Baromètre 2016 des prêts et des acquisitions (livres) en bibliothèque publique

La MIOP a une nouvelle fois participé* à une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication, portant sur les titres les plus empruntés et les plus acquis en 2016 en bibliothèque publique. Le baromètre qui résulte de cette enquête comporte également plusieurs palmarès regroupant les 100 livres les plus empruntés et les plus acquis pour chacune des grandes catégories retenues : fiction adulte, documentaire, bande dessinée, jeunesse. Bambou se fait l’écho de ces principaux** résultats :

………….

………….

…………

………….

Palmarès général des auteurs les plus empruntés

En synthèse, on observe que ces différents résultats attestent d’une adéquation de plus en plus forte entre les pratiques des emprunteurs et l’offre des bibliothèques publiques, avec quelques nuances cependant : part plus importante du documentaire dans les acquisitions que dans les emprunts, part moindre des bandes dessinées dans les acquisitions que dans les prêts. Concernant les comparatifs par catégories des titres les + acquis/+empruntés/+vendus, on peut noter également des écarts importants, tels que :
– l’ouvrage de Ivan Jablonka (« Laetitia ou la fin des hommes »), qui se classe au 3ème rang des essais les plus acquis mais qui ne figure pas dans le palmarès des 100 titres les plus empruntés,
– le roman de Joël Dicker (« Le livre des Baltimore »), qui se classe au 3ème rang des titres les plus empruntés (et 18ème des meilleures ventes) mais qui ne figure qu’au 93ème rang des romans les plus acquis.
– le roman de Leïla Slimani (« Chanson douce ») au 2ème rang des ventes 2016 ainsi que celui de Gaël Faye (« Petit pays »), au 4ème rang des ventes 2016, ne figurent pas parmi les auteurs des 100 titres les plus empruntés en 2016.

Notons qu’une stricte comparaison entre emprunts et achats des bibliothèques d’une part, et ventes au détail d’autre part reste difficile en raison du décalage plus ou moins important selon les bibliothèques entre la date de parution d’un ouvrage et sa disponibilité effective sur les étagères des bibliothèques

* parmi un échantillon de 146 établissements, représentatif de la typologie des bibliothèques françaises ainsi que des volumes (8,6 millions de prêts et plus de 340 000 acquisitions) de population (3,5 millions d’habitants) qu’elles desservent. Les médiathèques de Limoges, de Nîmes, de la MIOP et de Roubaix, équipées du logiciel Koha, ont procédé elles-mêmes à l’extraction et à la transmission de leurs données

** voir le rapport complet de l’enquête

En complément de l’enquête, les emprunts 2016 de la MIOP pour les supports CD et DVD

Emprunts CD

Emprunts DVD.png

La MIOP recrute un chef de département

Llogo-cartouche MIOPa MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un bibliothécaire territorial (H/F), appelé à exercer la fonction de chef du département Art, Musique, Cinéma au sein du réseau* des médiathèques Ouest Provence.

→ voir l’annonce de poste

→ voir la fiche de poste (détaillée)

NB. Les candidatures sont à adresser avant le 16 décembre 2013

*le poste se situera principalement sur le site de Miramas (soit, en train, à 35 mn de Marseille, 40 mn d’Avignon, 20 mn d’Arles…)

+ d’infos :Médiathèque de Miramas

→ la MIOP en chiffres
→ la MIOP en MAP
→ la MIOP en campagne
l’histoire de la MIOP
→ les billets MIOP de Bambou
→ la Poldoc de la MIOP
→ le portail de la MIOP
→ le catalogue de la MIOP

MoCCAM rebondit !

Il n’aura fallu que 15 jours pour que Quentin Chevillon trouve une (1ère*) solution au divorce Amazon”, en bénéficiant de la gracieuse contribution de la librairie Dialogues. Un grand merci donc à ce généreux fournisseur brestois qui nous permettra ainsi de récupérer (via l’ISBN) les données des documents non encore catalogués par la BNF.

voir le texte d’annonce sur MoCCAM

* d’autres contacts sont en cours pour compléter ce dispositif de fourniture de données catalographiques


la FIN de MoCCAM !!!

