Les documents les plus empruntés en bibliothèque publique en 2014

La MIOP ayant fait partie des 94 bibliothèques* de lecture publique (utilisatrices des SIGB Koha ou Orphée**) sélectionnées par le Ministère de la Culture et de la Communication pour participer à une enquête portant sur les titres les plus empruntés en 2014 (dans les 4 domaines suivants : fiction adulte, documentaire adulte, BD tout public, jeunesse hors BD) en bibliothèque publique, Bambou se fait l’écho de ces principaux*** résultats :

Fiction ACliquer sur l’image pour + de lisibilitéEssaisCliquer sur l’image pour + de lisibilitéBDCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Titres JCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Top 10 titres les + empruntésCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Sans véritable surprise, ces résultats attestent d’un écart important entre la réalité de la demande (représentée par le palmarès des prêts) et celle de l’offre (représentée par le palmarès des acquisitions). A cet égard, l’exemple le + significatif est celui du roman de Pierre Lemaitre (« Au revoir là-haut »), ouvrage le + emprunté en bibliothèque publique (et 41ème du top des ventes en librairie), toutes catégories confondues, mais seulement en 331ème position dans le palmarès des documents les + acquis par les bibliothécaires. A l’inverse, on retient également le 2ème rang, dans celui des ouvrages les + acquis, du roman de David Foenkinos (« Charlotte ») et sa modeste 253ème position dans le palmarès des prêts.

Au-delà de ces différents résultats comparatifs de titres, et tout en rappelant qu’une collection se doit d’être toujours le produit d’une tension entre l’offre et la demande****, cette enquête-baromètre alimente un peu plus la réflexion à mener aujourd’hui en matière de politique documentaire, les bibliothèques étant plus que jamais confrontées à des pressions et contraintes multiples dans leur activité de diffusion (sélection-médiation) publique de la connaissance : suggestions d’achat,  budget, espace, production éditoriale, vecteurs…

Sujet à suivre sur Bambou, avec la restitution prochaine d’un travail réalisé à la MIOP sur la question de l’exemplarisation.

* Ces 94 bibliothèques desservent 2,1 millions d’habitants (276 000 emprunteurs) et ont réalisé en 2014 plus de 5 millions de prêts et 230 000 acquisitions.

**Ces 2 systèmes ont été retenus en fonction de leur capacité à construire un échantillon représentatif (suite à une étude conduite par le Service du Livre et de la Lecture sur la qualité des données statistiques produites par les SIGB et leur représentativité).

*** voir le rapport complet de l’enquête

**** qui évite par conséquent le choix binaire entre une collection indexée sur le cours de la demande et une collection de nature exclusivement prescriptive

Koha à Sulaimani

Koha libraryUne fois n’est pas coutume, ce retour d’expérience d’implantation de Koha ne nous vient pas d’une bibliothèque française mais de celle de Sulaimani, capitale de la Province d’As-Sulaymaniya, située au nord-est de l’Irak. Et ce, par la voix de Gaetan Boisson, chef de projet à la société BibLibre, missionné au printemps-été 2013 pour conduire cette entreprise inédite, manifestement passionnante à vivre, tant culturellement que professionnellement. Un grand merci donc à lui pour ce témoignage, que Bambou prend plaisir à diffuser auprès de ses nombreux lecteurs libristes et voyageurs.

Bambou : « BibLibre a été chargée d’installer Koha à Sulaimani, ce qui semble très inhabituel, pour ne pas dire exotique, dans votre activité de prestataire. Comment cette opportunité s’est-elle présentée ? »

G.Boisson : « En effet, inhabituel est un mot bien faible ! Le fait que BibLibre soit impliquée dans Koha depuis les balbutiements du projet n’y est certes pas pour rien… Même si bizarrement le lien était loin d’être direct. Un grand nombre de bibliothèques dans le monde utilisent Univ SoulaimaniKoha sans faire appel à aucun prestataire, et il y en a quelques unes en Irak. L’Université de Sulaimani a fait construire un campus entièrement neuf et très moderne. Cela comprenait la création d’une nouvelle bibliothèque, conçue pour accueillir 400 000 ouvrages et dotée des toutes dernières technologies (écrans tactiles, RFID, automates de numérisations, …). Le prestataire local (Mahmoud Jaff), qui avait vécu en Allemagne en tant que réfugié, a fait appel à un prestataire allemand pour l’ameublement, lequel a sollicité un consultant (Karl Wilhelm Neubauer) qu’il connaissait pour aider dans la gestion de la bibliothèque ; celui-ci a pris contact avec des membres de la communauté Koha en Allemagne et ce sont ces derniers qui nous ont recommandés ! »

Bambou : « Pouvez-vous nous décrire le contexte de cette bibliothèque, ses fonctions, caractéristiques… ? »

G.Boisson : « Il s’agit d’une grande bibliothèque universitaire, couvrant tous les sujets enseignés à l’Université de Sulaimani. A l’origine, elle était conçue pour ne pasUniversity Library of Sulemania faire de prêt et servir essentiellement d’espace de travail pour les étudiants et les professeurs. Mais au cours du projet, il est apparu bien plus intéressant de tirer parti de la RFID et de la ré-informatisation pour mettre en place la circulation des documents. Aujourd’hui, en plus d’offrir aux étudiants de vastes salles d’études, de mettre à leur disposition du matériel informatique, une connexion internet et un accès aux bases de données en ligne, elle leur permet donc également d’emprunter des documents pour travailler chez eux. »

Bambou : « Quel a été votre rôle pendant cette mission ? »

G.Boisson : « Je me suis rendu à deux reprises sur place. La première fois (avril 2013) afin de comprendre les besoins spécifiques des équipes et de les aider à prendre les bonnes décisions pour le paramétrage de Koha. Nous avons alors également passé beaucoup de temps à définir comment les données serEcriture kurdeaient récupérées dans Koha. A l’origine la bibliothèque utilisait une multitude de bases Access et de fichiers Excel pour gérer son catalogue. Il a donc fallu en centraliser un maximum afin de ne disposer que d’une seule base. Surtout, nous avons dû réfléchir à la gestion de la bi-bidirectionnalité du texte : le kurde s’écrit de droite à gauche, mais, comme en arabe, les chiffres s’écrivent de gauche à droite. En plus, comme on mélange en permanence différents systèmes d’écritures entre l’interface et les notices (parfois elles-même contenant plusieurs écritures), on travaille avec du texte qui peut changer de direction à tout moment. Il y avait donc quelques cas particuliers à gérer… Cela a d’ailleurs été l’un des aspects les plus passionnants de ce projet.
Lors de mon deuxième voyage (juin-juillet 2013), nous avons finalisé la mise en place du système, et formé les équipes. Entre-temps, nous avions travaillé sur la migration et j’avais coordonné le processus de traduction lancé par les équipes kurdes. Nous avions malheureusement gravement sous-estimé la quantité de travail et les délais étaient très courts avant la mise en production : à l’approche de la livraison, trois traducteurs se relayaient en faisant les trois huit pour finaliser le travail ! »

Bambou : « Où en est aujourd’hui le projet ? »

G.Boisson : « La bibliothèque a malheureusement eu, pendant longtemps, de lourds problèmes d’infrastructure qui ont empêché la bibliothèque de travailler dans Koha. Fort heureusement, depuis maintenant 2 mois, tous ces problèmes sont réglés et l’équipe a pu reprendre le travail ! La leçon que j’en retire reste malgré tout que dans les pays en situation de crise, il vaut mieux proposer une solution hébergée : cela permet à la bibliothèque de se concentrer sur son travail plutôt que d’avoir à régler des problèmes techniques. »

Bambou : « Les bibliothécaires de cet établissement souhaitent-ils s’investir dans la communauté Koha ? Quels sont leurs projets autour de Koha ? »

G.Boisson : « Ils s’y sont déjà fortement investis en produisant une traduction kurde d’une grande partie des interfaces ! Cela-dit, avec cette question, vous touchez à l’une de mes grandes préoccupations : comment intéresser plus de personnes ailleurs que dans les pays occidentaux à rejoindre la communauté et à participer au développement de Koha. Nous entendons en effet régulièrement parler de grands projets lancés autour de Koha par la Turquie, la Malaisie, mais leurs acteurs n’interagissent que rarement avec la communauté. Sans doute que ses codes, très occidentaux, voire nord-américains, ne sont pas faciles à appréhender partout, et nous-même, en tant que membres de la communauté, ne savons peut-être pas toujours répondre de façon adéquate à des requêtes formulées sur un mode sortant justement de ces codes. Toujours est-il que nous bénéficierions certainement beaucoup de l’opinion d’usagers venant de contextes aussi différents, mais nous n’avons que rarement l’occasion de les entendre. »

Bambou : « Que retenez-vous de cette expérience ? »

G.Boisson : « Comme toujours face à un contexte différent, l’équilibre entre la nécessité de très bien documenter toutes les décisions prises, la fermeté avec laquelle on tiendra la barre pour les faire appliquer et la flexibilité dont il faut faire Sulaimani 1preuve face à la vitesse et la légèreté avec laquelle elles sont remises en question sont essentielles ! Cela vaut bien sûr pour tous les projets. Enfin, ça c’est une réponse froide et professionnelle… Ce qu’en j’en retiendrai réellement, ce sera d’avoir rencontré des gens passionnés, qui ont donné une énergie incroyable pour ce projet et ont fait preuve d’une grande volonté pour améliorer l’accès à l’éducation et à la connaissance dans leur pays. Je pense notamment à Mme Shler Faraj qui a été investie à fond dans le projet et a beaucoup donné pour la modernisation de sa bibliothèque. Je me souviendrai surtout des conversations que j’ai pu avoir avec les différents acteurs du projet et parfois même leur famille, non pas sur notre travail, mais concernant l’histoire de leur peuple et leur situation si particulière. Ça a été une chance inestimable que de pouvoir les rencontrer et d’écouter leurs récits. »Kurdistan irakienSulaimani 2Sulaimani

Assistez au symposium Koha 2014 !

Koha blue logoA ne pas manquer, ces nouvelles rencontres autour de Koha, succédant à celles de 2010 (Miramas/MIOP), de 2011 (Lyon 2), de 2012 (Paris/Bulac) et de 2013 (Limoges/ BFM & BU Droit), des rencontres qui ont vu chaque année s’accroître le nombre de participants, utilisateurs ou futurs utilisateurs du logiciel libre et communautaire Koha.

Les 2 et 3 juin prochains, ce sera donc au tour de nos collègues de Logo_IEP_Grenoble(1)l’IEP de Grenoble, établissement entré dans la communauté Koha en 2009, d’organiser (avec le précieux soutien de l’association Kohala) un symposium dense et éclectique, regroupant retours d’expériences, projets d’intégration, démo de la nouvelle version, ainsi que plusieurs ateliers consacrés à des questions fonctionnelles et techniques (Install-party, initiation Koha, Patchs, requêtes SQL).

Venez nombreux !

