Les actes du symposium Koha 2012

Les communications du symposium Koha 2012, réalisées les 14 et 15 mai derniers sur le site de la Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations, sont d’ores et déjà accessibles en ligne ICI, après celles de 2011 (Lyon 2) et 2010 (MIOP).

Une belle occasion pour remercier nos collègues « hôtes » de la BULAC qui ont su ainsi accueillir, dans des conditions fort conviviales (avec un souvenir particulièrement ému du buffet libanais…), les 140 participants à ces rencontres.

Et rendez-vous en 2013 !

les palmarès des prêts de la MIOP

Parmi les fonctionnalités les plus spécifiques au logiciel Koha, on retient ce sympathique petit requêteur qui permet à l’utilisateur (de l’OPAC comme de l’interface professionnelle) de connaître le hit parade des documents les plus empruntés ; et ce, en combinant plusieurs critères de requête : « nombre » (= de 10 à 100), « site », « type de document » et « antériorité ».

Bambou s’est ainsi amusé à dresser le palmarès des 10 films, CD, livres et BD les plus empruntés à la MIOP et ce, depuis le 2 janvier 2007, jour de mise en service du logiciel Koha au sein du réseau Ouest-Provence.

Des palmarès qui révèlent quelques (bonnes) surprises…

                               FILMS (adultes & ados)
1 Mystic river / Clint Eastwood
2 Babel / Alejandro Gonzalez Inarritu
3 De battre mon cœur s’est arrêté / Jacques Audiard
4 Les infiltrés / Martin Scorsese
5 Into the wild / Sean Penn
6 La jeune fille à la perle / Peter Webber
7 Indigènes / Rachid Bouchareb
8 Twilight / Catherine Hardwicke
9 Le diable s’habille en Prada / David Frankel
10 Taxi driver / Martin Scorsese
                                 MUSIQUE
1 La femme chocolat / Olivia Ruiz
2 Comme un manouche sans guitare / Thomas Dutronc
3 The fame / Lady Gaga
4 Singulier 81-89 / Jean-Jacques Goldman
5 B’Day / Beyoncé
6 Inventaire / Christophe Willem
7 Mon paradis / Christophe Maé
8 2007, la caravane des enfoirés  / Les restaurants du Cœur
9 Off the wall / Michael Jackson
10 Les risques du méťier / Bénabar
                                 ROMANS (adultes & ados)
1 Deux petites filles en bleu / Mary Higgins Clark
2 Vous revoir / Marc Lévy
3 Les enfants de la liberté / Marc Levy
4 Où es-tu maintenant ? / Mary Higgins Clark
5 Du sang sur le green / Harlan Cobe
6 Sans raison / Patricia Cornwell
7 La Femme du Ve / Douglas Kennedy
8 L’élégance du hérisson / Muriel Barbery
9 Que serais-je sans toi ? / Guillaume Musso
10 La défense Lincoln / Michael Connelly
                              Livres (enfants)
1 Lili se fait piéger sur Internet / Dominique de Saint Mars
2 Max n’aime pas l’école / Dominique de Saint Mars
3 Va-t’en, grand monstre vert !  / Ed Emberley
4 Max veut se faire des amis / Dominique de Saint Mars
5 Lili se fait toujours gronder / Dominique de Saint Mars
6 Lili a un chagrin d’amour / Dominique de Saint Mars
7 Emilie a déménagé  / Dominique de Saint Mars
8 Les parents de Max et Lili se disputent  / Dominique de Saint Mars
9 Max va à la peche avec son père  / Dominique de Saint Mars
10 Max et Lili ne font pas leurs devoirs  / Dominique de Saint Mars
                                        BD (enfants)
1 Rythme scolaire : Tome 9 / Pica et Eroc
2 Soeur à vendre ! / Olivier Dutto
3 Salade de Schtroumpfs / Peyo
4 Mortebouse / Julien Neel
5 Un enfant chez les Schtroumpfs / Jeroen De Coninck
6 Tom-Tom et Nana « A l’attaque ! » 28 / J. Cohen, E. Reberg
7 Faites comme chez vous ! / Darasse, Zidrou
8 Graine de cocker / Verron
9 Le cimetière des autobus / Julien Neel
10 Le maître blagueur : 5 / Thierry Coppée

Koha à la BULAC : retour d’expérience

Quelques jours avant l’ouverture du symposium Koha (cru 2012), organisé par la BULAC (Bibliothèque Universitaire des Langues et Civilisations), Bambou saisit l’occasion d’interroger Corinne Hayet*, chef de projet Koha, pour un retour d’expérience d’intégration du logiciel Koha au sein de son réseau documentaire.

