Bertrand Calenge répond à Bambou

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Il est des rencontres qui marquent et nourrissent une vie professionnelle, et celle de Bertrand Calenge en fait pour moi partie, comme pour beaucoup d’entre nous sans doute, qui avons pu lire, entendre, suivre, analyser, commenter… ses nombreux écrits et le long cours de sa réflexion professionnelle ; et encore aujourd’hui, alors qu’il prend très bientôt sa retraite, son tout dernier ouvrage¹ nous accompagne, continue d’interroger le présent et le sens de notre métier.

Au-delà de l’honneur que constitue pour moi la publication de cet échange sur Bambou, c’est aussi le plaisir de contribuer à la diffusion d’une pensée particulièrement féconde et exigeante, comme toujours bienveillante. Celle de Bertrand Calenge.

Qu’il en soit ici très vivement remercié.

« Bertrand Calenge, vous prenez votre retraite après un parcours professionnel particulièrement foisonnant. Quelles sont les expériences qui ont le plus compté dans votre carrière ? Êtes-vous heureux d’avoir choisi ce métier ? »

En plus de 40 années passées comme conservateur de bibliothèque, j’avoue avoir bénéficié d’une chance exceptionnelle : aux années maigres (les « seventies » giscardiennes) a vite succédé l’imagination libérée des années Lang, puis l’aventure de la décentralisation territoriale, puis le revival des bibliothèques universitaires. En même temps, la technicité du métier a migré du catalogue sur fiches aux outils numériques les plus sophistiqués. Et les bibliothèques sont réellement entrées sur la scène publique durant ces 40 ans, immense bénéfice d’image, mais aussi immense défi ! Autant dire que cette histoire n’a pas permis une seule seconde de pouvoir verser dans la routine !
Chaque poste que j’ai occupé a été une expérience unique. Mais évidemment je reste plus marqué par ce qui m’a sollicité le plus d’innovation et d’imagination. Trois expériences ont été majeures de mon point de vue :
– Servir, organiser et structurer un territoire, au plus intime de son mode de fonctionnement : mes années dans plusieurs bibliothèques départementales ont été magnifiques de ce point de vue, avec une tendresse particulière pour ce qui était alors la BCP de Saône-et-Loire, que j’ai eu la chance de créer, puis organiser pendant près de 10 ans.
– L’opportunité d’imaginer et créer l’Institut de formation des bibliothécaires, aventure qui a duré 6 ans avant la fusion de l’IFB dans l’Enssib, fut également passionnante, non seulement car elle accompagnait de profondes modifications des statuts des personnels, mais surtout parce qu’elle m’a obligé, avec mon équipe, à remettre à plat les compétences et savoir-faire nécessaires aux professionnels à la toute fin du XXe siècle.
– Avoir la possibilité d’innover pendant 10 ans dans ce très grand et très foisonnant établissement qu’est la BM de Lyon fut enfin une chance inouïe. J’ai pu à la fois approfondir les modalités d’évaluation d’un tel réseau, élaborer des outils de facilitation de la gestion professionnelle, et être étroitement associé voire conducteur de projets innovants qui ont contribué à faire rayonner cette bibliothèque riche autant de son patrimoine que de son activité quotidienne au service des Lyonnais et de sa capacité à l’imagination.

Fourviere et le bouquiniste
Fourvière et le bouquiniste

La curiosité est un beau défaut
La curiosité est un beau défaut

L'heure du journal
L’heure du journal

« Durant ce parcours, le métier de bibliothécaire a connu de profondes transformations. Quelles sont celles que vous retenez ? Faisons-nous toujours le même métier aujourd’hui qu’il y a 40 ans ? »

