Les playlists de la MIOP

FireShot Capture 034 - Médiathèque Ouest Provence - http___www.mediathequeouestprovence.fr_Riche d’une importante offre musicale sur support CD (bien qu’en décroissance continue), la MIOP développe, depuis plusieurs années, la possibilité pour ses adhérents d’accéder en ligne, via son portail numérique, à un contenu musical dématérialisé. A ce titre, des abonnements à des ressources numériques sont venus enrichir progressivement les collections : Naxos dans un premier temps, La Philharmonie – Cité de la musique de Paris aujourd’hui. Pour favoriser cette hybridation des médias et lui apporter la meilleure visibilité possible au sein du catalogue en réseau, les données numériques de La Philharmonie sont en partie moissonnées (près de 10 000 entrées) par le moteur d’indexation et de recherche intégrée du CMS Bokeh.
En complément de ce dispositif, il nous a paru important et profitable d’investir le champ du web et plus particulièrement celui de la plateforme de diffusion musicale YouTube, en proposant des sélections musicales régulières (réalisées par les responsables des différents domaines musicaux du réseau), sous la forme de playlists vidéos, accessibles sur une page spécifique du portail de la MIOP.
Les objectifs que nous nous sommes donnés sont multiples, tels que, en synthèse :
– Offrir aux visiteurs du portail un espace dynamique dédié à une offre musicale et scénique dématérialisée.
– Enrichir notre offre musicale présente au catalogue, par des sélections de vidéos de concerts et de clips.
– Compléter la représentation de l’ensemble des genres musicaux par un contenu « pure player » qui, par définition, s’affranchit des chaînes classiques de l’édition et de la commercialisation (et, de ce fait, échappe à notre circuit d’acquisitions).
– Mettre à l’honneur la scène musicale locale et sa création
– Apporter un supplément pédagogique à l’attention des usagers pratiquant une activité musicale.
– Développer notre politique documentaire dans le sens d’une plus grande hybridation de l’offre et d’une meilleure adéquation aux besoins et aux usages.

Cinq playlists répondant à ces différents objectifs sont élaborées par les responsables documentaires concernés. Chacun d’eux aura à cœur d’apporter une forte valeur ajoutée en proposant sons et images vidéos qui répondent à des critères de qualité, d’expertise et de découverte.
La plateforme YouTube a été choisie comme ressource privilégiée.

Ce service est accompagné par l’ouverture et l’alimentation régulière d’une chaine Youtube MIOP, diffusant l’ensemble des playlists produites et accessibles par genre musical.

Enfin, nous avons également voulu proposer un éclairage sur les différentes scènes musicales présentes sur notre territoire, ainsi qu’un accès à leurs programmations respectives. De fait, une page spécifique propose le panel des comptes Facebook de ces différentes structures.

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Plus en détail, voici comment nous avons construit et organisé les contenus des différentes playlists :

I. DES DÉCOUVERTES

Playlist Notre sélection de concerts
Illustration scénique du travail d’un artiste ou d’un groupe représenté dans notre catalogue. Ces playlists sont donc en lien étroit avec notre offre documentaire.

Playlist Notre sélection de clipsFireShot Capture 039 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlists
La musique portée à l’image ou le clip dans toute sa dimension artistique. Ces playlists présentent des vidéos à forte valeur ajoutée, des créations sonores et visuelles. Même lien étroit à notre catalogue que dans la playlist précédente

Playlist En ligne uniquement !
Cette sélection est l’occasion de faire mettre en valeur quelques belles « pépites » du web, dénichées par les bibliothécaires. Elle rassemble des contenus Pure Player (créations disponibles exclusivement sur Internet), des contenus Digital Only (les artistes qui n’ont pas de distribution physique) ainsi que des artistes non (encore) distribués par notre fournisseur.