Bambou : « Pourquoi la BULAC a-t-elle fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ? »

C.Hayet : « La BULAC a choisi de passer à un logiciel libre parce qu’elle ne trouvait pas de SIGB propriétaire disposant des fonctionnalités nécessaires à son module de communication. L’appel d’offre qu’elle a lancé en 2007 à ce sujet a d’ailleurs été déclaré infructueux, faute de réponse de la part des fournisseurs.
Le choix s’est porté sur Koha parce que c’est un logiciel nativement UTF8 (base de données). De plus, une étude réalisée par la société BibLibre en 2008 à la demande de la BULAC a montré que le passage à un logiciel libre, y compris avec des développements, ne coûterait pas plus cher à long terme qu’un SIGB propriétaire.
L’utilisation du logiciel libre est aussi une politique volontariste de la BULAC qui a recours aux logiciels libres dès que c’est possible : développement en 2009 d’un logiciel libre pour le déménagement et la gestion de l’implantation des documents dans ses magasins (OLIMP), outils de gestion interne (eGroupware, Cocktail, GLPI), équipement des postes professionnels avec Libre Office, postes publics de consultation sous Ubuntu et XBMC pour l’audiovisuel, bibliothèque numérique sous Omeka. »

……….
Bambou : « Vous avez financé des développements spécifiques pour adapter Koha à votre contexte. Quelles sont ces fonctionnalités ? »

C.Hayet : « Les développements réalisés ont donc principalement portés sur la création d’un module « communication » et d’un module « entrées et magasinage », sur l’amélioration de certaines fonctionnalités déjà existantes dans Koha (chargeur SUDOC, impression et exports avec utilisation de Jasper Report) ainsi que sur l’interfaçage avec les « briques » existantes ou non du SI (WebServices).
L’accent a ainsi été mis sur la réalisation d’un « SIGB intelligent » adapté au bâtiment et s’interfaçant avec des « briques » logicielles déjà en place ou prévues dans le futur système d’information (OLIMP pour la gestion dynamique des magasins, système de contrôle d’accès, allumage des voyants sur les tables de consultation, réservation d’espaces). »

………..
Bambou : « Comment s’est passée l’intégration du logiciel au sein de votre réseau (en termes technique, organisationnel…) ? »

C.Hayet : « La migration vers le SIGB Koha s’est traduite par la mise en place d’une structure projet (comité de pilotage, équipe de projet, groupes de travail, référentiel documentaire). Elle s’est faite parallèlement au transfert des collections et à l’emménagement dans un nouveau bâtiment.
Les développements ont été effectués par la société Progilone ou en interne (chargeur SUDOC, OPAC). La version de Koha à partir de laquelle ces développements ont été faits est la 3.02.00.004.
Ils ont été en priorité réalisés dans le code source de Koha (PERL). Toutefois, les fonctionnalités hors périmètre d’un SIGB classique ou pouvant être exécutées en local sur les postes professionnels ont été développées sur une technologie JAVA et intégrés visuellement dans l’interface de Koha.
La mise en production s’est faite de manière échelonnée en fonction des impératifs de service et d’installation dans le nouveau bâtiment : chargeur SUDOC, OPAC, recherche professionnelle, catalogage et bulletinage en mars 2011, acquisitions en novembre 2011, communication et magasinage-entrées entre décembre 2011 et janvier 2012. »

………..
Bambou : « Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ? » Avez-vous des premiers retours de la part de vos utilisateurs (professionnels comme usagers)? »

C.Hayet : « Il s’agit d’un logiciel assez facile de prise en main et d’ergonomie. Les difficultés rencontrées tenaient moins à la prise en main de l’outil, qu’à l’appropriation de nouvelles procédures (communication, catalogage et exemplarisation, acquisitions) et d’un nouveau bâtiment. Un effort tout particulier a été porté à la formation, réalisée en interne par des formateurs-référents. »

………..
Bambou : « Quelles évolutions (fonctionnelles ou techniques) attendez-vous de Koha sur les courts et moyens termes ? »

C.Hayet : « Les principales évolutions attendues sont celles concernant les modules « acquisitions » et « périodiques ». Ce sont là les deux « points faibles » de Koha. Nous attendons d’ailleurs avec impatience de voir les développements qui ont été réalisés à ce sujet dans la version 3.8.
Nous attendons aussi un changement sur le moteur d’indexation qui peut présenter actuellement certaines faiblesses et étudions un passage à SOLR qui permettrait à terme la mise en place d’un outil de découverte. »

