La chanson érotique

sea, sex and sunDe l’art de faire du buzz dans la profession, me direz-vous ! J’en conviens, mais Bambou ne pouvait passer sous silence ce dernier opus de notre collection de dossiers* numériques, aux contours particulièrement affriolants.

Et ce fut là un sujet d’autant plus utile à documenter et à synthétiser qu’il ne l’était pas jusqu’alors sur la toile, bien que fertile en playlists musicales, palmarès et autres sélections discographiques du même genre, à l’image de celle de nos collègues de la médiathèque de Béziers.

En guise de mise en bouche, le texte introductif de ce truculent dossier :

Parler de sexe dans la chanson française est une vieille tradition. Si le propos était abordé sans détours au début du XXème siècle, il s’est progressivement érodé, policé, ou parfois sublimé au fil du temps. Les textes se sont en quelque sorte assagis, en laissant libre au cours à un langage de plus en plus imagé.

Pourtant, de Fernandel à Yelle, en passant par Colette Renard et Doc Gynéco, la chanson française n’a pas sa langue dans sa poche. Et ainsi, tout au long du XXème siècle, les chansons coquines ont été souvent un reflet de notre société, de son rapport à la sexualité : insouciance de la Belle époque, chansons paillardes et libertines d’avant-guerre, 69 année érotique…

Ce dossier se propose donc d’en rendre compte, sans pudibonderie ni complexe !

Chansons sulfureuses, au vocabulaire explicite, voici le sexe, au sens propre. Le sexe dans le texte et le texte à voix nue. Musique !

 

* voir à ce sujet l’article consacré aux dossiers documentaires de la MIOP, paru dans l’ouvrage « Produire des contenus documentaires en ligne : quelles stratégies pour les bibliothèques ? », Presses de l’ENSSIB, collection La Boite à outils N°30. (Cf. Billet Bambou)

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le palmarès 2011 des logiciels libres (et/ou gratuits)

Le site CommentCaMarche a récemment crée un label récompensant les (100) meilleurs logiciels libres** et/ou gratuits*. Ce label est attribué à partir des recommandations de plusieurs centaines de sites de référence (académies, universités, grandes écoles, etc.). Bambou vous relaie le top 20 de ce palmarès en accompagnant chaque sélection d’un tutoriel vidéo :

→ voir l’intégralité du palmarès (Top 100)

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Bambou en profite pour vous proposer une sélection de 3 types de solutions libres principalement utilisées en info-doc :

Les CMS open source (systèmes libres de gestion de contenu, permettant la création et la gestion de sites web dynamiques, en bénéficiant d’un large support communautaire)

Les SIGB open source (Système Intégré de Gestion de Bibliothèque, sous licence libre)

Les GED open source (Gestion Électronique des Documents, sous licence libre) : outil mettant principalement en œuvre des systèmes d’acquisition, de classement, de stockage et d’archivage de documents, pour différents types de fichiers : texte, tableur, image, vidéo, audio etc.


En complément,

voir les livres blancs (Smile) consacrés aux solutions libres CMS et GED

voir les présentations du stage « logiciels libres en bibliothèque »

voir les travaux du groupe de réflexion sur les SIGB libres

Ateliers deejaying (suite)

Voilà déjà 5 ans que la MIOP propose les ateliers deejaying au public, en collaboration avec l’association 2hd (Hip Hop développement). Ces ateliers sont réalisés par Pierre Fosco, actuel responsable documentaire des domaines “Jazz & blues” et “Chanson” et également (hors antenne médiathèque) animateur du magazine musical “Musikplease” .

Le hip hop est une forme dominante de la “culture jeune” qui va au delà des centres urbains. Cette action ambitieuse met à la portée du public toute une pratique, tout un univers centré sur les DJ’s.

Il s’agit pour une institution publique, comme la médiathèque, de revitaliser les savoirs et savoir-faire associés aux DJ’s. Cela permet d’affirmer la reconnaissance de ce qui est d’avantage une culture qu’un genre musical. Parler de cette culture, de cet art, c’est bel et bien entrer dans l’univers des jeunes (et au-delà bien sûr, si affinités).

L’animation deejaying s’adresse ainsi à tous les publics mais “capte” plus particulièrement ceux des collèges (du réseau intercommunal), des centres sociaux ou encore des associations locales de ré-insertion. Tout en se familiarisant avec le vocabulaire technique et historique associé aux platines, les participants ont également la possibilité de pratiquer le scratch et le mix, une activité qui se révèle vite dynamisante et source d’échange.

A la fois culturel et ludique, l’atelier offre au final un voyage dans l’histoire de ces nombreuses influences musicales qui ont constitué le rap et les musiques électroniques, au sens large. Des racines afro-américaines aux humanoïdes Daft Punk, le “dj hero” supplante ainsi, peu à peu, le “guitar hero” .

voir les tags “dj” et “djing” de notre catalogue

le nouveau Folk

Pour accompagner vos longues soirées d’été musicales, ne manquez pas de consulter ce très bon dossier consacré à la nouvelle musique folk, un produit réalisé par notre collègue Samy Guillard, responsable des domaines « musiques noires » et « arts décoratifs » (et avant eux du domaine « rock »), au sein du pôle « Art, Musique, Cinéma » de la médiathèque de Miramas.

en raccourci, les 1ères notes introductives :