II. UN ÉCLAIRAGE SUR LA SCÈNE LOCALE

Playlist Scène locale
Reflet de l’émergence musicale locale. FireShot Capture 035 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlistsLa contrainte géographique correspond au territoire Istres Ouest Provence, élargi au pourtour de l’Etang de Berre, à la région de la Crau et au pays salonnais.
Ces playlists seront des créations originales issues d’un répertoire professionnel ou semi professionnel. Les bibliothécaires veilleront tout à la fois à garantir un certain équilibre entre les genres musicaux

L’actu chez nous
Liste de liens pointant vers Facebook, ou à défaut sites et blogs, des structures de diffusion musicale du territoire :
Nuits métis ; Usine Istres ; Electrode ; MJC Miramas ; Portail Coucou ; La Grange Miramas…

III. UN CONTENU PÉDAGOGIQUE

Playlist Monde du musicien
Cette playlist est alimentée de vidéos concernant les trois thèmes suivants :
– Techniques et pratiques instrumentalesFireShot Capture 036 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlists
– Apprentissage d’un instrument
– MAO et technique du son

…qui offrent ces différents types de services & ressources :
– Connaissance et utilisation de matériels nécessaires pour créer et enregistrer sa musique
– Trucs et astuces
– Réparation, entretien etc. du matériel et des instruments d’un musicien

IV. UNE VIDÉO A L’HONNEUR

Cette vidéo, extraite des playlists, est mise en valeur au centre de la page et présente un contenu éditorial : brève présentation et lien pointant vers la notice du catalogue.

V.  UN RUBRIQUAGE PAR GENRES MUSICAUX

La page des Playlists offre la possibilité de consulter par genre l’ensemble des vidéos sélectionnées. Pour cela, plusieurs rubriques sont présentées, qui renvoient chacune vers la chaine YouTube MIOP : Rock ; Electro ; Musique noire ; Chanson ; Jazz ; Musique du monde ; Musique classique.

FireShot Capture 037 - Playlists MIOP - YouTube - YouTube_ - https___www.youtube.com_channel_UC

Un mode contributif

Un développement spécifique de notre portail permet l’alimentation des pages playlists directement à partir de la chaine YouTube MIOP.
Comme il a été dit précédemment, la sélection des vidéos est faite par les responsables de domaines musicaux. Chacun d’entre eux, en fonction de son domaine d’attribution, doit sélectionner des vidéos correspondant aux diverses playlists (concert, clip, scène locale, en ligne uniquement ..) de la plateforme.
Une périodicité mensuelle est actuellement retenue, qui pourra faire l’objet d’une révision au terme d’une année d’expérience et d’un bilan complet d’activité.

Notre outil collaboratif de travail : un tableau qui recense les ressources et propose autant d’onglets que de catégories de playlists.
Pour chaque ressource, une date de publication est prévue, et en correspondance à cette date le genre musical à couvrir.
A partir de cette planification, le bibliothécaire renseigne régulièrement les colonnes Titre, Nom du groupe et Lien de la vidéo sur YouTube. Cette alimentation suit à la fois la logique des rubriques de la chaine YouTube et la représentativité des genres musicaux.
A chaque fin de mois, un référent unique recense les vidéos à publier et insère ces vidéos au sein de chaque playlist spécifique de notre chaine YouTube MIOP.
L’alimentation de la page Playlist du portail se fait alors en temps réel.

Les playlists de la MIOP sont ouvertes depuis le 12 janvier 2018. Nous sommes à présent dans l’attente et l’observation du succès que ce nouveau service va rencontrer auprès de notre public, comme nous l’espérons vivement.

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Découvrez nos tops5 2017 !

Comme chaque année, les bibliothécaires de la MIOP vous proposent, par domaine de contenu (soit 62 au total), leur sélection des plus sélectes, soit les cinq meilleurs titres acquis tout au long de l’année. Découvrez donc le cru 2017 en consultant les rubriques “Conseils et palmarès” puis “Nos tops 5” (adultes & ados ou enfants) du menu du portail.