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Programme

Lundi 2 juin 2014

  • 10h30 – 12h00 : Assemblée Générale de l’association Kohala
  • 11h30-13h30 : Accueil, retrait des dossiers, café
  • 13h30 : Accueil, Introduction
  • 14h00-16h00 : Retours d’expérience
  • 16h-16h30 : Pause café
  • 16h30-17h30 : Session « Évaluation des usages »
    • Les usages de l’OPAC à partir des statistiques de Piwik (IEP Grenoble)
    • Requêtes SQL : (Ecole des Chartes, SCD Université Paris-Sud)
  • 17h45 : Visite Bibliothèque de l’IEP + Cocktail

Mardi 3 juin 2014

  • 9h00-9h30 : Accueil, café
  • 9h30-12h30 :
    • Install Party
    • Découverte koha (opac / pro)
    • Signature de patchs [attention, atelier limité à 15 personnes, inscription préalable]
  • 11h-12h30 : Atelier Koha et les services web
    • Mirabel (IEP Lyon)
    • Biblio+ pour Koha (SCD Université Paris-Sud)
  • 15h30-15h45 :Pause café
  • 15h45-16h15 : Présentation des nouveautés de la version 3.16
  • 16h15-16h30 : Conclusions et clôture du symposium

→ Lieu: Institut d’Études Politiques
1030 av. centrale – Domaine Universitaire – 38400 Saint-Martin-d’Hères
Inscription en ligne ici
Infos pratiques

Koha : les retours de Montauban et Vitré

3 ans après le déploiement de Koha au sein de leur médiathèque, Florence Dimani Koha(responsable du pôle « Système d’information / Traitement du document » à la médiathèque de Montauban) et Rozenn Davenel (responsable informatique documentaire et multimédia à la médiathèque de Vitré) ont bien voulu se prêter à notre jeu des questions-réponses et ainsi nous livrer leur premier retour d’expérience.

Bambou : « Pourquoi avez-vous fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? » 

Vitré : « La direction ayant porté la décision à l’époque n’est plus présente, mais cette responsable était très favorable aux logiciels libres et aux options proposées par Koha. Le prix a probablement été également déterminant. »

Montauban : « Le choix d’un logiciel libre s’est fait principalement pour des raisons financières, Koha étant à l’époque sensiblement moins cher à l’installation et plus encore en matière de maintenance que ses autres concurrents. »

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Bambou : « Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ? »

Vitré : « L’intégration n’a pas été un long fleuve tranquille ..! Un problème d’export de la part de la société propriétaire de notre ancien logiciel ; une formation pas assez poussée ; et une mise en route dans la douleur avec l’utilisation du module de prêts secourus dès les premiers jours de réouverture !! Ajoutez une direction vacante et donc l’absence de référent Koha identifié pendant un an et vous obtenez une mise en route très difficile et douloureuse pour l’équipe. Autre problème : aucune vérification sérieuse de la base n’a été effectuée suite à la migration.
L’arrivée d’une nouvelle responsable en juillet 2011 et une nouvelle organisation mise en place en janvier 2012 nous ont permis de recadrer les choses.
Travaillant en Espace adulte, j’ai été affectée pour une partie de mon temps à Koha. La réalisation de nos premiers Médiathèque de Vitrébilans statistiques m’a permis de nettoyer notre base et de m’impliquer vraiment dans la prise en main de ce SIGB. L’année 2013 marque un tournant dans notre appropriation de Koha : rédaction du nouveau marché de maintenance, changement de version 3.2 Biblibre à 3.10 (un bond !), première participation au symposium à Limoges, … et bientôt testeur de la version 3.14 pour Biblibre ! Que de chemin parcouru …
Je tiens à préciser ici l’importance qu’a eu pour moi la participation au symposium 2013. La participation aux ateliers, les rencontres avec les collègues utilisateurs et/ou développeurs et les prestataires, les échanges et questionnements partagés, … tout cela m’a « décomplexée » vis-à-vis de Koha. De plus, cela facilite les échanges post-symposium pour des demandes de renseignements entre collègues !
Depuis nous continuons et avons mise en place des formations koha pour l’ensemble de l’équipe. Le prochain objectif étant de remonter le niveau général de l’équipe dans sa maîtrise de l’outil et que je puisse m’appuyer et être relayée dans mon rôle de « correspondant koha » par un collègue. »

Montauban : « De manière assez compliquée et particulière dans la mesure ou notre intégration a dû être avancée de 2 mois car nous avons eu des problèmes sur notre matériel informatique. »

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Bambou : « Quels impacts ce choix logiciel a-t-il eu et/ou aura-t-il, selon vous, sur le plan de votre organisation, de vos choix stratégiques informatiques ?  

Vitré : « Le gros impact de Koha sur nos pratiques, c’est son aspect communautaire. Nous n’en avions pas conscience avant 2013 et la rédaction de notre nouveau marché. Nous avons fait le choix de quitter notre version spécifique avec un développement que nous avions financé (mais qui entrait en concurrence avec la version communautaire). En effet, nous souhaitons progresser au rythme des avancées de la communauté : nous avons certes perdu quelques spécificités « vitréennes », mais nous aurons toujours plus à gagner ! Ce qu’une bibliothèque doit prendre en compte lorsqu’elle fait le choix de Koha, c’est l’investissement d’une ou plusieurs personnes de son équipe dans la maîtrise du logiciel de manière plus approfondie qu’avec un logiciel propriétaire. »

Montauban : « Au niveau de notre organisation, ce choix nous a permis de recruter un cadre A permettant d’assurer l’administration de la base de données, ainsi que d’autres missions transversales comme la responsabilité de la chaine de traitement du Médiathèque de Montaubandocument, le suivi du projet de la médiathèque au début de sa construction, notamment en termes de mise en place du système d’information ainsi que de développement de services informatiques et multimédia. Cela a également permis une mise à plat des pratiques de catalogage des agents, ainsi qu’une homogénéisation de leurs pratiques. Cela été enfin l’occasion de faire un état des compétences en bureautique et multimédia de manière plus globale et effectuer des mises à niveau en conséquence pour l’ensemble de l’équipe. »

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Bambou : « Quelles sont vos évaluations sur le fonctionnement du logiciel ? Avez-vous eu des retours de la part de vos utilisateurs (professionnels comme usagers) ? » 

Vitré : « A mon sens, Koha est un SIGB avec un énorme potentiel, que nous n’exploitons qu’en partie (faute de temps et de compétences). Nous n’avons pas réellement de retours d’usagers, hormis la satisfaction de pouvoir gérer leurs comptes à distance (avant Koha, nous n’avions pas de site internet). Professionnellement, la partie statistiques s’est révélée très ardue : niveau de compétence zéro en SQL et méconnaissance de la structure de la base. Pour pallier ce manque, nous avons d’ailleurs récemment bénéficié de plusieurs formations aux modules statistiques et administration, lesquelles se sont avérées très instructives !! On peut conseiller aux bibliothèques se lançant dans l’aventure Koha :
– d’avoir l’appui de son service informatique,
et/ou
– d’avoir des compétences en informatique documentaire dans le service
et/ou
– d’investir dans de la formation pour maîtriser l’outil. »

Montauban : « De belles améliorations ont perfectionné Koha depuis quelques années, nous avons commencé avec Koha alors que la modification d’exemplaires par lots n’existait pas à l’époque, il était relativement difficile d’accepter une « régression » de fonctionnalités d’un logiciel à l’autre… Mais les mises à jour se sont succédées et ont amélioré les performances et les fonctionnalités du logiciel et ont finalement conquis les professionnels. Nous attendons maintenant avec impatience l’acceptation par la communauté de la modification de notices par lot afin de pouvoir accéder à la dernière version….
Quant aux usagers, Koha a été dès le départ très bien accueilli par notre public dans la mesure ou l’OPAC de l’ancien logiciel n’était pas en full web et relativement austère. Aussi, l’OPAC en ligne et les fonctionnalités 2.0 ont ravi l’ensemble de nos utilisateurs. Depuis presque 1 an, nous avons un autre portail/OPAC. »

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Bambou : « Vous êtes pionniers dans l’utilisation de Koha couplé avec la technologie RFID. En êtes-vous satisfaite ?

Montauban : « En 2010, nous sommes passés à une automatisation intégrale des prêts via les automate de prêts RFID puis, en 2013, à la nouvelle médiathèque, nous avons automatisé l’intégralité des transactions de documents : prêts et retours. La période de rodage et d’acceptation est assez longue et nécessite un grand travail de médiation à ne pas négliger, auprès des équipes de professionnels mais surtout auprès des usagers. A ce jour, malgré les difficultés de réglages que nous avons eu sur le robot de tri des retours, les réajustements que nous avons dû faire en terme de gestion des flux d’usagers en périodes de pointe, nous sommes globalement satisfaits de ce fonctionnement, mais nous gardons à l’esprit qu’une machine ne peut complètement remplacer un être humain, que le bibliothécaire doit toujours pouvoir se rendre disponible pour accompagner l’usager dans l’utilisation de l’automate, bien que celle-ci soit de plus en plus intuitive… »

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Bambou : « Avez-vous des projets à venir sur d’autres briques logicielles (CMS, RFID, GED…) ? » 

Vitré : « La médiathèque se prépare au passage en RFID avec automates de prêts tout au long de cette année pour une ouverture avec le nouveau dispositif en fin d’année. Quant au CMS, c’est l’un de nos souhaits. En effet, nous utilisons aujourd’hui l’OPAC Koha comme site Internet et cela n’est vraiment pas satisfaisant, vous vous en doutez bien. Affaire à suivre … »

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Bambou : « Quelles évolutions (fonctionnelles et/ou techniques) attendriez-vous de Koha aujourd’hui ?  

Vitré : « Koha supporte la RFID mais un développement qui nous permettrait d’utiliser seulement Koha et non les interfaces logicielles d’un prestataire serait grandement apprécié ! »

Montauban : « La modification de notices par lots ! Elle nous permettra de changer de version et de bénéficier des nouveaux apports de la dernière version. »

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Bambou : « Envisagez-vous, à court ou moyen termes, de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ? »  

Vitré : « Je n’estime pas en avoir les compétences !!! Et pour l’instant le temps … Je suis avant tout bibliothécaire et pas une « technicienne ». J’ai encore besoin de « traductions » pour une partie du langage purement informatique de Koha ! Mais je ne désespère pas … ;). »

Montauban : « Oui bien sûr. Malheureusement comme beaucoup, le temps nous manque, notre contribution reste donc à ce jour à petit niveau… »

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Informations complémentaires sur les médiathèques de Montauban et Vitré

Montauban
Collections :

  • 100 000 documents (dont 6 000 DVD et 12 000 CD)
  • 8 ressources numériques en autoformation, VOD, à destination des enfants, de déficients visuels

Espace et services :

  • 3 niveaux + 1 niveau dédié aux expositions (320m²) axées sur l’art actuel et contemporain Des cours/initiations/formations en informatique, multimédia et jeux vidéo.
  • Un pôle jeux vidéo composé de 4 Playstations + 1 Wii
  • Un auditorium de 120 places
  • Un espace cafétéria
  • + Portail documentaire

Action culturelle : une offre d’actions à destination de tous les publics : contes, spectacles, concerts, ciné/concert, atelier tricot, atelier de lecture à voix haute, atelier d’écriture, tournois de jeux vidéo, stages, etc.