Avec du recul, je me rends compte qu’au fond mon activité s’est toujours orientée vers l’assistance et la formation aux bibliothécaires, et paradoxalement moins directement vers les publics. Cela est patent pour les trois expériences que j’ai citées, mais je pourrais en dire autant de deux autres, la rédaction en chef du BBF ou pour finir la direction des études de l’Enssib. C’est sans doute pour cette raison aussi que depuis le début de ma carrière je ne peux m‘empêcher de publier articles et livres à l’attention de mes collègues…
Les formes de ce métier ont énormément évolué, et pas seulement pour des raisons technologiques. Il me semble que les bibliothécaires ont plongé dans la ville comme toutes les tensions et passions urbaines se sont immergées dans la bibliothèque. Il en est ressorti quelques évolutions majeures : la nécessité de savoir communiquer, le souci prioritaire d’inscrire l’action professionnelle dans des politiques publiques, et une exigence de service au plus près des publics.
Ce qui me frappe le plus, c’est le double mouvement professionnel qui s’est fait jour :
– Les bibliothécaires ont appris à organiser rationnellement et à maitriser ce qui avant n’était que fruit d’une tradition des pratiques professionnelles, en termes d’évaluations, de processus, etc.
– Paradoxalement, plus les technologies numériques virtualisent en quelque sorte la bibliothèque et l’information, plus la société est en demande de médiation humaine professionnelle. Le bibliothécaire d’aujourd’hui doit être aussi bien versé dans le numérique qu’immergé dans la médiation, sans pour autant négliger cette autre exigence inchangée : qu’il soit curieux et cultivé…

sourire en terrasse
Sourire en terrasse

les deux vieux
Les deux vieux

Deux visages deux regards
Deux visages deux regards

« Vous avez initié les politiques documentaires en France et fortement contribué à leur développement, tant par vos publications que par les groupes et rencontres professionnels que vous avez initiés et animés. En 2015, soit plus de 20 ans après la parution de votre 1er ouvrage, les demandes de formation en Poldoc sont croissantes et ne se limitent plus désormais à la question des acquisitions et du désherbage. Comment expliquez-vous une si longue « gestation » ? »

Cette question rejoint pour moi la précédente : il a fallu mener de front un processus de réflexion structuré sur les modalités de l’action publique à travers les collections, et opérer un renversement de regard qui considère comme centrales non plus les collections elles-mêmes, mais les multiplicités de besoins et d’usages des publics. Double évolution / révolution qui ne pouvait en aucune façon s’opérer instantanément ! De plus, le bibliothécaire est naturellement un être pragmatique : il essaye, regarde l’expérience d’un autre, tente à son tour, modifie tel ou tel point, etc. Si le processus est long dans ces conditions, il présente l’avantage de conduire à des convictions et méthodes fermement maitrisées.
Les 20 années en question ont été aussi une randonnée découverte. Partir des acquisitions était une évidence, arriver jusqu’à la question de la médiation documentaire supposait un long voyage, que la MIOP est une des rares à avoir parcouru jusqu’au bout ! Or ce voyage n’est jamais accompli par tel ou tel penseur seul. En matière professionnelle, c’est un chemin à parcourir en équipes, avec les enthousiasmes stimulants, mais aussi avec les inévitables réticences ou lenteurs !

les bas de demi-saison
Les bas de demi-saison

élégance
Élégance

vision fugitive
Vision fugitive

« Les technologies du numérique se sont emparées des bibliothèques, tant en termes de sélection que de médiation des contenus. Cette réalité d’hybridation des collections rend l’exercice du métier plus complexe et n’est pas, en plus des autres transformations à l’œuvre (nouveaux supports et usages de lecture, transition bibliographique, mises en réseau d’établissements, etc), sans susciter des peurs, des résistances… Quel regard portez-vous sur cette évolution/révolution ? »

Je ne suis pas sûr que le terme de « peurs » convienne vraiment ici. Il m’apparait clair que les professionnels connaissent aujourd’hui leur accointance nécessaire – voire leur dépendance – aux technologies du numérique et l’acceptent. Au fond, je parlerais plutôt de vertige grandissant : la première et facile accoutumance aux outils professionnels (j’ai réalisé ma première base de données de thésaurus sur le minuscule écran vert d’un petit IBM en 1983 !) s’est faite aisément, la mutation des documents sous une forme numérique a pris plus de temps (encore que ce soit maintenant largement acquis en musique notamment), le fait que grâce au numérique toute information devienne document potentiel donne déjà le tournis (comment se retrouver dans l’abondance des big data, à défaut même de la maitriser ?), enfin l’immersion même des publics dans ces technologies introduit un nouveau défi, celui du partage, de la prise de parole. Ajoutons à cela que cette évolution se développe dans un contexte juridique et économique extrêmement tâtonnant voire sauvage, pour comprendre le vertige que j’évoquais. Et nous n’en sommes sans doute qu’au début !
Ceci dit, je me méfie de la sidération technologique, et je conserve à l’esprit que le bibliothécaire est d’abord un metteur en ordre et en sens, un gardeur de traces, et un médiateur actif. Il doit l’être avec ou sans les technologies numériques. Mais il est clair qu’il ne peut plus l’être aujourd’hui sans ces dernières, et qu’elles offrent voire suscitent des possibilités extraordinaires !