………..
Bambou : « Envisagez-vous de poursuivre votre action de contributeur au sein de la communauté Koha ? »

C.Hayet : « Oui, l’une de mes tâches prioritaires dans les prochains mois va être de mettre à disposition de la communauté les développements réalisés dans le cadre de notre marché. Nous savons que la fonctionnalité de pré-inscription, notamment, est déjà très attendue par d’autres établissements.
Nous réfléchissons également à poursuivre nos développement avec un module « conservation » pour la gestion des trains de reliure. »

*corinne.hayet@bulac.fr

en complément de l’entretien, voir la fiche-synthèse du projet Koha à la BULAC

quelques infos sur la BULAC :

  • Surfaces :
    • Magasins -> 5000 m²
    • 3 salles de lecture -> 5000m²
  • Lecteurs -> 7500 (au 27 avril 2012)
  • Volume total -> 1,5 millions, dont 200 000 en libre-accès
  • Communication :
    • Prêts -> 1500 prêts pour semaine
    • demandes de communication -> 1000 demandes par semaine
  • Ouverture du lundi au samedi de 10h à 22h.

Développer la médiation documentaire numérique

Un ouvrage à ne pas manquer ! (en toute objectivité ;)) que ce dernier opus de la Boite à Outils paru ce jour aux Presses de l’ENSSIB, sous une forme totalement inédite (à la fois imprimée et numérique).

Et dont voici le sommaire :

  • Mode d’emploi
    par Xavier Galaup
  • Partie 1. le périmètre de la médiation numérique documentaire 
    • La médiation numérique dans le cadre d’une politique documentaire raisonnée : l’exemple de la MIOP
      par Jérôme Pouchol
    • Définition et enjeux de la médiation numérique documentaire
      par Cécile Gardiès et Isabelle Fabre
    • La médiation numérique et les musées : entre autonomie et prescription
      par Geneviève Vidal
    • Le blog bibliomab, une approche de la médiation documentaire numérique du patrimoine
      par Léo Mabmacien
    • Services de questions-réponses en ligne et médiation documentaire numérique : des outils de médiation documentaire à plusieurs facettes
      par Claire Nguyen
  • Partie 2. Construire son projet de médiation numérique documentaire
    • Définir son projet : 5 grandes étapes
      par Franck Queyraud
    • Construire la médiation documentaire par les publics : les portails thématiques de l’infothèque
      par Véronique Mesguich
    • Scénariser le catalogue et contextualiser la recherche documentaire
      par Bernard Strainchamps
    • Eléments pour une évaluation de la médiation documentaire numérique
      par Xavier Galaup
  • Partie 3. Se former et accompagner les équipes
    • Inclure la médiation documentaire numérique dans le travail d’équipe
      par Didier Desmottes
    • Acquérir une culture numérique et utiliser les outils de la médiation documentaire numérique
      par Thomas Chaimbault
    • Comment lancer et faire fonctionner un blog de bibliothèque ? Quelques pistes concrètes à partir de l’exemple du buboblog
      par Perrine Helly
    • Chermedia, l’agora des bibliothécaires du cher : un outil de lien social et de médiation culturelle et numérique
      par Christine Perrichon
    • Points d’actu ! Une voix singulière
      par Bertrand Calenge
  • Partie 4. Interagir en ligne, produire des contenus, partager
    • Silence on joue ! Le médiateur, les jeux vidéo et les fonds documentaires
      par Julien Devriendt
    • Les coups de coeur 2.0 de la médiathèque de Quimperlé
      par Pascal Thibault
    • Netvibes : la trousse à pharmacie du Scd de Lyon 1
      par Marie-Gabrielle Chautard
    • Un exemple de médiation documentaire numérique autour du centenaire de Jean Carbonnier (1908-2003) : du colloque à l’exposition virtuelle et à la numérisation
      par Noëlle Balley et Sébastien Dalmon
    • Utiliser et intégrer les réseaux sociaux littéraires pour la médiation documentaire numérique des bibliothèques
      par Alexandre Lemaire
    • La médiation dans le catalogue enrichi et participatif du portail de l’astrolabe
      par Philippe Diaz
  • Mémento
    par Xavier Galaup
  • Glossaire
  • Bibliographie
  • Liste des illustrations
  • Liste des auteurs

Quand Babèlthèque enrichit Koha

C’est l’un des principaux avantages d’un logiciel libre et communautaire tel que Koha, celui de permettre à des professionnels de différentes structures de mettre en synergie leur imagination, leurs connaissances ainsi que leurs moyens financiers au service de l’évolution d’un outil commun ; une évolution fonctionnelle qui sera ensuite naturellement reversée à tous les utilisateurs de la communauté Koha.