Equipement informatique :

  • 40 ordinateurs en pôle, dont une salle dédiée avec 10 PC et 2 Imac
  • Prêts/retours intégralement automatisés (RFID)
  • Wifi sur l’ensemble du bâtiment
  • 4 Ipads et 4 liseuses en consultation sur place

Activité :

  • Une moyenne de 34 400 prêts mensuels
  • Plus de 12 000 usagers inscrits utilisateurs de nos services

Personnel : 27 agents

En projet pour 2014 :
– Mise en circulation de 15 liseuses à destination du prêt.
– Mise en circulation de 10 tablettes Samsung en prêt.
– 3 ressources numériques supplémentaires, notamment offre presse en ligne et e-book
– Développement d’animation à partir d’un tableau interactif Smart.
– Projet « Fablab » avec mise en circulation d’une imprimante 3D et d’une machine à coudre programmée par ordinateur
– Elargissement du parc public avec la mise en service de prêts d’ordinateurs portables intra-muros.

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Vitré
Population desservie : 17 544 habitants
Bien que municipale, la médiathèque a cependant un rayonnement sur la communauté d’agglomération de Vitré-Communauté puisque 42% des emprunteurs actifs viennent des communes périphériques (37 communes pour 66 793 habitants à Vitré-communauté – DGF Vitré Communauté).
A noter : Depuis le 1er janvier 2014 la communauté d’agglomération s’est agrandie et est dorénavant composée de 46 communes pour 80 000 habitants.

Adhérents médiathèque :

  • 5 624 emprunteurs actifs
  • 130 collectivités actives

Personnel :
15 personnes salariées, dont deux postes non-permanents

Activités :

  • 323 152 transactions (prêts + renouvellements)
  • 104 155 entrées

Espace :

  • Surface totale de 1 500 m2 sur 2 étages :
    • un espace adulte et un espace multimédia (24 postes informatiques) au rez-de-chaussée
    • un espace jeunesse et un espace des arts à l’étage

Collections :

  • 134 244 notices gérées via le SIGB Koha
  • 100 241 documents (hors périodiques)
  • 190 abonnements à des périodiques
  • un catalogue web

Action culturelle :
– Médiathèque  labellisée « Pôle Borgès »
– « Rendez-Vous Livres » : rencontres mensuelles autour de sélections
– « Renc’art » : expositions régulières d’artistes amateurs locaux en Espace des Arts

Une page facebook

J’ai reçu un texto de la MIOP ! Merci Koha :)

koha logoToujours soucieuse d’offrir des services « aux petits oignons » à ses usagers, la MIOP a mis en production cette semaine, sous Koha, un nouveau workflow de communication auprès de ses adhérents emprunteurs, lequel workflow permet désormais de choisir les modes (sms et/ou email et/ou courrier imprimé), les formats et les contenus d’envoi des notifications.

Ces notifications sont activées dans les situations (paramétrables) suivantes  :

Alerte sur les prêts : 2 jours (J-2) avant la date de restitution d’un document, un SMS est automatiquement transmis à l’emprunteur, contenant le message suivant : « Cher(e) adhérent(e), nous vous informons que le prêt de vos documents arrive bientôt à échéance. La Médiathèque Ouest Provence »sms

Avis de retard (= 1ère relance) : 5 jours après (J+5) la date de restitution du document, l’adhérent retardataire reçoit un SMS + un email (ou seulement un email en l’absence d’un mobile, ou seulement un courrier postal en l’absence d’un mobile et d’un email) contenant le message suivant : « Bonjour, vous avez des documents en retard. Merci de les restituer au plus tôt afin de les rendre à nouveau disponibles pour les autres usagers. Cordialement »

Réservation* : dès qu’un document réservé est disponible (précisément en situation de « mis en attente de retrait ») pour le réservataire, celui-ci reçoit un SMS, contenant le message suivant : « Bonjour, le document que vous avez réservé est disponible. Vous disposez de 7 jours pour le retirer dans votre médiathèque. Cordialement »

*Pour rappel, la réservation s’effectue sur tous les documents du réseau (œuvres d’art comprises), que ceux-ci soient en rayon ou empruntés. Le réservataire peut également choisir son site (sur les 7 médiathèques que compte notre réseau) de retrait au moment de la réservation. Si le document doit être transféré d’un site à un autre, la livraison est effectuée en 24H à 48H

NB. En plus de la qualité du service offert, ce service augmentera mécaniquement la disponibilité des collections (moins de documents rendus en retard, réservations effectivement retirées), en même temps qu’il réduira sensiblement les frais postaux et de gestion générés par l’édition des 1ères relances.

Koha à SciencesPo Grenoble : retour d’expérience

Science-PoAvec le recul d’un projet à plusieurs étapes de déploiement du logiciel Koha à la bibliothèque de SciencesPo Grenoble, son directeur, Marc Sabin, a bien voulu se prêter au jeu habituel des questions-réponses sur Bambou et ainsi nous livrer son retour d’expérience.

Bambou : « Pourquoi la bibliothèque de Sciences-Po Grenoble a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »
Marc Sabin : « Nous avons depuis plusieurs années une culture d’usage de logiciels libres. Nos serveurs fonctionnent avec le système d’exploitation Linux, nos sites web avec Apache et nous utilisons des outils libres pour la gestion des études et de la scolarité (Cocktail) ou pour la publication (Spip, WordPress). Les postes clients sont équipés du navigateur Firefox, de la suite bureautique OpenOffice, etc.
Enfin, le centre de documentation de l’IEP est coproducteur de bases de données (mémoires, dossiers de presse, signalement de revues en ligne…) qui fonctionnent aussi avec des solutions libres.
En matière de SIGB pour une bibliothèque de l’enseignement supérieur, le choix de Koha nous semblait une évidence car il permet la gestion des notices Marc, il est compatible avec le Sudoc.

Pourquoi changer de SIGB ? Nous avions 3 catalogues :
– AbsysNet pour les ouvrages, les commandes, les prêts, les relances… géré par le SICD2
– EOS-Web pour les périodiques, les abonnements, le bulletinage, les accès aux revues numériques. Ce logiciel était utilisé depuis plus de 10 ans, puisque à l’époque Absys ne permettait pas d’effectuer ces opérations.
– un catalogue local, notre registre des mémoires et thèses déposés à la bibliothèque. Outre les informations bibliographiques, ce registre est un outil de gestion du dépôt obligatoire des mémoires. Il contient donc les PV des jury, les fiches d’autorisation de diffusion signées par l’étudiant, le quitus remis lors de la remise du diplôme, etc.

De fait, nous avions trois portes d’accès, selon les documents recherchés. La priorité du changement d’outil était de proposer un point d’accès unique, pour tout document présent (E-book, revues en ligne, documents imprimés) et à venir (podcast, vidéo…).

Au quotidien, notre SIGB était limité : Nous ne pouvions pas éditer de liste des nouveautés, ni permettre d’enregistrer directement les notices qui intéressent les lecteurs dans des outils tels que Zotero, EndNote.
Nous avons identifié un grand nombre de limites telles que :
– pas de lien permanent, pérenne vers une notice (indispensable pour établir un rebond depuis une bibliographie, une citation),
– pas de rebond vers d’autres résultats dans d’autres bibliothèques ni vers les versions en ligne des documents,
– pas de possibilité de faire des suggestions en ligne, des demandes de réservations en ligne des documents en magasins …

L’OPAC était très basique et ne proposait pas les informations que l’on trouve sur les sites des libraires, des éditeurs (résumé, couverture, commentaires…). Or notre public est majoritairement composé d’étudiant(e)s, habitués à consulter des sites plus modernes, plus riches et ergonomiques. Il nous fallait donc un SIGB plus récent, plus paramétrable, plus personnalisable.
De fait, le choix s’est rapidement porté vers Koha. Le logiciel est très évolutif (une nouvelle version est proposée tous les 6 mois !) et s’est implanté rapidement dans de nombreuses bibliothèques (municipales, universitaires…) de la région Rhône-Alpes.
Comme ce logiciel est libre, il est donc possible de le faire évoluer pour qu’il s’adapte à nos besoins. Nous pouvions également bénéficier des améliorations apportées par d’autres bibliothèques, notamment celles des universités de Lyon et Saint-Etienne. »

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Bambou : « Comment s’est passée l’intégration du logiciel au sein de votre structure (en termes technique, organisationnel…) ? »

Marc Sabin : « Nous avons effectué une première phase de tests de Koha début 2009, pour apprendre à réaliser toutes les opérations quotidiennes et mettre en place les nouveaux services que nous voulions proposer. Nous avons été accompagné par Biblibre pour les paramétrages et la formation des collègues.

Ensuite, nous devions évaluer la faisabilité et l’intérêt de passer à Koha, car cela impliquait de sortir du réseau des bibliothèques du SICD2. L’objectif était d’être site pilote, pour valider ou non cette migration d’AbsysNet vers Koha.Koha
Mais au cours de l’année 2009/2010 plusieurs événements ont précipité cette migration. Le cadre institutionnel a changé et la direction de SciencesPo Grenoble a donc décidé de passer à Koha fin 2009 après une période d’essai concluante.

Nous devions migrer en urgence. Tout est allé très vite, ce qui a nécessité un très forte implication de l’ensemble de l’équipe, un gros investissement personnel. Au final, la migration s’est effectuée en à peine 12 mois.
Nous avions programmé 3 étapes :

– Octobre-décembre 2009 : Reprise des données des périodiques, création des abonnements, bulletinage dans Koha, pour ne plus travailler dans EosWeb (et ne plus renouveler notre abonnement à ce service qui nous coutait à lui seul, autant que l’hébergement complet de Koha, soit environ 5.000 euros). L’Abes nous a mis à disposition toutes nos notices bibliographiques fin décembre 2009.
– Janvier-avril 2010 : Création des budgets, des fournisseurs et début des commandes des nouveautés dans Koha. En même temps, reprise des données d’exemplaires des ouvrages en libre accès. Nous avons « kohaté » les livres en libre accès : associer la notice bibliographique à son exemplaire dans Koha (son code à barre, son type de document, sa politique de prêt).
– Avril 2010 : Les 40 000 documents en libre accès étaient dans Koha, nous avons « ouvert » l’OPAC à nos lecteurs et commencé les transactions dans Koha. Jusqu’en juin 2010, les retours étaient enregistrés dans AbsysNet, les prêts dans Koha.
– Mai 2010-décembre 2011 : Nous avons alors commencé à traiter les exemplaires en magasins, afin de les enregistrer dans Koha (suite de la « kohatisation » des 80 000 livres en magasins).

A la rentrée 2011, l’essentiel était fait. Nous avons alors pu « reprendre une activité normale » après 18 mois de migration éprouvante. A la fin de l’année 2011, nous avions versé les notices des mémoires et thèses dans Koha. Les 3 catalogues ne faisaient plus qu’un. »

………

Bambou : « Quelles sont vos premières évaluations sur le fonctionnement du logiciel ? Avez-vous des retours de la part de vos utilisateurs (professionnels comme usagers) ? »

Marc Sabin : « Au regard de nos objectifs initiaux, le bilan est extrêmement positif. Pour l’équipe, nous avons pu mettre en œuvre dans un temps record un nouvel OPAC, gagner du temps sur nos opérations métiers en ne travaillant que dans un seul catalogue. Nous avions la maîtrise de nos politiques de prêts, qui étaient ainsi adaptées à nos besoins (pour les fonds spécifique de la recherche, de la préparation ENA).