acrobate : l'instant 1
Acrobate : l’instant 1

Verticales...
Verticales

quand j'étais danseur
Quand j’étais danseur

« On vous sait passionné de photographie, un domaine également très investi par le numérique. Peut-on faire là un parallèle avec l’évolution du livre ? »

Les contenus textuels du livre et les contenus iconiques de la photographie sont également traduisibles en bytes numériques, c’est ce qui les rend très proches. D’ailleurs, les bibliothèques sont nombreuses à acquérir, conserver et valoriser des fonds de photographies : la BM de Lyon – encore elle ! – dispose de près de 700 000 photographies dans ses collections, dont des milliers de chefs-d’œuvre, raretés inestimables qu’elle met en scène régulièrement. Néanmoins, je pense que le numérique a beaucoup plus bouleversé la photographie que le livre, d’abord parce que les formats de fichiers photo permettent d’obtenir et de conserver une énorme « épaisseur » d’information (la moindre image au format RAW de votre appareil photo pèse ainsi facilement plus de 40 MO : « une image vaut mille mots » dit un proverbe chinois !), ensuite parce que les technologies ont permis une immense appropriation sociale de la photographie, qui désormais a envahi la vie quotidienne, et s’échange quotidiennement sur les réseaux sociaux (le moindre téléphone portable est désormais doté d’un excellent appareil photo !) : ça, c’est véritablement innovant² ! D’ailleurs, la BM de Lyon, pour constituer ses collections photographiques régionales contemporaines, a recours aux dons numériques de nombreux contributeurs, qui en moins de 8 ans ont apporté plus de 10 000 clichés ! Je suis d’ailleurs fier de participer aujourd’hui personnellement à cette entreprise³.
Mon intérêt pour la photographie est ancien, effectivement, et je considère ce mode d’expression aussi puissant que le livre, tant par ses qualités documentaires que par ses possibilités narratives et esthétiques ! Cet intérêt se mêle en outre pour moi à la pratique photographique, activité à laquelle je peux me livrer de plus en plus, avec bonheur : c’est ma façon de raconter des histoires, moi qui n’ai guère de talent littéraire. Et j’apprécie particulièrement la photo de rue, qui me fait rencontrer mes contemporains avec une surprise toujours renouvelée et une émotion intacte. Au fond, ce sont ces personnes-là qu’en tant que bibliothécaire j’ai voulu servir pendant plus de 40 ans, et que je retrouve encore dans leur vie de tous les jours…. C’est une forme de respect et de continuité.

black stairs
Black stairs

Bienveillance barbue
Bienveillance barbue

Chaleur lyonnaise
Chaleur lyonnaise

¹La bibliothèque et la médiation des connaissances / Bertrand Calenge. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, février 2015

²Ecoutez ce très intéressant podcast assez court (30’) de France Culture : « La mise en flux des images. Ce que le numérique fait à la photographie ».