C’est le cas de la MIOP et de la BM du Carré d’Art de Nîmes, 2 structures qui se sont associées pour commander, auprès des sociétés BibLibre et Babelio*, le développement d’une intégration des contenus de Babelthèque dans l’OPAC Koha.

A la MIOP, cette intégration s’est parallèlement accompagnée de la rénovation de la page d’accueil de son OPAC, une page intégrant désormais un carrousel (pour les tables numériques thématiques) ainsi qu’un nouveau bandeau haut.

Cliquer sur les images pour gagner en netteté


Quant aux contenus Babelthèque, ils sont signalés dans Koha dès l’affichage de la page de résultats, sous la forme d’un bonus, en plus de l’indication de la note, du nombre d’avis d’internautes et/ou de professionnels, ainsi que du nombre de vidéos associées à chaque notice bibliographique.

Une fois le document sélectionné, de nombreux contenus (essentiellement de recommandation) enrichissent notablement les informations habituellement délivrées au niveau de la notice bibliographique

* Quelques infos sur Babelio :

  • 500 000 visiteurs chaque mois
  • 38 000 membres inscrits (qui ont contribué en ajoutant 86 113 citations et extraits choisis)
  • 135 496 critiques et avis de lecteurs et professionnels
  • 1 637 521 livres catalogués
  • 1 826 571 tags d’indexation
  • 36 668 vidéos d’auteurs
  • 46 649 biographies d’auteurs

→ voir en complément l’entretien de Pierre Frémiaux (directeur de Babélio) sur le blog de Louis Burle (conseiller pour le livre et la lecture à la DRAC PACA)

Koha : le SCD Lyon 2 répond à Bambou

Bambou poursuit ses consultations auprès des utilisateurs du logiciel libre Koha en interrogeant cette fois-ci nos collègues Camille Espiau-Bechetoille et Dominique Cottart du Service Informatique Documentaire du SCD Lyon 2. Un grand merci donc à ces deux professionnels particulièrement actifs dans l’open source documentaire (Camille Espiau-Bechetoille est membre du groupe de travail sur les SIGB libres et Dominique Cottart de l’association Kohala).

Bambou : “Pourquoi le SCD Lyon 2 a-t-il fait le choix d’un logiciel libre et de Koha en particulier ?”

SCD Lyon 2 : “Le choix de Koha s’est fait après une longue réflexion de plusieurs années sur les SIGB libres entamée avec un groupe rhône-alpin. Ce groupe de travail avait pour objet d’étudier la possibilité de travailler avec un SIGB libre dans le supérieur et de comparer les différentes solutions possibles. En effet, les systèmes propriétaires arrivaient en bout de course, les éditeurs nous proposaient leurs nouveaux outils à des prix trop élevés, et parallèlement les solutions libres nous semblaient arriver à maturité. Koha a été retenu en raison de son adossement au moteur d’indexation Zebra qui permettait de manipuler des volumes d’enregistrements tels qu’on en trouve dans les universités, et en raison du dynamisme de sa communauté. A partir de là Lyon 3, Saint Etienne, et Lyon 2, pour qui la nécessité d’une réinformatisation était plus urgente, ont décidé de mutualiser leurs efforts afin de se partager les coûts des développements nécessaires pour rendre koha opérationnel dans le cadre de l’enseignement supérieur.

Dans le même temps, après plus de 15 ans de travail avec un système propriétaire (Loris d’Ever), le SCD avait acquis de l’expérience dans la maintenance de tels outils. Il y a eu aussi une volonté politique très affirmée d’utiliser un logiciel que l’on pourrait s’approprier pleinement et dont on aurait une maîtrise complète.”

Bambou : “Comment s’est passée l’intégration (en termes technique, organisationnel…) ?”

SCD Lyon 2 : “Le travail s’est donc fait en commun avec Lyon 3 et Saint-Etienne. Nous nous sommes partagés les modules à travailler (tests et rédaction des CCTP) : Lyon 3 pour la circulation; Saint-Etienne pour les périodiques et les acquisitions; et Lyon 2 pour l’OPAC et le catalogage. Chacun de nous a écrit et lancé (après relecture et correction commune) un appel d’offre concernant ses modules, étant stipulé dans le cahier des charge que les développements effectués devraient être à la disposition de la communauté. Cette étape du travail a été très importante et très fructueuse. Elle a créé une synergie entre nos trois établissements, et nous permet aujourd’hui de s’entraider sur les difficultés que nous pouvons rencontrer avec Koha.