« Donné pour mort, le folk a connu ces dernières années un prodigieux retour en grâce. Avec sa diversité et son rejet des dogmes sociaux, il affiche aujourd’hui une insolente santé. Comment une musique d’anciens est-elle ainsi devenue celle des jeunes ?
La musique folk est, comme son nom l’indique, une musique populaire, celle qui se transmettait de façon orale de génération en génération. On parle de folk pour désigner une musique acoustique et aussi électrique, mais surtout, essentiellement produite par un « songwriter ». La véritable caractéristique de ce genre musical est donc d’être traditionnel ; il a été initié entre les deux guerres par des artistes tels que Woody Guthrie ou Doc Watson.
A notre époque, le folk, n’est-il pas devenu une mode plus qu’un simple genre musical ? Et surtout, comment interpréter le fait que cette musique ancestrale, que l’on aurait pu imaginer bannie sous la poussée des musiques électroniques ou du rap, soit à ce point devenue la chasse gardée d’un public jeune et connaisseur ?
Aujourd’hui, le folk est donc sur toutes les lèvres, compilé sans relâche et récupéré par la mode ou la publicité. L’avènement d’une approche plus zen et plus bio de la musique, à travers les « afters » et des sonorités plus « acoustiques », a certainement joué son rôle. Mais contrairement aux années 60/70 et au protest song représentés par des artistes tels que Bob Dylan, Joan Baez ou Léonard Cohen, il manquait à cette nouvelle scène de fortes personnalités prêtes à se mettre en scène là où le genre ordonnait plutôt la discrétion. En ce sens, l’avènement et l’excentricité de musiciens tels que Devendra Banhart, Cat Power, ou Cocorosie ont été de véritables catalyseurs. »

la chanson française des années 2000

C’est le titre du dernier dossier documentaire numérique, réalisé par Christophe Talon, responsable du domaine « Chanson » (ainsi que, mais cela reste entre nous, musicien à ses heures et à ses pages), au sein du département « Art, Musique, Cinéma » du réseau Ouest Provence.

Un dossier synthétique qui fait le point sur le renouveau de la chanson française en donnant les principaux « repères » utiles (influences, formes, labels, artistes phares…) et en proposant, bien entendu, toutes les ressources de notre catalogue Koha, également accessibles par listes discographiques, en cliquant directement ici, , ou .

Aux autres amateurs ou spécialistes de la chanson française, les commentaires avisés et autres compléments d’info sont les bienvenus !

les séances DJing de la MIOP

Culture urbaine par excellence, le hip-hop a aujourd’hui plus de 25 ans. A peine plus âgé, Pierre Fosco est un DJ passionné de musique, à tel point qu’il est aussi bibliothécaire. Quand il n’œuvre pas dans des soirées ou dans son studio, il travaille dans le pôle « Art, Musique, Cinéma » de la Médiathèque Intercommunale de Miramas.Résolument à l’écoute des jeunes qui fréquentent la médiathèque, il perçoit bien la méconnaissance d’un genre pourtant si souvent diffusé dans les oreillettes des MP3 environnants. « Ouvrir les oreilles » reste la formule de ce collègue « Master of Ceremony« , convaincu que le médiathécaire qu’il est peut offrir des pistes d’écoutes à ce public, faire connaître les racines du djing, son évolution, ses composantes techniques et artistiques.

Ainsi, en 2006,il met au point une « conférence-concert » sur l’histoire des musiques électroniques et la propose, en partenariat avec l’association 2HD, auxprofesseurs de musique des collèges du réseau intercommunal, ainsi qu’aux centres sociaux.

Pari réussi, car à ce jour,Pierre Foscoa racontél’histoire de cette musique à plus de 1 700 jeunes ! Et pour en exposer les codes techniques et artistiques, il a également mobilisé sa pratique des platines et ses ressources en 33 tours, un support inconnu de la plupart des adolescents.

Inspirés et séduits par l’originalité de la démarche, les jeunes se sont ainsi volontiers « essayés » à la pratique du mix et du scratch sur les platines vinyles mises à leur disposition.

Pour cette nouvelle rentrée, Pierre Fosco propose un approfondissement autour de la culture hip hop (rap, graph, danse, beatbox, scratch) dans toute sa dimension sociale et humaine.Il s’agit de démontrer l’influence de ce phénomène culturel, terrain d’expression urbain depuis 25 ans ; et ce, en faisant notamment appel à des ressources visuelles qui accompagneront la production sonore sur platines.

Là encore, l’objectif est d’apporter une connaissance et une nouvelle approche de cette musique par la compréhension de sa construction. La démonstrationillustre le propos de façon dynamique et inscrit cette création dans une pratique concrète et novatrice, celle d’un DJ-médiathécaire de la nouvelle génération.

Génération « Myspace »

Si vous avez une vieille tante « réact » qui vous dit que « la jeunesse, c’est plus ce que c’était » et que les ados d’aujourd’hui consomment passivement de la musique, vous pourrez toujours la renvoyer vers la lecture d’une étude britannique menée par l’Université d’Hertfordshire et la British Music Rights.

Les jeunes n’ont jamais été aussi passionnés de musique qu’aujourd’hui : ils y consacrent 6 heures par jour, 16 % de leur budget et se rendent massivement aux concerts. Les choix musicaux font l’objet d’échanges de recommandations entre amis, famille et internautes. Chacun possède environ une centaine de disques et n’hésite pas à les prêter. 90% d’entre eux détiennent un lecteur MP3 riche de 1770 fichiers acquis pour plus de la moitié de façon illégale mais 80% se déclarent prêts à payer un service de partage légal et 60 % désirent continuer à acheter des CD (mais écoutent gratuitement avant acquisition).

La génération ado se forme avec la musique. Si le lien ne se fait plus seulement autour de l’objet tel que le CD, la musique reste une valeur forte, porteuse de liens et de culture dans une relation émotionnelle de partage et de re-connaissance où l’expérimentation, l’évaluation et la recommandation, facilitées par les nouvelles technologies, sont devenues prépondérantes.

Lire l’intégralité de l’étude