³la collection Photographes en Rhône-Alpes

Les fantômes du funiculaire
Les fantômes du funiculaire

Reflet matinal
Reflet matinal

autophoto
Auto-photo

→ Voir la page Wikipédia consacrée à Bertrand Calenge

→ Voir le blog (« Carnet de notes ») de Bertrand Calenge

→ Voir les publications de Bertrand Calenge au Cercle de la Librairie

→ Voir le site Poldoc, conçu et animé par Bertrand Calenge

→ Voir toutes les photos de Bertrand Calenge sur Flickr

Exemplarisation des romans : le protocole de la MIOP

de-multiplier-x1-x2-x3-x4-x5-x6Dans la continuité de ses travaux de politique documentaire, la MIOP (et plus particulièrement le département Langues et Littérature, sous la conduite de Sylvain Borzillo) a mené une réflexion sur la question (l’éternelle !) de l’exemplarisation des romans, avec l’objectif de définir une règle commune en la matière, et ainsi d’objectiver des pratiques d’acquisition jugées encore trop empiriques et variables selon les personnes en charge de ce(s) domaine(s). Ajoutons bien sûr la finalité de mieux répondre aux attentes de nos usagers, dont les appétits de lecture se mesurent notamment aux longues files de réservation qu’ils génèrent, lesquelles portent le plus souvent sur des auteurs ou titres à forte audience, tels Musso, Neel, Saint-Mars, Ruffin et autres grands prix littéraires. Bien sûr, il ne saurait être ainsi question d’indexer la politique d’acquisition sur le cours des suggestions d’achat, pas plus que de prétendre garantir une disponibilité permanente des best sellers au catalogue de notre réseau. Mais il s’agit pour le moins d’en augmenter le taux, par une gestion plus modulée et contextuelle de l’exemplarisation des titres, en corrélation avec leur l’activité médiatique et de prêt. Et ce, sans compromettre la qualité et la diversité des contenus et des formes qui composent la collection.

A vos commentaires !

 

MIOP / protocole d’exemplarisation pour les romans

…………….

Définition

Grâce à son système de réservation à distance, la population du territoire Ouest Provence peut accéder aisément à une collection entièrement mutualisée, riche de 230000 documents et répartie sur les différentes médiathèques du réseau. Ce dispositif favorise le développement d’une offre encyclopédique très large, qui maximise la collection en même temps qu’il sert une logique d’économie d’échelle. Dans cette dynamique de mise en commun des ressources catalographiques, la question de l’exemplarisation ne saurait être appréhendée de manière empirique et intuitive par les différents professionnels en charge d’une responsabilité documentaire ou d’un département. Elle nécessite au contraire d’être saisie formellement, avec le triple objectif de gagner en cohérence dans la gestion en réseau de la politique d’acquisition, d’objectiver la relation à l’usager (qui s’opère notamment dans le cadre du service de suggestions d’achat à distance) ainsi que d’augmenter le taux de disponibilité des titres à forte audience.

Le cas des livres de fiction (romans surtout) est ici plus particulièrement* interrogé, au regard de la forte pression exercée par les publics sur cette catégorie d’ouvrages (et, parmi eux, les titres les plus médiatisés) et, en réponse à celle-ci, des limites budgétaires nécessairement imposées aux responsables de ces domaines. Notons que cette contrainte n’est pas l’unique variable d’ajustement, la dimension de construction intellectuelle de la collection ayant également son importance dans le processus de décision d’achat.

La présente règle consiste donc à établir des critères et ratios, tout en réévaluant à chaque exercice budgétaire leur efficacité et conditions de faisabilité. Applicable aux documents « uniques » (monographies, « one shot »), cette convention exclut les publications en série, étant entendu qu’il est impossible d’anticiper le nombre de tomes d’une série comme d’en prévoir l’évolution. L’exemplarisation des séries sera donc appréciée au cas par cas par le bibliothécaire responsable de cette collection.

*Des règles spécifiques seront établies pour les autres départements adultes, notamment en Art, Musique, Cinéma.

Protocole

La règle d’exemplarisation des monographies (ou romans « one shot ») repose sur une distinction entre exemplarisation a priori et a posteriori. L’exemplarisation a priori renvoie à l’acquisition du document par le bibliothécaire lors de la première commande. À contrario, l’exemplarisation a posteriori vise à répondre après coup au succès rencontré par un document auprès des usagers de la médiathèque. Ce schéma d’exemplarisation en deux temps assure un bon équilibre entre politique de l’offre et politique de la demande, l’exemplarisation a posteriori permettant en effet d’ajuster l’exemplarisation a priori à la demande réelle du public.

  1. Exemplarisation a priori des documents
Exemplarisation « Basique » Exemplarisation « Médiane » Exemplarisation « Réseau »*
1. Intérêt du document pour la collection    × ×
2. Fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre    ×   ×
3. Document dans le top 10 des ventes Decître       ×
Nombre d’exemplaires à acheter 1 3 6

*l’exemplarisation « Réseau » ne préjuge pas de l’intérêt du document pour la collection mais reflète simplement l’attente du public.

L’exemplarisation a priori repose sur une partition des documents en trois catégories d’exemplarisation : « Basique », « Médiane », « Réseau ». Selon qu’un document se rapporte à l’une ou l’autre de ces catégories, il est automatiquement exemplarisé dans la fourchette basse suivante :

  • exemplarisation dans la catégorie « Basique » = 1 exemplaire acheté
  • exemplarisation dans la catégorie « Médiane » = 3 exemplaires achetés
  • exemplarisation dans la catégorie « Réseau » = 6 exemplaires achetés

NB : ce décompte intègre aussi le format RG (romans en gros caractères).