Tops5 2017

Tops5 2017

Baromètre 2016 des prêts et des acquisitions (livres) en bibliothèque publique

La MIOP a une nouvelle fois participé* à une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication, portant sur les titres les plus empruntés et les plus acquis en 2016 en bibliothèque publique. Le baromètre qui résulte de cette enquête comporte également plusieurs palmarès regroupant les 100 livres les plus empruntés et les plus acquis pour chacune des grandes catégories retenues : fiction adulte, documentaire, bande dessinée, jeunesse. Bambou se fait l’écho de ces principaux** résultats :

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Palmarès général des auteurs les plus empruntés

En synthèse, on observe que ces différents résultats attestent d’une adéquation de plus en plus forte entre les pratiques des emprunteurs et l’offre des bibliothèques publiques, avec quelques nuances cependant : part plus importante du documentaire dans les acquisitions que dans les emprunts, part moindre des bandes dessinées dans les acquisitions que dans les prêts. Concernant les comparatifs par catégories des titres les + acquis/+empruntés/+vendus, on peut noter également des écarts importants, tels que :
– l’ouvrage de Ivan Jablonka (« Laetitia ou la fin des hommes »), qui se classe au 3ème rang des essais les plus acquis mais qui ne figure pas dans le palmarès des 100 titres les plus empruntés,
– le roman de Joël Dicker (« Le livre des Baltimore »), qui se classe au 3ème rang des titres les plus empruntés (et 18ème des meilleures ventes) mais qui ne figure qu’au 93ème rang des romans les plus acquis.
– le roman de Leïla Slimani (« Chanson douce ») au 2ème rang des ventes 2016 ainsi que celui de Gaël Faye (« Petit pays »), au 4ème rang des ventes 2016, ne figurent pas parmi les auteurs des 100 titres les plus empruntés en 2016.

Notons qu’une stricte comparaison entre emprunts et achats des bibliothèques d’une part, et ventes au détail d’autre part reste difficile en raison du décalage plus ou moins important selon les bibliothèques entre la date de parution d’un ouvrage et sa disponibilité effective sur les étagères des bibliothèques

* parmi un échantillon de 146 établissements, représentatif de la typologie des bibliothèques françaises ainsi que des volumes (8,6 millions de prêts et plus de 340 000 acquisitions) de population (3,5 millions d’habitants) qu’elles desservent. Les médiathèques de Limoges, de Nîmes, de la MIOP et de Roubaix, équipées du logiciel Koha, ont procédé elles-mêmes à l’extraction et à la transmission de leurs données

** voir le rapport complet de l’enquête

En complément de l’enquête, les emprunts 2016 de la MIOP pour les supports CD et DVD

Emprunts CD

Emprunts DVD.png

Découvrez nos tops5 2016 !

Comme chaque année, les bibliothécaires du réseau des médiathèques Ouest Provence vous proposent, par domaine de spécialité (soit 62 au total), leur sélection des plus sélectes, soit les cinq meilleurs titres acquis tout au long de l’année. Découvrez donc le cru 2016 en consultant les rubriques “Conseils et palmarès” puis “Nos tops 5” (adultes & ados ou enfants) du menu du portail.

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Tops5 Jeunesse

Exemplarisation des romans : le protocole de la MIOP

de-multiplier-x1-x2-x3-x4-x5-x6Dans la continuité de ses travaux de politique documentaire, la MIOP (et plus particulièrement le département Langues et Littérature, sous la conduite de Sylvain Borzillo) a mené une réflexion sur la question (l’éternelle !) de l’exemplarisation des romans, avec l’objectif de définir une règle commune en la matière, et ainsi d’objectiver des pratiques d’acquisition jugées encore trop empiriques et variables selon les personnes en charge de ce(s) domaine(s). Ajoutons bien sûr la finalité de mieux répondre aux attentes de nos usagers, dont les appétits de lecture se mesurent notamment aux longues files de réservation qu’ils génèrent, lesquelles portent le plus souvent sur des auteurs ou titres à forte audience, tels Musso, Neel, Saint-Mars, Ruffin et autres grands prix littéraires. Bien sûr, il ne saurait être ainsi question d’indexer la politique d’acquisition sur le cours des suggestions d’achat, pas plus que de prétendre garantir une disponibilité permanente des best sellers au catalogue de notre réseau. Mais il s’agit pour le moins d’en augmenter le taux, par une gestion plus modulée et contextuelle de l’exemplarisation des titres, en corrélation avec leur l’activité médiatique et de prêt. Et ce, sans compromettre la qualité et la diversité des contenus et des formes qui composent la collection.

