L’EBSI à la MIOP

Dans le cadre de leur très copieux voyage d’étude en France, nos collègues* de l’EBSI nous ont fait le plaisir de faire étape à Ouest Provence pour découvrir notre réseau intercommunal. Un moment de rencontre fort sympathique, mené tambour battant avec, au menu : l’intercommunalité culturelle, l’organisation du réseau Ouest Provence, le logiciel libre Koha, la Poldoc de la MIOP, la visite du théâtre de La Colonne et des médiathèques de Miramas et Cornillon.

Une journée relatée par les journalistes de la radio Maritima, dont voici l’article, accompagné d’une petite vidéo.

* 21 étudiants en maîtrise de sciences de l’information à l’EBSI, un cadre de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, une élue municipale responsable de la Culture et… l’infatigable Réjean Savard, professeur à l’EBSI

voir également la page Facebook consacrée spécifiquement à ce voyage d’étude

Bibliothèques en vidéo

Dans la perspective de produire un support de communication audiovisuel, présentant les différents sites et services de notre réseau, j’ai recensé un certain nombre de productions récentes  en la matière (réalisées par/pour des bibliothèques francophones), en tentant d’en dresser une rapide typologie.

Je vous invite bien sûr à abonder cette liste, qui est loin d’être exhaustive, et à en prolonger le propos : la vidéo est-elle ainsi le bon (le seul, le meilleur…) vecteur pour présenter les services d’une bibliothèque, ses équipements…? A quelles fins stratégiques (institutionnelles, promotionnelles, pédagogiques…) vaut-elle d’être réalisée ? Quelle(s) forme(s) privilégier (présentation, clip, reportage, témoignage, interview…) ? Quelle durée ? Quels contenus ?

La médiathèque présente ses services

Film accompagnant une ouverture d’équipement

La médiathèque à venir (film présentant la future médiathèque, généralement produit par un cabinet d’architectes)

Un focus sur un service

La médiathèque rénovée

La médiathèque vue par ses utilisateurs

Humour décalé (ou pas)

… et les 3 gagnants sont :

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En complément, voir les productions réalisées dans le cadre du concours Biblioclip

et, comme on ne s’en lasse pas, cette vidéo d’un usager (fictif ?) d’une bibliothèque québécoise

BCD (Bibliothèque centre de documentation) à l’école de Kérinou à de Brest

La mediathèque de Sendaï au moment du séisme

130331_Ito_Sendai_3DLa remarquable médiathèque de Sendaï (ville de plus d’1 million d’habitants, située à 300 km au nord-est de Tokyo et partiellement dévastée par le tsunami), bâtiment conçu* notamment pour résister aux secousses sismiques de très forte intensité, semble en effet avoir bien résisté à l’épreuve du choc de vendredi dernier. Cette vidéo, tournée in vivo au moment du séisme par une personne abritée sous un bureau (et située à l’un des étages du bâtiment), en témoigne en même temps qu’elle montre la puissance et la durée du tremblement de terre.

Voir également cette photo prise de l’intérieur du bâtiment, après le séisme

*en 2001 par l’architecte Toyo Ito

En complément,

les présentations vidéos (1/3, 2/3, 3/3) de la médiathèque de Sendaï (dont la simulation numérique de la déformation de la structure du bâtiment en cas de séisme)

la galerie de photos (Arte « Architecture ») du bâtiment

la page de la médiathèque sur le site de Toyo Ito

Learning centre : vers un modèle à la française ?

C’est le titre de la journée d’étude organisée par Médiat’Rhône-Alpes et le SCD Lyon 1 et qui se déroulera les 6 et 7 décembre prochains sur le campus de la Doua (Villeurbanne). Un sujet que l’on pourrait estimer (trop) souvent médiatisé mais qui pourtant, au regard de la diversité des projets en cours où à venir sur notre territoire ainsi que de la multiplicité des réalisations à l’étranger, mérite d’être aujourd’hui à nouveau commenté, développé, questionné, évalué, mis en perspective.

voir le pré-programme de ces 2 journées et les modalités d’inscription

Et cette manifestation m’offre l’occasion d’orienter les projecteurs de Bambou sur le Learning Center de Lausanne (plus particulièrement sur ses 2 principaux services), un équipement tout récent -ouvert au public le 22 février dernier- que j’ai eu le plaisir de visiter cet été, en compagnie de mes collègues de Médiat’.

LA BIBLIOTHÈQUE

un accès libre et gratuit (y compris aux personnes extérieures à l’EPFL). NB. Inscription obligatoire pour l’emprunt d’ouvrages ou la consultation des collections électroniques

–  500 000 ouvrages et périodiques

–  une collection importante de livres électroniques (20 000) et de revues électroniques (15 000). NB. 80% des dépenses documentaires sont consacrées à des ressources électroniques

–  un budget d’acquisition annuel de 3,5 M€

–  900 places de travail

–  un accès au réseau wifi + Photocopieuses + scanners à plat

–  le prêt (gratuit et automatisé) : jusqu’à 100 ouvrages en même temps ; durée = 28 jours + 2 prolongations automatiques ; 30 réservations maximum

–  un service PEB

–  10 salles de travail en groupe

–  un service formation (recherche doc + doctorants)

–  une équipe composée de 40 bibliothécaires + 30 assistants-étudiants

–  les horaires : accès aux espaces de 7h à 24H (service au public, 8h-20h), 7jours / 7..