Pour définir la catégorie d’exemplarisation auquel se rapporte un document, le bibliothécaire se base sur trois critères :

  1. l’intérêt du document pour la collection (critère interne fondé sur la connaissance qu’a le responsable documentaire de son domaine et de sa collection)
  2. le fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre du document (critère interne basé sur l’expérience acquise par les bibliothécaires au contact des usagers)
  3. la présence du document dans le top 10 des ventes de la librairie Decître (critère externe renvoyant à la notion de best seller)

Lorsqu’un document présente un intérêt pour l’enrichissement de la collection du domaine, sans préjuger de son audience, il entre alors dans la catégorie « Basique » et n’est acquis qu’en un seul exemplaire.

Quand un document remplit à la fois le critère d’intérêt pour la collection (1) et celui de fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre (2), il entre alors dans la catégorie « Médiane » et est acquis automatiquement en trois exemplaires.

Enfin, si un document présente un fort intérêt avéré du public de la médiathèque pour l’auteur ou le genre (2) et qu’il est de plus présent au top 10 des ventes Decître (3), il entre alors dans la catégorie « Réseau » et le bibliothécaire l’acquiert en six exemplaires.

Ce faisant, le bibliothécaire exemplarise les documents en suivant une démarche objective, basée sur des critères de choix établis et communs.

Cependant, cette exemplarisation a priori ne définit qu’une fourchette basse : elle ne préjuge pas de l’évolution de la demande une fois le document mis en rayon. C’est pourquoi intervient, dans un second temps, la règle d’exemplarisation a posteriori du document.

          2. Exemplarisation a posteriori des documents

Afin d’adapter au mieux l’offre à l’évolution de la demande, il apparaît nécessaire de réajuster l’exemplarisation : c’est le rôle de l’exemplarisation a posteriori. Celle-ci s’appuie sur l’activité de réservation, un indicateur en temps réel de la pression exercée sur un titre présent au catalogue de la médiathèque. Indépendamment de sa catégorie initiale (« Basique », « Médiane », « Réseau »), chaque document est ainsi automatiquement exemplarisé dès lors que le nombre de réservations dépasse un seuil supérieur à cinq réservations par exemplaire. Notons que cette opération de suivi est facilitée par l’usage du logiciel Koha, qui propose la consultation d’un rapport (« Ratios de réservations pour calculer le nombre d’exemplaires nécessaires »), permettant de visualiser le nombre des réservations en cours, titre par titre.

Koha-file des réservations

L’exemplarisation a posteriori s’effectue donc mathématiquement :

  • un titre disponible en un seul exemplaire et réservé plus de 5 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en deux exemplaires et réservé plus de 10 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en trois exemplaires et réservé plus de 15 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en quatre exemplaires et réservé plus de 20 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en cinq exemplaires et réservé plus de 25 x est racheté 1 x
  • un titre disponible en six exemplaires et réservé plus de 30 x est racheté 1 x

Ces seuils définissent une fourchette haute qui complète la fourchette basse de l’exemplarisation a priori. Le maximum d’exemplaires pour un titre est donc fixé à 7, soit un exemplaire pour chaque site du réseau de la médiathèque. Il convient de préciser que ces seuils peuvent être, le cas échéant, révisés, au regard notamment des contraintes budgétaires et de volumétrie.

Conclusion

Cette règle d’exemplarisation en deux temps, basée sur la distinction entre exemplarisation a priori et a posteriori, permet au responsable documentaire de gérer plus rationnellement le développement de sa collection, ainsi que d’objectiver sa décision d’acquisition, en réponse à une sollicitation de plus en plus pressante de la part des usagers. Elle s’inscrit dans une démarche de méthodologie de travail (que formalise l’outil « fiche domaine« , outil de pilotage et de transmission), qui met notamment en évidence la dimension contingente de la collection, produit d’une nécessaire tension entre l’offre et la demande.