Parler de séisme serait de mauvais goût, mais cette nouvelle* annoncée hier soir, sur son site, par Quentin Chevillon (que nous remercions au passage pour son œuvre de bienfaisance) est une véritable calamité pour bon nombre de bibliothèques et centres de documentation qui avaient choisi ce système** gratuit de téléchargement de notices UNIMARC, permettant en particulier de récupérer des notices sommaires Amazon, après interrogation (dans ce cas négative) du serveur BNF.

Quelles sont donc les solutions qui s’offrent à nous ? Je n’en vois pour ma part que des mauvaises (à défaut d’un miracle***), soit les suivantes :

  • Reprendre le catalog(ouill)age, autrement-dit, involuer
  • Ne plus acheter de nouveautés et récupérer ainsi directement les notices BNF…
  • Payer ! … en choisissant l’un des 3 fournisseurs actuels (tels que rappelés par Q. Chevillon), soit Electre, Zebris ou Tite-Live. La décence et la neutralité de Bambou…

Bref, Haut les cœurs !

*dont voici, en raccourci, le contenu :

« Chers utilisateurs de moccam-en-ligne,
j’ai reçu cette semaine un courrier d’Amazon m’annonçant qu’ils ne souhaitaient plus que les données de leur catalogue soient exploitées via moccam-en-ligne.
J’ai donc le regret de vous annoncer la fin du service moccam-en-ligne, en tout cas tel que vous le connaissiez.
Certes, on peut toujours l’utiliser pour récupérer les notices de la BNF, mais à mon sens, ça a peu d’intérêt car on n’y trouve pas de nouveautés (avec lesquelles travaillent pour l’essentiel les bibliothécaires).
Moccam-en-ligne est utilisé régulièrement par plus de 10.000 bibliothécaires. Chaque mois, 500.000 notices bibliographiques sont téléchargées (sans parler des notices autorités et du monitoring).
Moccam-en-ligne a permis de démocratiser la récupération de notices, particulièrement auprès des petites bibliothèques qui n’avaient pas les moyens d’utiliser Electre.
A ma connaissance, il n’existe pas d’autre site gratuit qui propose les mêmes services, même si naturellement, vous pourrez vous tourner vers des sites payants comme Electre, Zebris ou Tite-Live.
Je suis naturellement déçu que cette aventure s’achève, mais je n’en veux pas à Amazon. Après tout, c’est une société commerciale, et ils n’ont pas à prendre à leur charge le financement des missions de service public.
Lorsqu’ils ont lancé leur politique de WebServices, leur objectif était de disséminer au maximum leurs données afin d’attirer du trafic vers leur site. C’est pour ça qu’ils ont toléré un service comme moccam-en-ligne qui n’avait clairement pas une vocation commerciale.
Aujourd’hui, ils resserrent les boulons. C’est dommage pour les bibliothèques, mais j’ai toujours su que ça risquait d’arriver.
Je suis désolé pour les bibliothèques qui utilisent moccam-en-ligne et qui vont devoir trouver une autre façon de travailler. J’espère qu’elles pourront continuer à utiliser la récupération de notices qui reste, à mon sens, la manière la plus rationnelle et la plus économique de cataloguer.
Plus que jamais, on peut regretter que les collectivités concernées par la lecture publique (état, départements, communes) ne soient pas capables de fournir à la BNF ce petit supplément de crédit qui lui permettrait de cataloguer les ouvrages dès leur parution et d’adjoindre à la notice un résumé et la 1ere de couverture.
Au lieu de ça, nous continuerons, chacun de notre côté, à acheter fort cher des informations bibliographiques de base, ou bien à les saisir nous-mêmes dans nos bases de données. Dans tous les cas, c’est un formidable gaspillage d’argent public.
Bonne continuation à tous ! »
Quentin CHEVILLON
Administrateur de moccam-en-ligne

** Moccam effectuait les opérations suivantes :

  1. Recherche de l’ISBN dans la base fusionnée (= export régulier des notices BNF vers le serveur de Moccam)
  2. En cas de réponse négative, recherche dans le serveur Z 39.50 de la BNF (ou d’autres bibliothèques du réseau Moccam)
  3. Si notice non trouvé, recherche sur Amazon (notice primaire)