Pour les lecteurs, l’aspect le plus visible était l’OPAC enrichi avec des fonctionnalités Web 2.0 et de nouveaux services : affichage des couvertures des documents, rebond vers les accès en ligne, vers le Sudoc ou d’autres bibliothèques…

C’était aussi l’occasion d’avoir une meilleure communication : lettres de rappel personnalisées par mail, affichage de message pour les bibliothécaires directement dans le compte lecteur.
Surtout, nous pouvions proposer une seule interface, complètement intégrée dans le site web de SciencesPo Grenoble.
Au cours des années 2011-2013, nous avons mis en place de nouveaux services : alerte mail de l’échéance de retour d’un document, suggestions d’achat, réservations des documents…

Les retours des lecteurs (étudiants, enseignants) étaient très positifs à chaque étape, ce qui nous permettait de garder le cap et de tenir le rythme. Nous avons également reçu des retours très positifs de collègues qui travaillaient encore avec AbsysNet.

Pour clore l’aventure, fin 2012, nous avons effectué une mise à jour (passage de la version 3.2 à la 3.8). L’aspect le plus visible concerne l’augmentation du nombre d’images de couverture de livres disponibles et l’ajout d’images locales pour les mémoires, les thèses et les périodiques. »

……….

Bambou : « Quelles évolutions (fonctionnelles ou techniques) attendez-vous de Koha sur les court et moyen termes ? »

Marc Sabin : « Plusieurs demandes d’amélioration ou de corrections sont en attentes ou sont déjà intégrés dans la version 3.12. Nous en bénéficierons lors de notre prochaine mise à jour.

Il reste quelques points à améliorer, comme l’indexation, les facettes, ou encore pouvoir ajouter plus d’informations dans nos notices (extrait sonore d’une conférence, bande annonce d’un film disponible en DVD etc). »

……….

Bambou : « Vous êtes un membre actif au sein de la communauté Koha. Pouvez-vous nous parler de votre contribution ? »

Marc Sabin : « Jusqu’en 2011, notre activité était mineure, on commençait juste à maitriser Koha !
Elle se résumait à la participation aux listes de diffusion, au Symposium et à ouvrir des « tickets » pour des demandes de corrections ou des améliorations. Nous n’avions pas réellement (pris) le temps de contribuer …
Depuis 2012, c’est devenu un objectif pour le Centre de documentation. Nous souhaitons pouvoir faire partager notre expérience. Nous avons commencé à communiquer autour de Koha, puis à travailler sur les « bacs à sable » pour tester des patches, nous étions au Hackfest à Marseille, nous avons participé à la traduction en français de la 3.12 …

Nous avons également participé à la conception d’un webservice entre Koha et Mir@bel (une base de connaissance sur les accès en ligne des revues). Mir@bel est un réseau documentaire qui assure une veille sur le signalement des accès en ligne des revues. Les données de la base sont versées dans Koha pour les partenaires du réseau. »

…………………..

Infos sur la bibliothèque de SciencePo Grenoble :
Créé en 1948, SciencesPo Grenoble est l’un des 9 Institut d’Etudes Politiques (IEP) de France, placé sous l’égide de la Fondation Nationale de Science Politique (FNSP).
Le Centre de documentation compte 18 personnes permanentes, organisé en 2 départements : Collections et Lecteurs. Le budget annuel est d’environ 500.000 euros.

Collection :

  • 120 000 ouvrages (environ 5000 nouveautés par an)
  • 1600 périodiques (dont 800 titres morts)
  • 8000 mémoires et thèses numérisés…

Espace :

  • La bibliothèque offre 180 places pour les lecteurs et propose environ 40 000 ouvrages en libre accès.
  • Environ 1000 m2 pour les lecteurs et les magasins.

Services :

  • 1 salle informatique dédiée à la recherche documentaire
  • 25 postes dédiés à la consultation des ressources documentaires
  • 100 heures de formations par an
  • Dépôt électronique obligatoire des mémoires des étudiants (200 par an)
  • Production de bases de données Mir@bel, Sign@l, Dossiers de coupures de presse …

Publics :

  • 1700 lecteurs actifs dont 150 enseignants chercheurs.
  • 120 000 visites et 50 000 prêts par an.

…………..

Voir les autres retours d’expérience d’utilisation de Koha

Koha à la bibliothèque du Saulchoir : retour d’expérience

Quelques mois après le déploiement de Koha à la bibliothèque du Saulchoir (Paris 13ème), Isabelle Séruzier*, chef de projet » Conversion rétrospective » et responsable de l’informatique documentaire, a bien voulu se prêter à notre jeu des questions-réponses et ainsi nous livrer son premier retour d’expérience.

Bambou : « Pourquoi la bibliothèque du Saulchoir a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »
Isabelle Séruzier : « La bibliothèque du Saulchoir vient déjà du monde du « Libre ». Elle s ‘est informatisée en 1998 avec CDS/ISIS, logiciel distribué gratuitement par l’UNESCO
Elle a dû abandonner CDSisis qui ne gérait pas l’unicode, ne fonctionnait plus sur des postes en 64 bits et surtout n’était pas complètement UNIMARC (pas de gestion du label, non répétitivité des sous-champs …)
Cette première et unique expérience d’un logiciel libre nous a permis de définir les critères de choix du nouveau logiciel
– normalisé
– peu coûteux en mise en place et en maintenance
– libre et open source, pour ne pas dépendre d’une société pouvant à tout moment cesser le développement du produit, augmenter le coût de la maintenance ou l’interrompre, arrêter son activité
– implanté dans de nombreux sites et reposant sur une large communauté d’utilisateurs pour en garantir l’évolution et la pérennité
– pouvant être mis en place et maintenu par différents prestataires pour ne pas être tributaires d’un prestataire unique
Après avoir examiné différents logiciels libres (ABCD, J-ISIS, PMB), c’est Koha qui nous a paru correspondre le mieux à nos exigences. »

Bambou : « Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ? »
Isabelle Séruzier : « Le passage à Koha comportait 2 volets, gérés très professionnellement et efficacement par Frédéric Demians (société Tamil)
– La migration des 70 000 notices saisies sous Isis
– La mise en place du logiciel dans la bibliothèque (modules catalogage, registre d’entrée des lecteurs et bulletinage) avec un choix tout à distance chez Tamil (hébergement, maintenance,  mises à jour et sauvegardes)
Pour la migration des notices, nous avons travaillé environ 6 mois sur une base test pour régler tous les problèmes de conversion des caractères accentués, faire migrer les données dans les sous champs appropriés et récupérer nos données locales.
Le passage en production fut très rapide. Il a consisté en une journée de formation du bibliothécaire administrateur, qui a pu ensuite former le personnel à la saisie. La bascule de CDS/ISIS vers Koha s’est ainsi faite du jour au lendemain. »

Bambou : « Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ? Avez-vous des premiers retours de vos utilisateurs ? »
Isabelle Séruzier : « Les catalogueurs ont vite adopté de nouvelles habitudes de travail. Ils apprécient la simplicité d’utilisation de Koha, ses fonctionnalités (champs préremplis, plugins, dérivation de notices…), son caractère intuitif et sa convivialité.

L’administrateur apprécie d’avoir la main sur la page d’accueil de l’OPAC (pour y insérer les nouvelles de la bibliothèque, ajouter des liens…), de pouvoir ouvrir plusieurs instances de Koha (ce qui facilite la gestion du catalogue).
Les utilisateurs sont satisfaits d’avoir un catalogue en ligne à jour, qui contient tous les types de documents et dont l’interrogation est simple.
Les points faibles du logiciel sont pour nous la question des rapports et statistiques, complexes à maîtriser et indispensables pour nos rapports d’activité.
Difficile de faire des statistiques annuelles des nouveaux inscrits, des réinscriptions, d’établir les domaines de recherche de nos lecteurs, les diplômes préparés… »

Bambou : « Quels impacts ce choix logiciel a-t-il ou aura-t-il selon vous, notamment sur le plan de votre organisation, de vos choix stratégiques informatiques ? »
Isabelle Séruzier : « Nous avons trop peu de recul pour en avoir une vision claire.
Nous pouvons déjà dire que l’interopérabilité de Koha nous permet d’envisager :
– la collaboration avec d’autres bibliothèques dominicaines ce qui signifie une réduction des coûts de fonctionnement
– une participation simplifiée à des catalogues collectifs, améliorant notre visibilité

Bambou : « Quelles évolutions (fonctionnelles et/ou techniques) attendez-vous de Koha ? »
Isabelle Séruzier : « Nous attendons de Koha qu’il suive les évolutions des normes et de la technologie, garantie de cette interopérabilité qui nous parait fondamentale.
Concernant les améliorations pratiques, un affichage des résultats de recherche où l’affichage détaillé s’ouvrirait sous la notice abrégée serait plus confortable. Le mode d’indexation des données est parfois surprenant et sans rapport avec les mots recherchés. »

Bambou : « Envisagez-vous, à court ou moyen termes, de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ? »
Isabelle Séruzier : « Nous l’envisageons à moyen terme, quand sera achevé le chantier de la rétro-conversion.
Nous adhérons à l’esprit du Libre et sommes conscients que l’implication des utilisateurs est essentielle pour qu’il vive et se développe. »

Présentation de la bibliothèque du Saulchoir
Située dans le 13e arrondissement de Paris, elle est en France l’une des plus importantes bibliothèques privées et l’une des meilleures bibliothèques de sciences religieuses et d’histoire de la pensée médiévale.

Description des collections :

  • 250 000 monographies
  • 18 000 brochures, tirés à part
  • 6 700 titres de périodiques dont environ 400 vivants

Ce qui fait la richesse de la Bibliothèque du Saulchoir, c’est qu’elle est véritablement une « collection » documentaire qui, depuis sa fondation, est animée par l’esprit de l’Ordre des Prêcheurs : exigence scientifique, cohérence du fonds, refus total de toutes censures, reconstitution d’un fonds patrimonial (incunables, Renaissances, etc. livres anciens et livres précieux)
Son implantation, à Paris (depuis 1973), a un peu modifié l’ampleur de ses acquisitions, en particulier dans le domaine des sciences bibliques en raison de la présence de la BOSEB (Bibliothèque Œcuménique et Scientifique d’Etudes Bibliques de l’Institut catholique de Paris), mais même dans ce domaine, elle a toujours entretenu des grandes collections et son fonds ancien permet les travaux d’histoire de l’exégèse biblique.

Elle a aussi réuni un fonds spécialisé :

  • Une collection d’estampes populaires (en particulier d’histoire politique française de la fin du XIXème siècle,) de gravures et de dessins (l’œuvre du Père Besson, peintre dominicain décédé en 1861, inventaire de 1.500 pièces)
  • Quelques collection rares comme les 150 gravures de Dimitri Varbanesco, (l’un des membres de la deuxième école de Paris, à côté de Manessier, Le Moal, Bertholle, Etienne Martin, Elvire Jan, etc…)

Services
Elle offre 60 places assises en salle de lecture équipée d’un accès wifi, est ouverte au public 36 h par semaine et s’adresse à un public de religieux, étudiants, universitaires, chercheurs.
Les livres, titres de périodiques, brochures et tirés à part sont tous présents dans le catalogue.
Les notices de dépouillements des ouvrages collectifs, et des recueils factices seront intégrées fin 2013
Le financement de ce projet a été entièrement pris en charge par la Bibliothèque Nationale de France et la Fondation américaine Caritas Veritatis.