voir le portail de la bibliothèque

voir les missions de la bibliothèque

voir la charte des collections

voir les conférences et publications de la bibliothèque (dont « La Bibliothèque du Rolex Learning Center de l’EPFL : Mais pourquoi donc construire une bibliothèque académique à l’heure de Google et de Wikipedia ? / D.Aymonin. Comité scientifique de l’Association de préfiguration du Campus Condorcet, Paris, Maison des Sciences de l’Homme, 18 septembre 2009″)

voir le plan de la bibliothèque

le CRAFT (Centre de recherche et d’appui pour la formation et ses technologies)

–  une unité de support pédagogique aux enseignants : voir le guide de l’enseignant

–  une collection et des personnels (4 conseillers pédagogiques) spécialisés

–  un dispositif d’évaluation des cours

–  des conseils personnalisés par observation directe ou vidéo

–  des modules d’accompagnement pédagogique

–  un programme d’ateliers pédagogiques pour les enseignants (exemples : « Truc et combines pour bien donner son cours » ; « Planifier et organiser son enseignement » ; « Apprivoiser son trac » ; Utilisation pédagogique de Power Point » ; « Prévenir la triche et le plagiat des étudiants » ; « Améliorer son expressivité et sa voix pour ses cours« …)

–  des fiches pratiques sur l’acte d’enseigner

–  des outils anti-plagiat

–  des enquêtes de satisfaction et d’évaluation

voir le site du CRAFT

AUTRES SERVICES du Rolex Learning Center :

– les Presses Polytechniques Universitaires Romandes (PPUR)
– les bureaux de l’association des étudiants de l’EPFL (AGEPoly), de l’organisation des anciens étudiants (A3) et du Centre de Carrière
– le Forum Rolex (salle de spectacles)
– + 3 restaurants, 1 librairie, 1 banque

infos + sur le Learning Center de Lausanne

le dossier de presse du Rolex Learning center de Lausanne

le Rolex Learning Center de Lausanne en images ou en vidéo

Pour aller + loin sur les learning center

rapport de l’IGB sur « Les Learning centres : un modèle international de bibliothèque intégrée à l’enseignement et à la recherche »

le site du week end

de retour de Montréal (suite)

Comme je l’ai précisé dans mon billet de rentrée, c’est à la BAnQ (Bibliothèque et Archives Nationales du Québec), équipement également appelé « Grande Bibliothèque », que s’est tenu le 1er congrès de l’AIFBD. Belle occasion pour moi de promener avec vous mon regard sur l’activité de ce très bel et tout récent édifice de 33 000 m2, situé en plein cœur du Quartier Latin de Montréal.

J’ai particulièrement apprécié :

  • les horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 10H à 22H et les samedi et dimanche de 10H à 17H (soit 62 heures d’ouverture hebdomadaire !) + la section « Actualité et nouveautés » de 10H à minuit
  • la démarche qualité, que restitue bien le contenu des plaquettes « Déclaration de services aux citoyens » (la BanQ : Sa clientèle, Ses engagements, Ses valeurs, Ses services…) et « Code des responsabilités des usagers »
  • le nombre de places (2000) et le confort des assises, qui invitent à consulter sur place et à laisser s’écouler le temps, en particulier dans l’espace BD ou du côté jardin
  • la qualité de l’accueil : disponibilité, visibilité, efficacité…
  • la culture du « facilitons la vie de l’usager ! » : pré-inscription en ligne, chute aux documents, retour des documents sur tous points du réseau, automates RFID (= 60% des prêts), accès direct du métro au hall de la bibliothèque, connexion Wi-Fi, étagères du bas présentées penchées pour faciliter la lecture du dos des livres
  • la culture de la formation des usagers (OPAC et recherche documentaire) et de l’autoformation (centre emploi-carrière, laboratoire de langues)
  • la salle de formation à l’usage de l’Internet (et du portail jeunes) à destination des enfants
  • l’accès libre à la collection patrimoniale (suivez mon regard…)
  • la rubrique « Services par clientèles » de la page d’accueil du portail
  • les services +++ : 1 salle de visionnement de films, 2 salles de musique électronique, le Carrefour Affaires, la collection pour les nouveaux arrivants, un moteur de recherche généalogique fédéré, le service destiné aux personnes handicapées, les visites guidées (grand public, publics spécifiques, scolaires), l’offre d’abonnements à distance, le service aux chercheurs.

J’ai moins apprécié :

  • des règles de prêt à y perdre son… français ! : « 15 documents empruntables, sans excéder 3 films, 3 CD, 3 logiciels, 3 méthodes de langue, 10 documents sur tout autre support ou de tout genre, 3 documents par genre de la section Actualité et nouveautés »…
  • la hauteur des rayonnages (environ 2,10m) qui renvoie à des logiques d’emmagasinage que l’on voudrait révolues, en particulier dans un équipement de Lecture Publique qui privilégie le libre accès
  • le portail de la BAnQ : beaucoup de bruit (texte) sur la page, habillage graphique peu séduisant, excès de cadres…
  • l’OPAC : plutôt austère et assez loin du 2.0 !
  • la section « Actualité et nouveautés » = tous les documents acquis depuis un an sont intégrés à cet espace, au demeurant ouvert jusqu’à minuit : tout en observant l’absence de visibilité (?) de ce service sur le portail, je reste pour ma part perplexe sur l’intérêt de segmenter ainsi une collection en fonction de sa fraîcheur…
  • L’interdiction qui m’a été faite de prendre des photos à l’intérieur de l’établissement ! Mais il me semble qu’un autre collègue bibliotouriste a également subi cette mésaventure, dans un autre grand établissement, pas très loin d’ici 😉

Voilà, en synthèse et maigres photos (officiellement transmises sur cdrom) à l’appui, de quoi vous donner quelques pistes de réflexion, idées de service, éléments de comparaison, et peut-être l’envie de vous y rendre physiquement, sinon virtuellement

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