*** la BNF recrute de nouveaux catalogueurs (et/ou produit un niveau de notice sommaire) pour augmenter sensiblement la fréquence de fourniture de ses notices aux bibliothèques publiques

La mediathèque de Sendaï au moment du séisme

130331_Ito_Sendai_3DLa remarquable médiathèque de Sendaï (ville de plus d’1 million d’habitants, située à 300 km au nord-est de Tokyo et partiellement dévastée par le tsunami), bâtiment conçu* notamment pour résister aux secousses sismiques de très forte intensité, semble en effet avoir bien résisté à l’épreuve du choc de vendredi dernier. Cette vidéo, tournée in vivo au moment du séisme par une personne abritée sous un bureau (et située à l’un des étages du bâtiment), en témoigne en même temps qu’elle montre la puissance et la durée du tremblement de terre.

Voir également cette photo prise de l’intérieur du bâtiment, après le séisme

*en 2001 par l’architecte Toyo Ito

En complément,

les présentations vidéos (1/3, 2/3, 3/3) de la médiathèque de Sendaï (dont la simulation numérique de la déformation de la structure du bâtiment en cas de séisme)

la galerie de photos (Arte « Architecture ») du bâtiment

la page de la médiathèque sur le site de Toyo Ito

BibDoc, le portail de la formation continue

Une très bonne nouvelle (ENFIN !) pour les professionnels de l’info-doc que l’ouverture de ce portail consacré à la formation continue.  BibDoc est une initiative collégiale qui collecte toutes les offres de formation provenant des différents organismes (ENSSIB, CRFCB, URFIST, Ecole Nationale des Chartes) implantés sur le territoire français. Structurée en 4 entrées (Formations, Espace documentaire, Espace Forums, Actualités), la plateforme vous permet notamment d’interroger la base de ressources en croisant plusieurs critères de recherche (thématique, date, modalité d’enseignement, type d’organisme et région). Des fils RSS, générés à la requête, vous éviteront de renouveler la recherche en les intégrant directement à votre environnement personnel.

BibDoc est et sera à n’en pas douter un outil fort utile pour la profession et on peut d’ores et déjà féliciter tous les contributeurs de ce projet  …tout en leur suggérant (non mais il exagère, à peine né !) quelques améliorations fonctionnelles ou idées de services ++ :

  • la présentation aléatoire des contenus de la page d’accueil, déroutante pour la lecture et la compréhension de l’information. Lui préférer une dynamique plus intuitive (ex. au centre de la page : l’actualité de la semaine ou du mois ; à droite : nos dernières offres de formations…)
  • les pages « Espace documentaire » et « partenaires » : une présentation un peu prosaïque…
  • un nuage de tags ?
  • une rubrique « déposer un besoin de formation » ?
  • un annuaire (thématique) des formateurs ?

Re : le générateur interactif bonnes résolutions

Une année qui s’ouvre et une nouvelle occasion de générer de bonnes (et cocasses) résolutions.

 

Voici les 5 miennes :

Lire la suite

La première bibliothèque sans papier

UTSA LibraryL’Université San Antonio, au Texas, vient d’ouvrir la première bibliothèque universitaire sans papier : UTSA Library. Tous les livres et articles de revues y sont numériques.

Inaglobal, la revue des industries créatives et des médias (à découvrir au passage) vous la présente brièvement et ouvre le débat. C’est ici. Il est vrai qu’il s’agit d’une bibliothèque universitaire consacrée aux technologies et à l’ingénierie appliquée et non d’une bibliothèque de lecture publique. De telles expériences ne seront cependant pas sans influencer, dans la durée, le travail des professionnels en Sciences de l’information, où qu’ils soient.

KohaCon 2010

A l’occasion des 10 ans de Koha, 3 jours de conférences et autres « hackfests » ont réuni, à Wellington (Nouvelle Zélande), de nombreux acteurs de la communauté internationale, et non des moindres : pères et mères fondateurs, pairs développeurs, actuels responsables de la 3.2, représentants des principales sociétés prestataires de service autour de Koha…

3 jours donc de travaux manifestement denses et composites, associant travelling historique, retours d’expériences, bilans techniques, réflexions stratégiques, regards prospectifs, et autres discussions sur l’organisation communautaire, le modèle de gouvernance, les principes participatifs

Alors ne manquez-pas les premiers rapports de ces rencontres, du témoignage « au fil de l’eau » de Paul Poulain aux premiers diaporamas diffusés sur le blog officiel de KohaCon 2010.