En ce qui concerne notre méthode de rédaction des cahiers des charges, nous avons constitué des groupe de travail avec les collègues catalogueurs et les collègues qui sont au prêt. Lors de séances d’une demi journée, ils testaient les fonctionnalités de Koha sur une maquette et proposaient des améliorations, des modifications ou relevaient des bugs.

Ensuite, du coté de Lyon 2, nous avons essayé de jouer la carte du libre à part entière, a savoir que nous n’avons demandé que des développements (maintenant assurés par la société Progilone), et avons décidé d’assurer nous-même le déploiement, le paramétrage, l’installation et la configuration des serveurs, la formation des collègues et enfin la migration des données. Le choix a aussi été fait de passer entièrement sous koha, pour tous les modules et de ne pas continuer à faire une partie du travail sous l’ancien système.”

Bambou : “Quelles sont vos premières impressions sur le fonctionnement du logiciel ?” Avez-vous des retours de vos utilisateurs ?”

SCD Lyon 2 : “La première réponse est complètement positive. On a démarré entièrement sons koha à date prévue (1er janvier 2011) et il n’y a pas eu du drame !! Les collègues qui sont au service public ont même pris l’outil très rapidement en main.

En revanche, dès qu’on essaie de faire des choses plus pointues, cela devient parfois délicat. Par exemple, le module périodiques est très rigide, et on attend avec impatience les développements de Saint-Etienne. Le module acquisition, aussi nous a obligés à modifier notre façon de travailler…mais c’est le lot de toute réinformatisation.”

Bambou : “Quelles évolutions (fonctionnelles ou techniques) attendez-vous de Koha ?”

SCD Lyon 2 : “La maintenance du moteur d’indexation Zebra est quand même un peu ésotérique et la création d’index est réservée aux initiés. De plus, le fait qu’il n’indexe pas en direct est un handicap…

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, une interface graphique du chargeur SUDOC serait la bienvenue. Un travail sur les statistiques également…sans pour autant faire de Koha une usine à gaz….

Nous portons aussi beaucoup d’attention aux développements des services aux lecteurs via l’OPAC, et il y a encore beaucoup de travail à ce niveau là : les flux RSS ne semblent pas assez performants pour assurer aux lecteurs une véritable veille sur les nouveautés qu’ils désirent, la mise en place des pénalités par jour n’est pas encore finalisée…

Et, comme nous le disions plus haut, le module des périodiques (et même la structure de la base de données : on ne peut créer d’état de collections sans fiche d’abonnement, ce qui pose problème pour les périodiques morts ou électroniques) mérite un gros travail…”

Bambou : “Envisagez-vous de participer au développement fonctionnel du logiciel, de vous positionner comme un acteur-contributeur au sein de la communauté Koha ?”

SCD Lyon 2 : “Comme beaucoup (voir tous) d’entre nous, nous avons peu de moyens. Ceci étant, nous nous efforçons de contribuer au “mouvement” Koha à la hauteur de ces modestes moyens : organisation d’un symposium* en 2011 dans les locaux de Lyon 2, participation aux listes de discussion lorsque nous pouvons apporter notre pierre à l’édifice, relais de certaines informations Koha sur le site web sigb libres… En ce qui concerne la partie informatique, nous ne contribuons pas directement au développement du programme, mais nous avons demandé à notre prestataire Progilone d’assurer cette partie afin que les développements effectués soient un jour intégrés dans la version communautaire.

Enfin, nous comptons nous impliquer dans l’association kohala et dans la promotion de koha en recevant les collègues intéressés, et en mettant notre jeune expérience à leur entière disposition”

* Symposium Koha : 26 et 27 mai 2011, Université Lumière Lyon 2 (billet spécifique à venir sur Bambou)

Koha à l’Infothèque

Cette rentrée scolaire est décidément féconde pour la communauté Koha qui accueille, après la BM de Nîmes et la BU Aix-Marseille, l’Infothèque du pôle Universitaire Léonard de Vinci. On salue d’autant plus l’entrée de cette structure (et de son équipe) qu’elle compte parmi les acteurs les plus en pointe en termes de services documentaires à distance.

voir l’OPAC de l’Infothèque

l’Infothèque en chiffres

2 nouveaux OPAC Koha

Le premier billet de cette rentrée est nécessairement tourné vers Koha et plus particulièrement vers nos collègues de la bibliothèque de Nîmes et des SCD d’Aix-Marseille I, II et III qui ont mis en service, cet été, leur nouvel OPAC (en version 3.2 pour Nîmes et pour Aix-Marseille).