A vos commentaires !

 

MIOP / protocole d’exemplarisation pour les romans

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Définition

Grâce à son système de réservation à distance, la population du territoire Ouest Provence peut accéder aisément à une collection entièrement mutualisée, riche de 230000 documents et répartie sur les différentes médiathèques du réseau. Ce dispositif favorise le développement d’une offre encyclopédique très large, qui maximise la collection en même temps qu’il sert une logique d’économie d’échelle. Dans cette dynamique de mise en commun des ressources catalographiques, la question de l’exemplarisation ne saurait être appréhendée de manière empirique et intuitive par les différents professionnels en charge d’une responsabilité documentaire ou d’un département. Elle nécessite au contraire d’être saisie formellement, avec le triple objectif de gagner en cohérence dans la gestion en réseau de la politique d’acquisition, d’objectiver la relation à l’usager (qui s’opère notamment dans le cadre du service de suggestions d’achat à distance) ainsi que d’augmenter le taux de disponibilité des titres à forte audience.

Le cas des livres de fiction (romans surtout) est ici plus particulièrement* interrogé, au regard de la forte pression exercée par les publics sur cette catégorie d’ouvrages (et, parmi eux, les titres les plus médiatisés) et, en réponse à celle-ci, des limites budgétaires nécessairement imposées aux responsables de ces domaines. Notons que cette contrainte n’est pas l’unique variable d’ajustement, la dimension de construction intellectuelle de la collection ayant également son importance dans le processus de décision d’achat.

La présente règle consiste donc à établir des critères et ratios, tout en réévaluant à chaque exercice budgétaire leur efficacité et conditions de faisabilité. Applicable aux documents « uniques » (monographies, « one shot »), cette convention exclut les publications en série, étant entendu qu’il est impossible d’anticiper le nombre de tomes d’une série comme d’en prévoir l’évolution. L’exemplarisation des séries sera donc appréciée au cas par cas par le bibliothécaire responsable de cette collection.

*Des règles spécifiques seront établies pour les autres départements adultes, notamment en Art, Musique, Cinéma.

Protocole

La règle d’exemplarisation des monographies (ou romans « one shot ») repose sur une distinction entre exemplarisation a priori et a posteriori. L’exemplarisation a priori renvoie à l’acquisition du document par le bibliothécaire lors de la première commande. À contrario, l’exemplarisation a posteriori vise à répondre après coup au succès rencontré par un document auprès des usagers de la médiathèque. Ce schéma d’exemplarisation en deux temps assure un bon équilibre entre politique de l’offre et politique de la demande, l’exemplarisation a posteriori permettant en effet d’ajuster l’exemplarisation a priori à la demande réelle du public.

  1. Exemplarisation a priori des documents
Exemplarisation « Basique » Exemplarisation « Médiane » Exemplarisation « Réseau »*
1. Intérêt du document pour la collection    × ×
2. Fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre    ×   ×
3. Document dans le top 10 des ventes Decître       ×
Nombre d’exemplaires à acheter 1 3 6

*l’exemplarisation « Réseau » ne préjuge pas de l’intérêt du document pour la collection mais reflète simplement l’attente du public.

L’exemplarisation a priori repose sur une partition des documents en trois catégories d’exemplarisation : « Basique », « Médiane », « Réseau ». Selon qu’un document se rapporte à l’une ou l’autre de ces catégories, il est automatiquement exemplarisé dans la fourchette basse suivante :

  • exemplarisation dans la catégorie « Basique » = 1 exemplaire acheté
  • exemplarisation dans la catégorie « Médiane » = 3 exemplaires achetés
  • exemplarisation dans la catégorie « Réseau » = 6 exemplaires achetés

NB : ce décompte intègre aussi le format RG (romans en gros caractères).