Et également ce très beau montage vidéo qui retrace, en 10 minutes, la première décennie de cette formidable construction communautaire du logiciel Koha

Symposium Koha : les actes

Les actes du symposium Koha sont publiés ce lundi 28 juin et c’est :

Urgences territoriales

Le BBF a eu l’heureuse initiative de proposer, dans le n°2 paru ce printemps, un dossier (intitulé « Urgences territoriales« ) dont le sujet intéresse de près la MIOP.

Les bibliothèques publiques et la réforme des collectivités territoriales …voilà en effet de quoi nourrir nos réflexions et notre action dans un contexte d’incertitude par rapport à l’avenir de nos territoires (en PACA tout particulièrement).

A signaler également dans ce numéro, une recension du livre dirigé par Bertrand CallengeMettre en oeuvre un plan de classement” (collection Boîte à outils, Presses de l’Enssib, 2009) par Jérôme Pouchol.  Alors que nous entreprenons actuellement sur notre réseau un vaste chantier visant à refondre notre plan de classement et à instaurer des cotes validées par domaines de contenu, nous remercions les généreux contributeurs de cet ouvrage que nous avons, dès sa sortie, acquis en plusieurs exemplaires pour notre Fonds pro.

BibLibre passe à une autre étape

Acteur important au sein de la planète des prestataires autour de Koha, la société Biblibre nous informe, entre autres, de sa nouvelle recrue, en la personne de Philippe Chabanon, ancien directeur commercial de la société Ever.

Nicolas Morin quitte quant à lui Biblibre pour rejoindre son administration d’Etat.

NB. je profite de ce « libre » billet pour informer nos visiteurs que la date limite d’inscription au symposium Koha a été repoussée au 15 mai prochain.

l’@ au MoMA

Non, ce n’est pas un poisson d’avril frelaté (« Have you been drunken? » s’interroge de son côté un visiteur du blog du MoMA) mais bien une réalité new yorkaise : le célèbre Museum of Modern Art a récemment fait l’acquisition* du symbole @, et Paola Antonelli, conservatrice du département Architecture et Design, s’en explique sur le blog du musée, postulant que « la possession d’un objet n’est plus nécessaire à son acquisition », mais tout en reconnaissant que l’arobase « pourrait être le seul objet vraiment gratuit dans notre collection ».

Profitons de cet évènement pour en apprendre un peu plus sur l’origine étymologique de ce symbole (notamment de sa forme graphique, découverte dans des lettres de marchands vénitiens, datées du XVIe siècle…).

*la propriété intellectuelle de cette « œuvre immatérielle » restant bien entendu dans le domaine public.

Koha international : nouveau site

Le site communautaire koha.org a désormais migré vers cette nouvelle adresse.

Les raisons de cette migration ? Voir l’analyse très complète d’Owen sur Koha Blog, également relayée (et traduite en français) par Paul Poulain sur le blog Biblibre.

NB. Le site de la communauté francophone koha-fr.org n’a pas changé d’adresse

Koha fêtera ses 10 ans à Wellington

Les membres de la communauté Koha (et plus si affinités) sont invités à célébrer les 10 ans de leur logiciel bien-aimé sur le sol de la mère-patrie, soit en Nouvelle-Zélande, à Wellington. Cette KohaConf 2010, qui se déroulera du 25 octobre au 2 novembre prochain, proposera 3 jours de conférences, suivis de 4 jours de « Hackfest »* (voir le wiki ici).
« Here is your chance to meet the folks from the original Koha library and have a drink with them »
….
*l’objectif d’un hackfest est de réunir des développeurs pendant un temps donné pour qu’il travaillent sur le projet (correction de bugs, ajout de fonctionnalités, brain storming pour planifier les développements des futures fonctionnalités…)
%d blogueurs aiment cette page :