Adoption de Koha en mai 2011
– a permis la mise en ligne de l’intégralité du catalogue
– a permis d’intégrer le catalogue de la Commission Léonine et permettra d’intégrer celui de la bibliothèque du Centre d’études œcuméniques Istina dont l’informatisation est imminente
*

iseruzier@bibliothèquedusaulchoir.org

Les actes du symposium Koha 2012

Les communications du symposium Koha 2012, réalisées les 14 et 15 mai derniers sur le site de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations, sont d’ores et déjà accessibles en ligne ICI, après celles de 2011 (Lyon 2) et 2010 (MIOP).

Une belle occasion pour remercier nos collègues « hôtes » de la BULAC qui ont su ainsi accueillir, dans des conditions fort conviviales (avec un souvenir particulièrement ému du buffet libanais…), les 140 participants à ces rencontres.

Et rendez-vous en 2013 !

Koha à la BULAC : retour d’expérience

Quelques jours avant l’ouverture du symposium Koha (cru 2012), organisé par la BULAC (Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations), Bambou saisit l’occasion d’interroger Corinne Hayet*, chef de projet Koha, pour un retour d’expérience d’intégration du logiciel Koha au sein de son réseau documentaire.

Bambou : « Pourquoi la BULAC a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »

C.Hayet : « La BULAC a choisi de passer à un logiciel libre parce qu’elle ne trouvait pas de SIGB propriétaire disposant des fonctionnalités nécessaires à son module de communication. L’appel d’offre qu’elle a lancé en 2007 à ce sujet a d’ailleurs été déclaré infructueux, faute de réponse de la part des fournisseurs.
Le choix s’est porté sur Koha parce que c’est un logiciel nativement UTF8 (base de données). De plus, une étude réalisée par la société BibLibre en 2008 à la demande de la BULAC a montré que le passage à un logiciel libre, y compris avec des développements, ne coûterait pas plus cher à long terme qu’un SIGB propriétaire.
L’utilisation du logiciel libre est aussi une politique volontariste de la BULAC qui a recours aux logiciels libres dès que c’est possible : développement en 2009 d’un logiciel libre pour le déménagement et la gestion de l’implantation des documents dans ses magasins (OLIMP), outils de gestion interne (eGroupware, Cocktail, GLPI), équipement des postes professionnels avec Libre Office, postes publics de consultation sous Ubuntu et XBMC pour l’audiovisuel, bibliothèque numérique sous Omeka. »

……….
Bambou : « Vous avez financé des développements spécifiques pour adapter Koha à votre contexte. Quelles sont ces fonctionnalités ? »

C.Hayet : « Les développements réalisés ont donc principalement portés sur la création d’un module « communication » et d’un module « entrées et magasinage », sur l’amélioration de certaines fonctionnalités déjà existantes dans Koha (chargeur SUDOC, impression et exports avec utilisation de Jasper Report) ainsi que sur l’interfaçage avec les « briques » existantes ou non du SI (WebServices).
L’accent a ainsi été mis sur la réalisation d’un « SIGB intelligent » adapté au bâtiment et s’interfaçant avec des « briques » logicielles déjà en place ou prévues dans le futur système d’information (OLIMP pour la gestion dynamique des magasins, système de contrôle d’accès, allumage des voyants sur les tables de consultation, réservation d’espaces). »

………..
Bambou : « Comment s’est passée l’intégration du logiciel au sein de votre réseau (en termes technique, organisationnel…) ? »

C.Hayet : « La migration vers le SIGB Koha s’est traduite par la mise en place d’une structure projet (comité de pilotage, équipe de projet, groupes de travail, référentiel documentaire). Elle s’est faite parallèlement au transfert des collections et à l’emménagement dans un nouveau bâtiment.
Les développements ont été effectués par la société Progilone ou en interne (chargeur SUDOC, OPAC). La version de Koha à partir de laquelle ces développements ont été faits est la 3.02.00.004.
Ils ont été en priorité réalisés dans le code source de Koha (PERL). Toutefois, les fonctionnalités hors périmètre d’un SIGB classique ou pouvant être exécutées en local sur les postes professionnels ont été développées sur une technologie JAVA et intégrés visuellement dans l’interface de Koha.
La mise en production s’est faite de manière échelonnée en fonction des impératifs de service et d’installation dans le nouveau bâtiment : chargeur SUDOC, OPAC, recherche professionnelle, catalogage et bulletinage en mars 2011, acquisitions en novembre 2011, communication et magasinage-entrées entre décembre 2011 et janvier 2012. »

………..
Bambou : « Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ? » Avez-vous des premiers retours de la part de vos utilisateurs (professionnels comme usagers)? »

C.Hayet : « Il s’agit d’un logiciel assez facile de prise en main et d’ergonomie. Les difficultés rencontrées tenaient moins à la prise en main de l’outil, qu’à l’appropriation de nouvelles procédures (communication, catalogage et exemplarisation, acquisitions) et d’un nouveau bâtiment. Un effort tout particulier a été porté à la formation, réalisée en interne par des formateurs-référents. »

………..
Bambou : « Quelles évolutions (fonctionnelles ou techniques) attendez-vous de Koha sur les courts et moyens termes ? »

C.Hayet : « Les principales évolutions attendues sont celles concernant les modules « acquisitions » et « périodiques ». Ce sont là les deux « points faibles » de Koha. Nous attendons d’ailleurs avec impatience de voir les développements qui ont été réalisés à ce sujet dans la version 3.8.
Nous attendons aussi un changement sur le moteur d’indexation qui peut présenter actuellement certaines faiblesses et étudions un passage à SOLR qui permettrait à terme la mise en place d’un outil de découverte. »

………..
Bambou : « Envisagez-vous de poursuivre votre action de contributeur au sein de la communauté Koha ? »

C.Hayet : « Oui, l’une de mes tâches prioritaires dans les prochains mois va être de mettre à disposition de la communauté les développements réalisés dans le cadre de notre marché. Nous savons que la fonctionnalité de pré-inscription, notamment, est déjà très attendue par d’autres établissements.
Nous réfléchissons également à poursuivre nos développement avec un module « conservation » pour la gestion des trains de reliure. »

*corinne.hayet@bulac.fr

en complément de l’entretien, voir la fiche-synthèse du projet Koha à la BULAC

quelques infos sur la BULAC :

  • Surfaces :
    • Magasins -> 5000 m²
    • 3 salles de lecture -> 5000m²
  • Lecteurs -> 7500 (au 27 avril 2012)
  • Volume total -> 1,5 millions, dont 200 000 en libre-accès
  • Communication :
    • Prêts -> 1500 prêts pour semaine
    • demandes de communication -> 1000 demandes par semaine
  • Ouverture du lundi au samedi de 10h à 22h.

De PMB à Koha : retour d’expérience de la BU de l’ICT

Bambou poursuit ses consultations auprès des utilisateurs du logiciel libre Koha en relatant cette fois-ci un cas un peu plus singulier puisqu’il s’agit là, non pas d’une migration d’un logiciel propriétaire vers Koha, mais de celle d’un logiciel libre (PMB) vers Koha (lequel, rappelons-le, est libre ET communautaire). On remercie donc Magali Hurtrel Pizarro, conservateur de la Bibliothèque Universitaire de l’Institut catholique de Toulouse, de nous livrer ce retour d’expérience, quelques mois seulement après la mise en service de Koha au sein de son établissement.

Bambou : « Pourquoi la Bibliothèque universitaire de l’Institut catholique de Toulouse a-t-elle fait le choix de changer de logiciel libre en passant de PMB à Koha ? »

Magali Hurtrel Pizarro : « Le choix de migrer de PMB à Koha a été principalement motivé par notre souhait de rejoindre le réseau du Sudoc. Ce passage de l’un à l’autre était un pré-requis dans la mesure où le logiciel PMB n’était pas pourvu d’une passerelle d’échange Sudoc-SIGB et que nous ne pouvions envisager d’en financer le développement. Les retours d’expérience positifs de structures documentaires universitaires, notamment du sud-est de la France, ou de l’Institut des sciences de l’homme, à qui je renouvelle mes remerciements pour leur disponibilité, nous ont permis de confirmer notre choix avec sérénité. Le choix du passage de PMB à Koha a facilité également notre connexion au portail Origène, meta-catalogue des bibliothèques des 5 instituts et universités catholiques françaises (http://origene.univ-cathofrance.fr/)

Principaux critères (entre autres) vus comme apportant une valeur ajoutée :

  • une meilleure gestion du format UNIMARC et des autorités matières RAMEAU
  • une gestion des liens pour signaler les filiations des ressources continues
  • une valorisation des nouveautés par le biais d’une requête pérenne (tag de notices). »

……….

Bambou : « Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ? »

Magali Hurtrel Pizarro : « L’intégration réalisée en 2011 par la société TAMIL s’est très bien passée.En quelques mots, le projet s’est déroulé sur un an environ, de la rédaction du cahier des charges au choix du prestataire qui allait nous accompagner dans ce changement d’envergure, à la migration des données, et enfin à la mise en ligne de la nouvelle interface du catalogue « aux couleurs » de notre bibliothèque.

En termes techniques, les plus grandes difficultés semblent avoir été la récupération des notices « filles », propres à PMB et les bulletins de périodiques qui sont devenus des notices d’articles, interrogeables aujourd’hui par mot du titre.

En termes de fonctionnalités, ce projet a sollicité beaucoup d’ingéniosité de la part de Frédéric Demians (Tamil) pour répondre au plus près à nos attentes. Les liens de filiation entre notices de périodiques, notamment, est une grande réussite, particulièrement appréciée de nos lecteurs. Les transferts réguliers du Sudoc vers Koha sont opérationnels et nous avons réalisé la première partie de la localisation automatique de nos données (issues de PMB) dans le Sudoc.

En terme organisationnel, et dans la dynamique de deux déploiements simultanés, presque trois (Koha, Sudoc et Origène), nous ne pouvons que nous réjouir du chemin parcouru (à titre indicatif, la première informatisation de la bibliothèque de l’ICT date de 2005 avec PMB).

Cela a été un réel travail d’équipe ! De nouveau, un grand merci à Frédéric Demians (Tamil), l’équipe de l’ABES et aux bibliothèques de l’UDESCA« .

……….
Bambou : « Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ? » Avez-vous des retours de vos utilisateurs ?

Magali Hurtrel Pizarro : « Nous sommes ainsi que nos utilisateurs globalement très contents. Une enquête de satisfaction portant notamment sur cette récente évolution sera prochainement distribuée à nos lecteurs. Nous aurons alors plus d’éléments de réponse.

Concernant les fonctionnalités prévues pour les utilisateurs, tout n’est pas encore finalisé. Nous pensons particulièrement au compte-lecteur que nous espérons mettre à disposition de nos étudiants et enseignants à partir de septembre prochain (en lien avec l’annuaire LDAP de l’établissement, en cours de déploiement)« .

……….
Bambou : « Quelles évolutions attendez-vous de Koha sur les court et moyen termes ?