On salue d’autant plus l’entrée effective de ces établissements dans la communauté Koha qu’ils ont chacun apporté une nouvelle pierre à l’édifice de la version 3 de Koha en finançant le développement de nouvelles applications, et non des moindres :

  • le vendangeur de notices (Nîmes)
  • l’interface SUDOC (Aix-Marseille)

Un grand merci donc à tous ces collègues que nous avons eu le plaisir d’accueillir à la médiathèque de Miramas il y a plusieurs mois, dans leurs phases respectives de projet de réinformatisation.

quelques données sur la bibliothèque de Nîmes et sur les SCD d’Aix-Marseille I, II et III

les fils de nouveautés de la MIOP

Les fils de nouveautés du catalogue de la MIOP ont été mis en service sur le portail de la médiathèque (en page d’accueil > rubrique « Et aussi… »).

A minima, ces fils peuvent être utilisés comme de simples listes (classées sous forme anté-chronologique et mises à jour en temps réel). A maxima, ils s’intègrent aisément aux favoris du navigateur ou, plus encore, de l’agrégateur utilisé (ex. Netvibes).
Cette liste de fils-sujets n’est évidemment pas exhaustive et pourra évoluer en fonction des travaux de cotation en cours sur notre réseau (ceux relatifs, notamment, aux collections de romans et de cinéma).
Rappelons également que le moteur de recherche Koha génère nativement des flux RSS et ce, à la requête (= personnalisés) et que notre proposition de fils de nouveautés a ainsi valeur prescriptive.

la réservation à distance à la MIOP

A l’occasion du passage en Koha 3.0.4, la MIOP va proposer à ses usagers, à compter du mardi 8 décembre, le service de réservation à distance des documents (250 000) de son catalogue en réseau. Rien de très original, dites-vous ? Oui, mais au détail près que nous ouvrons cette réservation aux documents empruntés ET en rayon !

Une valeur ajoutée qui suppose, vous l’imaginez, de disposer d’une liste des « réservations à traiter » synchrone et, au constat qu’un document vient d’être réservé par un adhérent, de récupérer sans délai ledit objet en rayon afin de le « mettre de côté » (situation précisée sur le compte-adhérent).

Autre condition : un service navette en capacité d’absorber une montée en charge a priori conséquente, l’attente des adhérents étant forte (doux euphémisme) ces derniers mois en la matière et les pratiques d’emprunt déjà communément orientées réseau (environ 10% des prêts transitent déjà par la navette !).

Vigilance, réactivité, moyens humains, techniques et logistiques accrus sont donc de mise et, espérons-le, permettront de garantir la qualité et l’efficacité de ce nouveau service offerts à nos adhérents.

Des retombées que Bambou ne manquera pas d’analyser…

comment élargir son « champ musical » ?

Pour les adeptes de la recherche cartographique*, le site MusicPlasma (d’origine française) vous permet d’effectuer des requêtes sur des groupes musicaux et de découvrir, sous une forme (carto)graphique, d’autres artistes du même style ou genre musical.

Exemple : à la saisie de « Billie Holliday », le moteur affiche les agrégats de Sarah Vaughan, Count Basie, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Wayne Shorter… Un rebond discographique sur le site Amazon est également proposé.

*Cette technique de reclassement des résultats par « clustering » (qui signifie « regroupement » ou « grappe ») consiste à mettre en évidence des thématiques présentes dans le champ d’une recherche donnée. Le moteur de recherche (voir aussi Kartoo, AquaBrowser) génère ainsi des termes associés à celui recherché et propose l’environnement sémantique correspondant (présenté, graphiquement, sous forme d’arbre ou de grappes).

Koha 3 au REEL !

bandeau_koha_v3_12Koha V3 a été mis en service ce mercredi 26 novembre sur l’ensemble des médiathèques du réseau Ouest Provence et ce, dans des conditions de migration des plus satisfaisantes (qui oserait dire encore aujourd’hui que « le logiciel libre, ça marche pas » ou bien encore que « c’est risqué » !).

Comme cela a été dit en annonce, cette nouvelle version représente un saut technologique majeur, tant en termes de structure logiciel qu’en termes de services. Et déjà, quelques heures après sa mise en service, des retours très positifs nous sont transmis par les usagers du réseau.

Il est vrai que le nouvel OPAC de Koha est non seulement fonctionnellement très performant, très orienté 2.0 mais qu’il est également séduisant sur le plan graphique, ce qui n’est pas toujours la qualité première des outils SIGB.

