre autres, pour nos collègues Limougeots”.


Bambou : “Vous vous êtes donc positionnés d’emblée comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha. Envisagez-vous de poursuivre ce type de participation ?”

Carré d’art : “Oui bien sûr, dans la mesure du possible. D’ambition plus restreinte, les budgets dictant leur loi, ou plus étendue peut-être, dans le cadre d’une éventuelle collaboration avec d’autres établissements”.


Bambou : “Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ? Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ?”

Carré d’art : “Des premières spécifications pour la migration  au déploiement, en passant par la formation de 110 personnes et l’intégration d’un premier lot de développement, il ne s’est pas écoulé plus de 6 mois, soit des contraintes fortes qui n’ont pas véritablement permis aux utilisateurs de s’approprier le logiciel en amont. Le “bac à sable” n’a jamais été réellement opérationnel avant la migration, car c’était aussi notre installation de test. BibLibre a assuré la formation directe des administrateurs fonctionnels (Bibliothèque) et système (DSI), des personnes utilisant le module périodiques, des formateurs-référents sur les modules catalogage (1 jour) et circulation/OPAC (1j). Les formateurs ont ensuite pris en main des groupes d’utilisateurs (1j par module). Mais l’ergonomie de Koha nous a heureusement grandement facilité les choses (prise en main simple et intuitive) et les collègues ont été agréablement surpris de l’aisance de leur apprentissage. En interface pro, la traduction imparfaite pose encore des problèmes, et il nous faut envisager des formations complémentaires sur la recherche avancée, dont la “pertinence” de l’affichage des résultats en désarçonne plus d’un.
Du côté des usagers, c’est une satisfaction unanime sur l’OPAC. Koha répond parfaitement à nos attentes, un catalogue convivial, de nouveaux modes de communication avec nos adhérents, des services en ligne…
En terme d’efficience sur la recherche, nous espérons beaucoup d’un nouveau moteur de recherche en gestation chez BibLibre”.

Publicités

2 Réponses

  1. […] La sortie de la V3 et le fait que Koha commençait à être implanté dans des BU et une BM comme celle de Nîmes nous a fait franchir le Rubicon, sans oublier l’expérience des valeureux pionniers […]

  2. […] le SCD Lyon 3 et la bibliothèque du Carré d’Art de Nîmes, Bambou a sollicité nos collègues de l’Infothèque (pôle universitaire Léonard […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s