Magali Hurtrel Pizarro : « Il nous manque un peu de recul pour véritablement nous projeter pour le moment, surtout dans un contexte de réflexion intense sur le web sémantique.Néanmoins, il semble que certains liens pourraient être développés (par exemple, entre les différents supports : texte imprimé et document numérique). Les fonctionnalités de recherche en OPAC pourraient aussi être améliorées, notamment concernant les autorités matière (termes « employé pour », etc. / « commence par » au lieu de « contient » seulement). A méditer donc… ».

……….
Bambou : « Envisagez-vous de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ? »

Magali Hurtrel Pizarro : « Oui, pour le bien commun, dans la mesure de nos moyens, bien sûr ! ».

……….

Quelques infos sur la BU de l’ICT

sa mission : répondre aux attentes de la communauté universitaire de l’ICT non seulement en matière de documentation mais aussi en terme de méthodologie de recherche.

sa collection :

  • 20 000 volumes en libre-accès, 250 000 ouvrages en magasin consultables sur demande, ainsi que 300 titres de revues, reflétant les domaines d’enseignement de l’I.C.T.
  • une collection patrimoniale évaluée à 25 000 volumes qui présente des trésors tels le Livre des Rois, quelques incunables et autres fonds essentiellement religieux.
  • le fonds du Centre d’Etudes Africaine, Arabe et Asiatique qui comprend de nombreux ouvrages dans les domaines des missions, de la théologie et de l’anthropologie culturelle.
  • 5000 prêts / an

ses services :

  • Aide à la recherche et orientation du lecteur
  • Postes informatiques dédiés à la recherche documentaire
  • Accès WIFI et Internet
  • Photocopieuse et impression de vos résultats de recherche à partir des ordinateurs de la B.U. (vente de la carte à la B.U)
  • Prêt entre bibliothèques (PEB)

ses publics : 2000 étudiants environ

 

le symposium Koha 2012 à la BULAC

Après la MIOP en 2010 et Lyon 2 en 2011, c’est au tour de la BULAC d’organiser le symposium Koha. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire (et ce, jusqu’au 6 mai prochain) à ces 2 journées qui se dérouleront les 14 et 15 mai sur le site de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations.

Au menu :

Lundi 14 mai 2012

  • 13h30 : Accueil général

  • 14h-17h30 : Ateliers

A. Cycle « débutants » : découverte du logiciel, mise en place d’un projet Koha

NB. Nombre de participants limité à 40.

  • 14h-14h45 : Présentation générale du SIGB KohaPascale Nalon et Jérôme Pouchol (association Kohala)
  • 14h45-16h15 : Retours d’expérienceLa parole sera donnée à 4 structures de type et de tailles différentes qui viennent de mettre en place un projet Koha.
  • 16h30-17h15 : Ateliers « bac à sable » – découverte en libre-service de Koha ; présentation par Paul Poulain.

B. Cycle « utilisateurs »: de nouvelles fonctionnalités développées pour Koha

  • 14h-15h30 : Développements du module d’acquistion Koha. Sonia Bouis (BU Lyon-3)
  • 17h15-18h : Koha à l’heure du RDA

Rencontre de prestataires autour de l’adaptation du SIGB Koha aux nouvelles normes catalographiques. Animation : Pascale Nalon (Bibliothèque de l’Ecole des Mînes-ParisTech). Liste des participants en cours.

  • 18h30 : Assemblée générale de l’association Kohala.

Mardi 15 mai 2012

  • 9h-9h30 : Visite facultative de la BULAC
  • 9h30-12h30 : Ateliers optionnels

Pendant toute la matinée, l’atelier « bac à sable » est en accès-libre.

A. « Install-Party » Koha

B. Ateliers à la carte

  • 9h30-11h30 : Module de bulletinage. Olivier Crouzet (BU Lyon-3)
  • 9h30-11h30 : Module de communication d’ouvrages en magasin. Émile Page (BULAC)
  • 11h45-12h30 : Intégration de Koha et de Babelthèque. Michel Étienne (Carré d’Art,ville de Nîmes) ; Jérôme Pouchol (Médiathèque Intercommunale Ouest-Provence).
  • 11h45-12h30 : Des versions mobiles pour Koha. Intervenant à confirmer. NB : atelier limité à 40 participants. 

12h30-14h : Buffet offert aux participants

14h-17h30 : Session plénière

  • 14h-15h : Démonstration de la version 3.8Futures from Koha (intégration SOLR, PostgreSql). Paul Poulain (Biblibre, release manager de la version 3.8).
  • 15h15-17h15 : Table-ronde. La question des montée de version et des intégrations de la version communautaire. Animation : Philippe Chabanon (Kohala). Participants : Pierre Angot (BU de Limoges), Sonia Bouis (BU Lyon-3), Claire Hernandez (Biblibre). Sous réserve : société Progilone, Bibliothèque francophone multimédia de Limoges.
  • 17h15-17h30 : Conclusions du symposium par l’association Kohala.

le release manager de Koha 3.8 répond à Bambou

Paul Poulain*, nouveau release manager du SIGB Koha (version 3.8), et également co-fondateur de la société BibLibre, a bien voulu nous éclairer sur le mode de gouvernance qui structure et anime désormais la communauté internationale des développeurs du logiciel libre Koha

Bambou : « Vous êtes actuellement le release manager de la version 3.8 communautaire de Koha. Pouvez-vous nous préciser en quoi consiste cette fonction ? »

Paul Poulain : « La communauté Koha rassemble des contributeurs des quatre coins du monde. Un travail de coordination est donc nécessaire pour que les contributions s’assemblent de la manière la plus harmonieuse possible. Afin qu’un nouveau contributeur puisse identifier « qui fait quoi », un certain nombre de responsabilités doivent être nominatives. Parmi celles-ci :

  • le Release Manager = il est responsable de la coordination des travaux en vue du développement de la version du logiciel qui sera diffusée à la prochaine publication. Depuis 18 mois, notre cycle de publication est basé sur le principe « Time Based Release », c’est à dire 1 publication tous les 6 mois (fin avril et fin octobre). Le contenu de la publication n’est donc pas défini à l’avance : ce qui est prêt est publié. Ce qui ne l’est pas est repoussé au cycle suivant. C’est justement le rôle du Release Manager de coordonner et trancher en cas de difficulté.
  • le Release Maintainer = il est responsable de la maintenance de la dernière version stable publiée (à ce jour, la version 3.6)
  • le QA manager = il est chargé de définir et contrôler la qualité technique du code qui « rentre » dans l’application. Ce rôle est très important même si invisible, car c’est grâce à la QA que l’application reste « lisible » et « maintenable ». Le QAM est assisté de QA Assistants, qui l’aident dans sa tache de contrôle.
  • Dans les autres responsabilités, citons le « documentation manager » (responsable de la documentation -en anglais-) le « translation manager » (responsable du site sur lequel sont faites les traductions) et le « packaging manager » (responsable de la fabrication et publication des « paquets » Koha pour différentes distributions de Linux -à commencer par Debian-) »

Bambou : « Comment êtes-vous désigné et par qui ? »

Paul Poulain : « Généralement 2 mois avant une release, une page de wiki est ouverte par quelqu’un (n’importe qui), pour demander « qui est candidat à quel rôle pour la prochaine version? ». Pour la prochaine version, la page est visible ici. N’importe qui peut être candidat et, s’il y a plusieurs candidats, un vote est organisé. Il n’y a eu que très rarement besoin d’un vote jusqu’à présent. En effet, ces différentes responsabilités ne sont pas des sinécures, elles demandent beaucoup d’investissement, et ne rapportent rien, sauf des complications dans son quotidien !
Pour la prochaine version (baptisée 3.10 pour l’instant), vous pourrez constater que nous avons encore plusieurs postes vacants, dont celui de QA Manager, le précédent QAM ne souhaitant pas poursuivre.
Pour ce qui me concerne, j’ai postulé pour rester Release Manager parce que j’estime qu’un seul cycle de 6 mois, c’est trop peu. Je me porterai peut-être volontaire pour un 3eme cycle dans 6 mois, mais ce n’est pas sûr, et en tous cas sûrement pas pour un 4eme ! Pour l’instant, j’ai encore de nombreuses idées que je souhaite mettre en place. »

Bambou : « Quel temps consacrez-vous à cette activité ? »

Paul Poulain : « Lorsque j’ai posé ma candidature, nous (la direction de BibLibre) avions convenu que j’y passerai un mi-temps. Dans les faits, j’y consacre un peu plus qu’un mi-temps. Et je ne travaille pas que 35H par semaine. Par contre, je réussis à préserver mes week-ends de manière très stricte et j’y passe quelques soirées, mais j’évite que ce soit fréquent. Le travail possible est tellement important que 2 personnes pourraient y consacrer un plein temps sans difficulté ! »

Bambou : « Quels sont les critères d’acceptation ou de refus d’un patch soumis par les développeurs ? »

Paul Poulain : « Pour être inclus dans Koha, un « patch » (= des lignes de code source qui corrigent un bug ou ajoutent une fonctionnalité) doit passer plusieurs étapes:

  • être soumis via la plateforme, avec un formalisme décrit sur notre wiki communautaire
  • être testé par une tierce personne du point de vue fonctionnel. Lorsqu’un testeur (n’importe qui, il n’y a pas besoin de s’inscrire pour ce faire) a testé le patch et constaté qu’il règle bien le problème décrit ou ajoute la fonctionnalité annoncée va « signer » le patch, toujours sur la plateforme
  • être passé au tamis de la QA. la personne de l’équipe de QA qui va regarder le patch va vérifier s’il respecte nos règles de développement, notamment la conformité avec nos « coding guidelines« 
  • enfin, le Release Manager va vérifier une dernière fois le patch et l’inclure dans Koha. Le RM a le « mot de la fin » dans tous les cas. S’il estime qu’il serait utile qu’une autre personne teste le patch, que son intégration est « dangereuse » pour la stabilité du code en général,… il peut le refuser. Certains me demandent combien de patches je rejette, je dirais qu’1 patch par semaine, au maximum, pose problème.