Mais trêve de commentaires, à vous de juger ! Soit en butinant par vous même, soit en consultant le guide de recherche au catalogue, soit en visionnant la présentation vidéo de Nicolas Morin, soit en découvrant plus précisément, et par vous même, ces quelques fonctions :

  • la recherche par « nuage de sujets » : l’utilisateur peut visualiser en un coup d’œil les autorités du catalogue, présentées sous la forme d’un nuage. Plus la taille du mot est grande, plus le nombre de notices qui lui sont associées est important.
  • la recherche par liste : les bibliothécaires, mais également les usagers (adhérents), ont la possibilité de créer des « étagères virtuelles » (paniers permanents), destinées à leur usage propre ou à un usage public
  • les commentaires sur notice : cette option permet à l’utilisateur (identifié) de commenter les titres du catalogue, participant à son tour à l’enrichissement de l’OPAC
  • les tags sur notices : l’utilisateur (identifié) peut indexer les notices du catalogue (au niveau de la notice exemplaire) et alimenter ainsi le nuage des « tags utilisateurs”
  • le parcours des rayonnages : sur la notice exemplaire, l’utilisateur peut visualiser (pas en encore en 3D !) tous les documents mitoyens de celui qui a été interrogé
  • une génération dynamique de flux RSS à partir des critères de recherche : quand une recherche est effectuée, outre la liste des résultats habituels, l’utilisateur obtient l’URL du flux RSS correspondant aux critères de recherche utilisés, signalé par l’icône . Il sera ainsi informé sur son environnement personnel de l’intégration d’un nouveau document au catalogue correspondant au critère (mot-clé) choisi
  • la recherche par popularité : cette fonction permet à l’utilisateur de visualiser les titres les plus empruntés sur les 3, 6, 9 ou 12 derniers mois en fonction du type du document ou des bibliothèques concernées (dans le cadre d’un réseau)
  • la navigation à facettes est disponible dans l’interface professionnelle et dans l’OPAC. Elle permet d’affiner les résultats des recherches par l’utilisation de catégories à plusieurs dimensions, dites facettes, générées automatiquement sur des champs comme les auteurs, les sujets, les sites du réseau, les collections…
  • un élargissement de la recherche, à partir de la notice exemplaire, à WorldCat (le catalogue mondial des collections de bibliothèque), Google Scholar (une recherche étendue sur des travaux universitaires)et Bookfinder (comparateur de prix portant sur les catalogues des plus grandes librairies en ligne)

Et n’oublions pas l’un des intérêts majeurs de Koha, celui (en + d’être libre) d’être un logiciel full web, soit un logiciel qui s’intègre à loisir et à façon dans l’environnement portail de votre médiathèque.

Et en ce qui concerne le réseau Ouest Provence, avec Typo 3, c’est du libre dans du libre !

Voilà qui annoce un prochain billet sur notre service portail 😉

un OPAC bien « sensé »

A voir, cet OPAC de la NEU Grand Library qui permet de localiser le document recherché sur le plan de la bibliothèque.

Faites l’essai : recherchez un document et cliquez sur la cote correspondante, une fenêtre s’ouvrira, vous indiquant quel chemin parcourir entre les rayonnages pour accéder audit ouvrage.

Une idée à soumettre aux développeurs de la communauté koha pour la prochaine version du logiciel…

Et en 3D, mon kohapitaine !

le 17 novembre, le réseau Ouest Provence rentre dans le rang

Revenons en arrière : le 2 janvier 2007, la Médiathèque Intercommunale met en production une version non publiée du logiciel Koha, une sorte de pré-version 3 dotée de fonctionnalités déjà avancées et qui, pour une partie d’entre elles, ont été développées par les jeunes informaticiens de Ouest Provence. Après 2 ans de ce fonctionnement en solitaire, le réseau va très bientôt se remettre dans les rails de la communauté internationale en intégrant, le 17 novembre prochain, la version 3 officielle (publiée en août dernier).Cette nouvelle version représente un saut technologique majeur, tant en termes de structure logiciel qu’en termes de services. Et pour ceux qui douteraient encore de la performance des logiciels libres et de Koha en particulier, voici, parmi d’autres, quelques nouveautés à retenir :

une procédure d’installation simplifiée : Koha 3 s’installe désormais en un tour de main sur toute plate-forme

un nouveau moteur d’indexation et de recherche de texte structuré : Zébra, conforme à plusieurs protocoles et langages d’interrogation, permet d’indexer de très grandes quantités d’information (jusqu’à plusieurs millions d’enregistrements) ; il gère l’encodage des caractères étendus UNICODE (comme ceux de l’arabe, du chinois, de l’hébreu, du japonais et du coréen) et dispose de fonctionnalités avancées telles que le classement des résultats par pertinence, la pondération des champs, la troncature, la lemmatisation, l’utilisation d’opérateurs de logique floue, une indexation spécifique à chaque langue, le tri…

l’ergonomie : les interfaces web de Koha destinées aux professionnels et aux usagers sont créées à l’aide d’un système de modèles de page facilement personnalisables (couleur et style)