Pour définir la catégorie d’exemplarisation auquel se rapporte un document, le bibliothécaire se base sur trois critères :

  1. l’intérêt du document pour la collection (critère interne fondé sur la connaissance qu’a le responsable documentaire de son domaine et de sa collection)
  2. le fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre du document (critère interne basé sur l’expérience acquise par les bibliothécaires au contact des usagers)
  3. la présence du document dans le top 10 des ventes de la librairie Decître (critère externe renvoyant à la notion de best seller)

Lorsqu’un document présente un intérêt pour l’enrichissement de la collection du domaine, sans préjuger de son audience, il entre alors dans la catégorie « Basique » et n’est acquis qu’en un seul exemplaire.

Quand un document remplit à la fois le critère d’intérêt pour la collection (1) et celui de fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre (2), il entre alors dans la catégorie « Médiane » et est acquis automatiquement en trois exemplaires.

Enfin, si un document présente un fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre (2) et qu’il est de plus présent au top 10 des ventes Decître (3), il entre alors dans la catégorie « Réseau » et le bibliothécaire l’acquiert en six exemplaires.

Ce faisant, le bibliothécaire exemplarise les documents en suivant une démarche objective, basée sur des critères de choix établis et communs.

Cependant, cette exemplarisation a priori ne définit qu’une fourchette basse : elle ne préjuge pas de l’évolution de la demande une fois le document mis en rayon. C’est pourquoi intervient, dans un second temps, la règle d’exemplarisation a posteriori du document.

          2. Exemplarisation a posteriori des documents

Afin d’adapter au mieux l’offre à l’évolution de la demande, il apparaît nécessaire de réajuster l’exemplarisation : c’est le rôle de l’exemplarisation a posteriori. Celle-ci s’appuie sur l’activité de réservation, un indicateur en temps réel de la pression exercée sur un titre présent au catalogue de la médiathèque. Indépendamment de sa catégorie initiale (« Basique », « Médiane », « Réseau »), chaque document est ainsi automatiquement exemplarisé dès lors que le nombre de réservations dépasse un seuil supérieur à cinq réservations par exemplaire. Notons que cette opération de suivi est facilitée par l’usage du logiciel Koha, qui propose la consultation d’un rapport (« Ratios de réservations pour calculer le nombre d’exemplaires nécessaires »), permettant de visualiser le nombre des réservations en cours, titre par titre.

Koha-file des réservations

L’exemplarisation a posteriori s’effectue donc mathématiquement :

  • un titre disponible en un seul exemplaire et réservé plus de 5 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en deux exemplaires et réservé plus de 10 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en trois exemplaires et réservé plus de 15 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en quatre exemplaires et réservé plus de 20 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en cinq exemplaires et réservé plus de 25 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en six exemplaires et réservé plus de 30 x est racheté 1 x

Ces seuils définissent une fourchette haute qui complète la fourchette basse de l’exemplarisation a priori. Le maximum d’exemplaires pour un titre est donc fixé à 7, soit un exemplaire pour chaque site du réseau de la médiathèque. Il convient de préciser que ces seuils peuvent être, le cas échéant, révisés, au regard notamment des contraintes budgétaires et de volumétrie.

Conclusion

Cette règle d’exemplarisation en deux temps, basée sur la distinction entre exemplarisation a priori et a posteriori, permet au responsable documentaire de gérer plus rationnellement le développement de sa collection, ainsi que d’objectiver sa décision d’acquisition, en réponse à une sollicitation de plus en plus pressante de la part des usagers. Elle s’inscrit dans une démarche de méthodologie de travail (que formalise l’outil « fiche domaine« , outil de pilotage et de transmission), qui met notamment en évidence la dimension contingente de la collection, produit d’une nécessaire tension entre l’offre et la demande.