Dans la plupart des cas le rejet n’est pas définitif. Lorsqu’un patch ne « revient pas » après avoir été rejeté une première fois, c’est généralement parce que celui qui l’a soumis ne répond pas à nos demandes. Dans ce cas, il arrive parfois qu’une autre personne prenne le patch en charge, mais c’est assez peu fréquent.
Ajoutons que les patches qui correspondent à une correction de bug ne posent généralement pas de problèmes importants et qu’il arrive que j’accepte des corrections de bugs importants même si la solution proposée n’est pas idéale techniquement. L’efficacité prime. »

Bambou : « Pensez-vous que le modèle de gouvernance actuel est satisfaisant ou en attendez-vous des évolutions, au regard notamment de l’expansion considérable de Koha sur le plan international ? »

Paul Poulain : « C’est une question très large, et également très sensible… Comme toutes les communautés Open Source -ou presque-, l’écosystème Koha fonctionne sur le principe de la « méritocratie« .
Certaines communautés ont une organisation s’apparentant à des cercles concentriques, avec un noyau ayant une autorité et des droits plus importants que les cercles périphériques. La communauté Koha est strictement basée sur le principe « 1 personne = 1 voix ». Cela signifie qu’il faut toujours être convaincant lorsque l’on porte une idée.
Cette situation me convient plutôt, mais elle aboutit parfois à des blocages lorsqu’il n’y a pas de consensus. Et le blocage signifie que l’on ne change rien à une situation dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle n’est pas bonne.
Heureusement, ce genre de blocage est rare, et en général, celui qui apporte une idée sur la balance, avec la réalisation de cette idée, est bien accueilli !
Un autre souhait que je pourrais formuler serait que plus de bibliothécaires s’impliquent dans la gouvernance du projet. Il y a quelques profils « mixtes » (Katrin -allemande-, Liz et Owen -américains- ou Magnus -norvégien-), mais la plupart des participants réguliers et assidus ont un profil de développeur. »

Bambou : « Quelles sont vos motivations à exercer une telle responsabilité, au-delà des compétences techniques qui sont les vôtres ? »

Paul Poulain : « Vaste question… à laquelle je peux donner plusieurs réponses, toutes sincères et vraies. Tout d’abord, j’ai fait mienne la devise suivante : « seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ». Au final, je préfère aller plus loin que plus vite. Par ailleurs, BibLibre est le plus gros contributeur de Koha. Il m’a donc paru logique que nous poussions notre participations aussi au niveau « RM ». Il m’a aussi semblé que j’avais quelques idées qu’il serait plus facile de mettre en œuvre en étant Release Manager, « en tenant la barre » en quelque sorte.
Enfin, je suis un « libriste », avant d’être un « chef d’entreprise ». BibLibre ayant la taille et les moyens d’investir dans cette œuvre commune, il nous a semblé que c’était cohérent avec notre « mission » d’entreprise. »

*Ingénieur en Informatique, Paul Poulain a travaillé pour l’assurance maladie et, à la fin des années 1990, dans une start-up du secteur de la vente en ligne. Il s’implique dans des projets de logiciels libres depuis 1998. Contributeur aux développements de Koha depuis 2001, il s’est engagé à temps plein dans ce projet dès 2002. Il en est l’un des plus importants développeurs, ayant en particulier mis en œuvre la gestion des formats MARC. Dans ces différentes activités, Paul Poulain a ainsi œuvré depuis 2001 à faire connaître les logiciels libres dans le monde des bibliothèques.
paul.poulain@biblibre.com | +33-(0)491813508 | http://twitter.com/paul_poulain

Koha au SCD Limoges : retour d’expérience

Bambou poursuit ses consultations auprès des utilisateurs du logiciel libre Koha en interrogeant cette fois-ci nos collègues du SCD Limoges. Nous remercions ainsi Pierre Angot et tous les membres de son équipe de nous faire ce généreux et stimulant retour d’expérience, qui ne manquera pas d’intéresser celles et ceux qui, dans le contexte des réseaux de bibliothèques universitaires en particulier, s’interrogent sur le choix d’un nouveau SIGB et d’une nouvelle démarche entrepreneuriale.

Bambou : Pourquoi le SCD Limoges a-t-il fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ?

SCD Unilim : Depuis 1998, le SCD utilisait Absys, dont la dernière évolution date de 2006. Il commençait donc clairement à dater. De plus, la maintenance prenait fin en décembre 2010. L’appel d’offre était ouvert. Nous avons mis l’accent sur les fonctionnalités attendues, sans évoquer un logiciel libre ou privateur. La première option avait été évoquée en interne mais nous ne souhaitions pas préjuger de la qualité des offres qui allaient être soumises. L’analyse a été faite module par module puis l’équipe projet a confronté les résultats afin de pouvoir noter en toute équité les prestataires. Deux solutions sortaient du lot en termes de fonctionnalités immédiatement disponibles et de gestion de projet. La solution propriétaire était une solution performante sans doute adaptée à un environnement plus lourd que celui du SCD de Limoges. L’offre retenue (Koha par la société prestataire BibLibre) alliait différents avantages : une réponse très adaptée aux demandes formulées en termes de fonctionnalités (disponibles sans développements grâce à Solr), des possibilités de personnalisation de l‘OPAC, le respect du calendrier demandé, ainsi que le coût adapté aux capacité du SCD. Si le choix s’est d’abord fait sur les fonctionnalités, nous avons été ravis de voir que toutes les analyses concordaient à placer en tête une solution libre.

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Bambou : Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ?

SCD Unilim : A la base, une équipe de trois personnels du SCD était sur le projet : Stéphanie Bouvier (ancienne administratrice et chef de projet, actuellement au SCD d’Angers), Véronique Siauve (coordinatrice Sudoc et catalogage), Marie Lissart (conservatrice, responsable de la section santé et de la documentation électronique). Deux autres personnels sont impliqués : Jean-Louis Gayot (informaticien détaché du SCI, assure des tâches de maintenance ainsi que la liaison avec le SCI) et Laurent Léger (webmaster du SCD, à qui nous devons l’OPAC). En août, Pierre Angot (contractuel sans expérience mais avec une grosse motivation ^^) a remplacé Stéphanie à la tête du projet ; il sera lui même remplacé en avril prochain par Frédéric Durand (qui a participé au projet Koha à Lyon 2, actuellement en formation post-concours à l’enssib). Fin novembre, l’équipe a été augmentée de deux membres : Isabelle Massacrier (communication interne et périodiques) et Carine Deschamps (acquisition et catalogage). Il est à noter que la direction a donné carte blanche à l’équipe en lui accordant une confiance totale. Le travail préparatoire s’est déroulé sur une très courte période. Il a été réalisé principalement par Stéphanie et Véronique. Un premier travail de nettoyage et de rationalisation de la base de données a été réalisé fin 2010-début 2011 lors de l’intégration des catalogues de l’IUFM (sous Cassiopée) dans Absys, travail réalisé sans aucune aide des prestataires-old. L’idée était que les données soient propres pour un transfert simplifié. L’extraction et la préparation des données ont été faites en interne dans Access. Le plus gros du travail a été mené sur les périodiques afin de faciliter la reprise rapide du bulletinage. Ainsi, les fascicules et collections ont-ils été repris avec un traitement préalable en interne, par requêtes SQL, pour nettoyer le passif, mais aussi des notes précisant le type de chronologie, et les numérotations et chronologies supposées pour chaque collection. Les requêtes utilisées peuvent être fournies à la demande à adminkoha@unilim.fr. Au niveau de l’infrastructure, notre service informatique nous a proposé un hébergement des serveurs sous la forme de machine virtuelle (Vmware). Nous disposons d’une paire de machine : Koha et Solr, avec une version en pré-production de chacune. Nous tournons sur la version 3.2 de Koha (branche biblibre/Solr) et la 1.4 de Solr. Le calendrier, ultra resserré, s’est déroulé de la manière suivante :

  1. Mi-octobre à mi-décembre 2010 : rédaction du CCTP
  2. Début janvier 2011 : publication de l’appel d’offre.
  3. Début avril 2011 : notification.
  4. Mi août : changement d’administrateur.
  5. Fin aout/début septembre : formation des utilisateurs professionnels.
  6. Passage officiel en production le 19 septembre (officieusement le 16 ou le 17).
  7. Formations des étudiants dès le 26 septembre.
  8. Courant octobre, mise en place (par Laurent, après 4 semaines de travail acharné) de notre OPAC perso et premiers tests de la Moulinette SUDOC avec SolR.
  9. Novembre à janvier : déploiement des développements spécifiques (OAI, CSS smartphone, import de notre base de documentation électronique).
  10. Fin décembre 2011 : arrêt de la maintenance d’Absys. On peut considérer que, côté SCD, ce calendrier a été stimulant même si le projet aurait gagné à une répartition des tâches sur plus de personnels. Un temps plus long aurait peut être permis de réfléchir à une harmonisation plus grande des pratiques (… ou pas !). Même si certaines opérations ont été sportives et ont causé des sueurs froides, aucun bibliothécaire n’aura été blessé durant l’épreuve ^^. Nous apprécions le travail avec Biblibre, notamment avec Laurence Lefaucheur, chef de projet compétente et fiable. Nous avons un point hebdomadaire, où nous abordons principalement les derniers développements en cours, ainsi que les bugs qui se posent. En interne, nous multiplions les informations à destination des collègues. Afin d’assurer une bonne communication sur l’avancement, le chef de projet envoie régulièrement des messages par liste de diffusion. Un espace (Budypress) a également été déployé en interne afin de proposer des procédures et pour répondre aux questions les plus fréquentes. La dimension sociale de cet outil étant sous-exploité, il évoluera vraisemblablement (Dokuwiki, ou intégration dans l’intranet par ex).

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Bambou : Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ?

SCD Unilim : L’impression globale est excellente. Même s’il faut avouer que nous nous sommes posés des questions à l’issue des formations pro. Nous avons senti quelques craintes au niveau de l’absence de cloisonnement des différents modules comme c’était le cas pour Absys. Ces appréhensions ont été levées dès le premier jour d’utilisation. Les seules véritables interrogations ont concerné le module périodiques. Mais la gestion des périodiques est complexe à mettre en œuvre quel que soit le système choisi. Le lancement prochain du module acquisition risque fort d’entraîner aussi une prise en main difficile. Il constitue une double nouveauté sur le plan du logiciel et sur le plan des usages. Nous avons noté des rattachements erronés de prêt à des lecteurs mais en supprimant la préférence système d’auto-complétion, le problème a diminué. Au quotidien, quelques éléments reviennent souvent. Les prêts et retours sont plus lents que sous Absys, malgré une mise en queue efficace de l’indexation Solr. Par lenteur, j’entends que nous avons le temps de tamponner la date de retour et de démagnétiser le document avant son enregistrement. La recherche d’exemplaires fait l’objet de plaintes régulières, mais là il nous faut attendre une évolution de Solr. Le module catalogage, beaucoup plus ergonomique que celui d’Absys, donne entière satisfaction. On regrette cependant de ne pouvoir dupliquer un exemplaire existant et de ne pouvoir modifier directement (en un clic) un exemplaire précis. Enfin, l’interface pro va nécessiter quelques ajustements au niveau du XSLT afin d’assurer une présentation plus performante et ergonomique, et d’améliorer l’affichage des notices bibliographiques. Du côté administration, aucun problème à soulever. L’outil est très simple à prendre à main et là, c’est l’administrateur actuel qui parle, celui pour qui ce travail est sa première expérience en bibliothèque et qui n’avait jamais bossé sur un SIGB. Nous avons un reproche, mais qui n’est pas spécifique à Koha, et qui concerne les statistiques. Le recours au SQL est trop fréquent, les collègues ne sont pas autonomes pour des statistiques courantes. Travailler sur un outil libre est très satisfaisant, nous pouvons l’adapter à nos besoins, et corriger nous même certains points. C’est ce qui nous a notamment permis de lancer un OPAC personnalisé. Même si, à terme, cette bonne idée au départ risque de s’avérer lourde pour Laurent. La réactivité de Biblibre joue aussi un rôle dans ce ressenti. Pour terminer sur ce point, il y a quand même une ombre noire au tableau : des plantages quasi hebdomadaires depuis octobre suite a une saturation de la mémoire de la machine par un script (aléatoire). Pour faire simple, toute la RAM physique est consommée avant de saturer la SWAP. Fatalement, à un moment donné, le serveur lève les pouces et déclare forfait. Il semble que depuis la dernière mise à jour de l’OS du serveur, l’OOM killer soit plus efficace. Le système reprend la main tout seul. Toute notre attention s’est portée sur ce problème depuis novembre. Hélas, pour le moment, rien de concluant puisque nous ne parvenons pas à reproduire les conditions qui occasionnent la saturation de la mémoire par un script.