L’OPAC, sans doute l’un des points forts de Koha 3, adopte une posture résolument 2.0 :

  • la recherche par feuilletage (= OPAC thématique) : permet de regrouper les documents dans une arborescence hiérarchique (classification Dewey ou toute autre classification hiérarchique)
  • la recherche par nuage de sujets : l’utilisateur peut visualiser en un coup d’œil les autorités du catalogue, présentées sous la forme d’un nuage. Plus la taille du mot est grande, plus le nombre de notices qui lui sont associées est important.
  • la recherche par liste : les bibliothécaires, mais également les usagers, ont la possibilité de créer des « étagères virtuelles » (paniers permanents), destinées à leur usage propre ou à un usage public
  • les commentaires sur notice : cette option permet à l’utilisateur (identifié) de commenter les titres du catalogue, participant à son tour à l’enrichissement de l’OPAC
  • les tags sur notices : l’utilisateur (identifié) peut indexer les notices du catalogue et alimenter ainsi le nuage de tags « adhérents »
  • le parcours des rayonnages : sur la notice exemplaire, l’utilisateur peut visualiser (pas en encore en 3D !) tous les documents mitoyens de celui qui a été interrogé. Du côté professionnel, c’est une fonctionnalité particulièrement précieuse pour les structures en réseau…
  • une génération dynamique de flux RSS à partir des critères de recherche : quand une recherche est effectuée, outre la liste des résultats habituels, l’utilisateur obtient l’URL du flux RSS correspondant aux critères de recherche utilisés, signalé par l’icône. Il sera ainsi informé sur son environnement personnel de l’intégration d’un nouveau document au catalogue correspondant au critère (mot-clé) choisi
  • la recherche par popularité : cette fonction permet à l’utilisateur de visualiser les titres les plus empruntés sur les 3, 6, 9 ou 12 derniers mois en fonction du type du document ou des bibliothèques concernées (dans le cadre d’un réseau)
  • la navigation à facettes est disponible dans l’interface professionnelle et dans l’OPAC. Elle permet d’affiner les résultats des recherches par l’utilisation de catégories à plusieurs dimensions, dites facettes, générées automatiquement sur des champs comme les auteurs, les sujets, les sites du réseau, les collections…
  • un élargissement de la recherche à WorldCat, Google Scholar et Bookfinder
  • un éditeur de l’actualité de la bibliothèque : des messages peuvent être diffusés sur l’interface professionnelle comme sur l’interface publique

Tous ces services avancés sont paramétrables par la bibliothèque, qui les active à volonté. Une documentation très complète de la V3 (en anglais et en français) est disponible ici. Et pour les impatients, vous pouvez d’ores et déjà consulter la V3 (même si toutes les fonctionnalités décrites précédemment n’ont manifestement pas été activées) sur le site de la bibliothèque de Delhi

Une affaire à suivre…

Koha : les BU d’Aix-Marseille (I,II,III) entrent dans la danse !

Nos collègues des SCD d’Aix-Marseille, qui nous avaient rencontrés en mars dernier à la médiathèque de Miramas pour un retour d’expérience de l’utilisation-contribution de Koha au sein de notre réseau Ouest-Provence, ont manifestement été convaincus de l’intérêt de rejoindre la communauté du libre. On se félicite donc de cette initiative, prometteuse à double titre. Le premier est que la commande comprend non seulement l’intégration (en réseau) du logiciel mais également le développement de la moulinette Sudoc → Koha (à compter d’octobre prochain), ce qui devrait intéresser quelques structures… Le deuxième est qu’il peut ouvrir des perspectives encourageantes en terme de mise en réseau (géographique) de nos catalogues respectifs (OPAC en particulier). Aux réseaux de lecture publique Ouest Provence et de SCD Aix-Marseille devraient ainsi raisonnablement s’adjoindre d’autres réseaux locaux, départementaux et régionaux. Suivez mon regard…

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