Les documents les plus empruntés en bibliothèque publique en 2014

La MIOP ayant fait partie des 94 bibliothèques* de lecture publique (utilisatrices des SIGB Koha ou Orphée**) sélectionnées par le Ministère de la Culture et de la Communication pour participer à une enquête portant sur les titres les plus empruntés en 2014 (dans les 4 domaines suivants : fiction adulte, documentaire adulte, BD tout public, jeunesse hors BD) en bibliothèque publique, Bambou se fait l’écho de ces principaux*** résultats :

Fiction ACliquer sur l’image pour + de lisibilitéEssaisCliquer sur l’image pour + de lisibilitéBDCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Titres JCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Top 10 titres les + empruntésCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Sans véritable surprise, ces résultats attestent d’un écart important entre la réalité de la demande (représentée par le palmarès des prêts) et celle de l’offre (représentée par le palmarès des acquisitions). A cet égard, l’exemple le + significatif est celui du roman de Pierre Lemaitre (« Au revoir là-haut »), ouvrage le + emprunté en bibliothèque publique (et 41ème du top des ventes en librairie), toutes catégories confondues, mais seulement en 331ème position dans le palmarès des documents les + acquis par les bibliothécaires. A l’inverse, on retient également le 2ème rang, dans celui des ouvrages les + acquis, du roman de David Foenkinos (« Charlotte ») et sa modeste 253ème position dans le palmarès des prêts.

Au-delà de ces différents résultats comparatifs de titres, et tout en rappelant qu’une collection se doit d’être toujours le produit d’une tension entre l’offre et la demande****, cette enquête-baromètre alimente un peu plus la réflexion à mener aujourd’hui en matière de politique documentaire, les bibliothèques étant plus que jamais confrontées à des pressions et contraintes multiples dans leur activité de diffusion (sélection-médiation) publique de la connaissance : suggestions d’achat,  budget, espace, production éditoriale, vecteurs…

Sujet à suivre sur Bambou, avec la restitution prochaine d’un travail réalisé à la MIOP sur la question de l’exemplarisation.

* Ces 94 bibliothèques desservent 2,1 millions d’habitants (276 000 emprunteurs) et ont réalisé en 2014 plus de 5 millions de prêts et 230 000 acquisitions.

**Ces 2 systèmes ont été retenus en fonction de leur capacité à construire un échantillon représentatif (suite à une étude conduite par le Service du Livre et de la Lecture sur la qualité des données statistiques produites par les SIGB et leur représentativité).

*** voir le rapport complet de l’enquête

**** qui évite par conséquent le choix binaire entre une collection indexée sur le cours de la demande et une collection de nature exclusivement prescriptive

Nos Tops5 2014

Top5Comme chaque année, les bibliothécaires du réseau des médiathèques Ouest Provence vous proposent, par domaine de spécialité (soit 63 au total), leur sélection des plus sélectes, soit les cinq meilleurs titres acquis tout au long de l’année. Découvrez donc le cru 2014 en consultant les rubriques “Conseils et palmarès” puis “Nos tops 5” (adultes & ados ou enfants) du menu du portail ou en cliquant sur le petit icone du cartouche “Nos conseils” (à destination des adultes-ados) de la page d’accueil.

Avant les fêtes de Noël, c’est là une belle occasion de découvrir les perles de notre catalogue, en complément des nombreuses autres formes de recommandation diffusées sur le site web de la médiathèque :

  • la rubrique “Nos conseils” : des sélections hebdomadaires documentées, toutes disciplines et supports confondus
  • les tables numériques thématiques bi-mensuelles, présentées en page d’accueil du catalogue, sous la forme d’un carrousel
  • les listes bibliographiques, en lien avec l’actualité culturelle, sociale, politique…
  • les sélections plus spécialisées, associées à nos dossiers documentaires numériques ou à nos nouveaux WebZooms
  • une copieuse sitothèque, classée par catégories
  • …et toutes les sélections proposées en direction des enfants, au sein de l’espace jeunesse