……………

Bambou : Avez-vous des premiers retours de vos utilisateurs ?

SCD Unilim : Nous n’avons que peu de retours des usagers sur l’OPAC, seulement quelques félicitations de certains lecteurs. Cette question nous incite à prévoir une enquête en ce sens. Cela nous permettra aussi de mettre en relief certains outils auxquels nos usagers n’étaient pas habitués. Néanmoins, ils réagissent de façon très régulière (cela durera-t-il ?) aux messages envoyés automatiquement par Koha : messages d’excuse en cas de retard, demandes de prolongation ou avertissement dans le cas d’un ouvrage déjà rendu et non enregistré par la bibliothèque. Sans oublier les messages indignés de la part de certains usagers (vous savez, ceux qui demandent un traitement de faveur). Ces réactions ne sont pas anormales ; jusqu’à présent, aucune de ces tâches n’étaient automatisées. Les étudiants ont beaucoup apprécié de pouvoir modifier leurs coordonnées personnelles. Mine de rien, il s’agit d’une amélioration de service à l’échelle de l’université et non du seul SCD puisque nous avons obtenu un accès à la base Apogée, qui nous permet de faire les mises à jour directement. L’absence de retours négatifs nous laisse croire à une bonne appropriation par les lecteurs de ce nouveau service.

 ……………

Bambou : Quelles évolutions (fonctionnelles ou techniques) attendez-vous de Koha ?

SCD Unilim : Tout d’abord, certains de nos développements sont à enrichir. Le premier concerne la version smartphone, qui au lieu d’une modification de la feuille de style risque de s’orienter vers un  dédié à ces terminaux. Nous continuons à envisager des développements sur le module acquisition (devis en cours) : duplication d’un budget d’une année à l’autre, transfert par lots des lignes de commande d’un bon à un autre, rattacher une ligne de commande au module adhérent avec envoi de mails, personnalisation des bons de commande,… L’usage quotidien a révélé quelques évolutions intéressantes à envisager. Comme évoquée précédemment, la recherche d’exemplaire n’est pas ergonomique : en recherchant par code-barre, on aboutit à la notice bibliographique. Des demandes reviennent pour aboutir directement à l’exemplaire. Il serait intéressant de pouvoir créer des abonnements pour les périodiques morts sans être obligés de paramétrer l’échéancier. De même, pouvoir arrêter proprement un abonnement serait appréciable, car actuellement, il reste ouvert avec un ultime numéro en attente. Enfin, le module bilans et statistique est une faiblesse. Il devrait couvrir la majorité des besoins, le recours au SQL ne se faisant qu’en cas de demande particulière (ESGBU, au hasard). Or, actuellement, c’est l’inverse. L’utilisation d’un outil externe (Birt ou Jasper Report) est envisagée afin de palier cela, mais avouons que c’est dommage.

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Bambou : Envisagez-vous de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ?

SCD Unilim : Il nous semble important de rendre à la communauté ce qu’elle nous a donné. C’est la suite logique qui découle de notre choix initial. Il serait dommage de ne pas le faire, car le SCD possède les compétences en interne (ce qui, somme toute, est assez rare dans nos établissements) et la volonté (idem). Afin d’initier cela nous avons des discussions en local avec la Bfm pour envisager des développements conjoints en 2012, qui soient compatibles avec les évolutions communautaires de Koha. L’administrateur du SIGB doit avoir ce rôle : implication dans la communauté via la/les listes (fr + en), développements validés par la communauté Koha, participation aux symposiums, participation au Hackfest Biblibre, participation à Kohala, participation à la traduction en français, peut être production de documents d’aide, contact avec les différentes bibliothèques ayant choisi Koha (nous n’osons pas parler de collaboration…). C’est une une longue liste, mais c’est surtout pour énumérer toutes les possibilités d’implication entrevues, sans vouloir dire qu’il fallait faire tout ça

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Quelques informations sur le SCD Limoges

L’Université de Limoges est une université pluridisciplinaire qui couvre tout le territoire de la région Limousin : des sites universitaires sont implantés sur les trois départements (Haute-Vienne, Corrèze et Creuse).

En 2009-2010, la communauté se composait de 14 000 étudiants et 1 500 personnels. Le SCD regroupe quatre bibliothèques universitaires et quinze bibliothèques associées ou intégrées. Les catalogues des bibliothèques de l’IUFM ont été intégrés en 2010. Entre soixante-dix et quatre-vingt personnes sont susceptibles d’utiliser quotidiennement l’interface professionnelle du SIGB.

Le SCD Unilim en chiffres (décembre 2011) :

  • Nombre de notices biblio : 327 500, dont 310 800 à l’import
  • Nombre d’exemplaires : 460 000, dont 450 000 à l’import
  • Nombre d’adhérents (emprunteurs) : 6 800

→ Voir la carte des BU de Limoges

→ Voir les e-ressources du SCD Limoges

→ Voir les fonds précieux du SCD Limoges

 

Quand Babèlthèque enrichit Koha

C’est l’un des principaux avantages d’un logiciel libre et communautaire tel que Koha, celui de permettre à des professionnels de différentes structures de mettre en synergie leur imagination, leurs connaissances ainsi que leurs moyens financiers au service de l’évolution d’un outil commun ; une évolution fonctionnelle qui sera ensuite naturellement reversée à tous les utilisateurs de la communauté Koha.

C’est le cas de la MIOP et de la BM du Carré d’Art de Nîmes, 2 structures qui se sont associées pour commander, auprès des sociétés BibLibre et Babelio*, le développement d’une intégration des contenus de Babelthèque dans l’OPAC Koha.

A la MIOP, cette intégration s’est parallèlement accompagnée de la rénovation de la page d’accueil de son OPAC, une page intégrant désormais un carrousel (pour les tables numériques thématiques) ainsi qu’un nouveau bandeau haut.

Cliquer sur les images pour gagner en netteté


Quant aux contenus Babelthèque, ils sont signalés dans Koha dès l’affichage de la page de résultats, sous la forme d’un bonus, en plus de l’indication de la note, du nombre d’avis d’internautes et/ou de professionnels, ainsi que du nombre de vidéos associées à chaque notice bibliographique.

Une fois le document sélectionné, de nombreux contenus (essentiellement de recommandation) enrichissent notablement les informations habituellement délivrées au niveau de la notice bibliographique

* Quelques infos sur Babelio :

  • 500 000 visiteurs chaque mois
  • 38 000 membres inscrits (qui ont contribué en ajoutant 86 113 citations et extraits choisis)
  • 135 496 critiques et avis de lecteurs et professionnels
  • 1 637 521 livres catalogués
  • 1 826 571 tags d’indexation
  • 36 668 vidéos d’auteurs
  • 46 649 biographies d’auteurs

→ voir en complément l’entretien de Pierre Frémiaux (directeur de Babélio) sur le blog de Louis Burle (conseiller pour le livre et la lecture à la DRAC PACA)

Koha à la BM de Romorantin : retour d’expérience

Un an après le déploiement de Koha au sein de la médiathèque municipale Jacques Thyraud de Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher), Stéphanie Cabrera, chargée de l’informatique, a bien voulu se prêter au jeu des questions-réponses pour nous livrer son premier retour d’expérience.

Bambou : « Pourquoi la BM de Romorantin a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »

Romorantin : « Nous utilisions le progiciel AB6 (v.6.1) et ne constations aucune évolution du produit depuis quelques années ; une nouvelle version avec migration obligatoire étant annoncée, nous avons entamé une réflexion pour un changement de SIGB et étudié les propositions de plusieurs prestataires concernant des logiciels libres et propriétaires.
Pourquoi le choix du libre ? Nous voulions une certaine indépendance par rapport à notre prestataire et un outil qui soit pérenne, que la communauté des développeurs et utilisateurs de Koha nous garantissait.
Koha s’est imposé pour ses fonctionnalités, son ergonomie et sa simplicité d’utilisation. L’existence de trois prestataires de services spécialisés dans le suivi du logiciel a été un critère déterminant dans notre choix. »

…..

Bambou : « Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ? »

Romorantin : « Le projet s’est concrétisé en quatre mois. Le cahier des charges a été rédigé pendant l’été 2010 puis l’appel d’offres a suivi. En août, la société BibLibre a remporté le marché. La réunion de lancement a eu lieu en septembre, s’en sont suivis trois mois de paramétrages assurés par deux bibliothécaires à plein temps.
BibLibre a formé l’ensemble du personnel début décembre 2010 pour un passage en production immédiat. »

…..

Bambou : » Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ? Avez-vous des retours de vos utilisateurs ? »

Romorantin : « Les utilisateurs professionnels se sont rapidement appropriés leur nouvel outil de travail, notamment les modules de circulation et de catalogage, le module d’acquisition a été plus difficile à appréhender. Koha s’avère simple d’utilisation, ergonomique et efficace mais l’affichage de certaines données ou bugs en anglais pose encore quelques problèmes de compréhension.
Nous avons eu divers soucis de gestion des relances et réservations papier pendant quatre à cinq mois, ce qui nous a conduit à travailler autrement.
Nous sommes actuellement en phase de test du vendangeur avec passage en production en 2012.
Côté public, les usagers utilisent l’OPAC natif de Koha, installé pour le moment, pour les suggestions d’achat et les réservations en ligne. »

…..

Bambou: « Quelles évolutions attendez-vous de Koha sur les court et moyen termes? »

Romorantin : « Nous souhaiterions récupérer les jaquettes CD et DVD via un web-service. La gestion des postes budgétaires pourrait être améliorée, les rappels de commandes étant peu fiables.
Enfin, un moteur d’indexation plus efficace (avec indexation en direct) serait souhaitable. »

…..

Bambou : « Envisagez-vous de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ? »

Romorantin : « Nous ne possédons pas actuellement les moyens techniques ou financiers pour participer au développement de Koha, c’est la raison pour laquelle nous avons adopté le SIGB tel quel. Koha est en effet facilement exploitable pour les bibliothèques ayant des moyens financiers limités et des compétences informatiques restreintes. La remontée quotidienne des bugs fait partie du retour utilisateur indispensable à l’évolution de tout logiciel.
Nous sommes également disposés à témoigner de notre expérience avant de pouvoir nous investir davantage. »

…..

Bambou : « Quels impacts ce choix logiciel a-t-il ou aura-t-il, selon vous, notamment sur le plan de votre organisation, de vos choix stratégiques informatiques ? »

Romorantin : « Nous avons décidé de continuer à travailler avec des outils libres, dans notre pratique professionnelle quotidienne et dans le cadre des ateliers d’initiation informatique que la Médiathèque organise pour ses usagers.
Notre futur portail documentaire (actuellement développé sous WordPress, plateforme de publication libre) sera configuré avec le CMS Drupal. »

…..

→ Quelques chiffres sur la médiathèque Jacques Thyraud  :

  • 1 structure
  • 14 agents
  • 3 sections (adultes, jeunesse, musique et cinéma)
  • 58 000 visiteurs
  • 75 000 prêts/an
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