Les documents les plus empruntés en bibliothèque publique en 2014

La MIOP ayant fait partie des 94 bibliothèques* de lecture publique (utilisatrices des SIGB Koha ou Orphée**) sélectionnées par le Ministère de la Culture et de la Communication pour participer à une enquête portant sur les titres les plus empruntés en 2014 (dans les 4 domaines suivants : fiction adulte, documentaire adulte, BD tout public, jeunesse hors BD) en bibliothèque publique, Bambou se fait l’écho de ces principaux*** résultats :

Fiction ACliquer sur l’image pour + de lisibilitéEssaisCliquer sur l’image pour + de lisibilitéBDCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Titres JCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Top 10 titres les + empruntésCliquer sur l’image pour + de lisibilité

Sans véritable surprise, ces résultats attestent d’un écart important entre la réalité de la demande (représentée par le palmarès des prêts) et celle de l’offre (représentée par le palmarès des acquisitions). A cet égard, l’exemple le + significatif est celui du roman de Pierre Lemaitre (« Au revoir là-haut »), ouvrage le + emprunté en bibliothèque publique (et 41ème du top des ventes en librairie), toutes catégories confondues, mais seulement en 331ème position dans le palmarès des documents les + acquis par les bibliothécaires. A l’inverse, on retient également le 2ème rang, dans celui des ouvrages les + acquis, du roman de David Foenkinos (« Charlotte ») et sa modeste 253ème position dans le palmarès des prêts.

Au-delà de ces différents résultats comparatifs de titres, et tout en rappelant qu’une collection se doit d’être toujours le produit d’une tension entre l’offre et la demande****, cette enquête-baromètre alimente un peu plus la réflexion à mener aujourd’hui en matière de politique documentaire, les bibliothèques étant plus que jamais confrontées à des pressions et contraintes multiples dans leur activité de diffusion (sélection-médiation) publique de la connaissance : suggestions d’achat,  budget, espace, production éditoriale, vecteurs…

Sujet à suivre sur Bambou, avec la restitution prochaine d’un travail réalisé à la MIOP sur la question de l’exemplarisation.

* Ces 94 bibliothèques desservent 2,1 millions d’habitants (276 000 emprunteurs) et ont réalisé en 2014 plus de 5 millions de prêts et 230 000 acquisitions.

**Ces 2 systèmes ont été retenus en fonction de leur capacité à construire un échantillon représentatif (suite à une étude conduite par le Service du Livre et de la Lecture sur la qualité des données statistiques produites par les SIGB et leur représentativité).

*** voir le rapport complet de l’enquête

**** qui évite par conséquent le choix binaire entre une collection indexée sur le cours de la demande et une collection de nature exclusivement prescriptive

La MIOP recrute un responsable de pôle jeunesse (assistant de conservation)

Llogo-cartouche MIOPa MIOP recrute un(e) assistant(e) de conservation (H/F), appelé(e) à exercer la fonction de responsable de pôle (département jeunesse) au sein du réseau* des médiathèques Ouest Provence.

→ voir l’annonce de poste

→ voir la fiche de poste (détaillée)

*le poste se situera sur le site d’Entressen

NB. Les candidatures sont à adresser avant le 28 juin 2015 

+ d’infos :

La PoldAC de la MIOP

Une fois n’est pas coutume, la politique de l’action culturelle entre dans l’actualité de Bambou : il était temps !
C’était en effet une absente remarquée car la Poldoc et la Poldac, en bonnes co-équipières, sont bien les deux jambes sur lesquelles repose (et avance) la MIOP.

D’un point de vue organisationnel, ces 2 directions managent l’ensemble des équipes de bibliothécaires, sous l’autorité de la directrice de la MIOP.
La Poldac dispose également d’un service support qui mène les actions relevant de la lutte contre l’illettrisme et coordonne l’ensemble des projets culturels menés par la MIOP.

Organigramme Poldoc-PoldacCliquer sur l’image pour gagner en visibilité

Le grand chantier de la formalisation
A l’instar de la Poldoc, il y a quelques années déjà, la Poldac mène une réflexion sur l’élaboration d’une politique contractuelle qui permet d’asseoir la programmation culturelle sur des objectifs bien définis et connus par tous.
Elle évite ainsi de positionner l’action culturelle comme « une cerise sur le gâteau » mais bien plutôt comme une mission essentielle de la médiathèque, qui considère les publics dans leur diversité et leur singularité. L’enjeu n’est pas alors, seulement, d’attirer des lecteurs mais de tisser des liens durables, d’apporter à la population d’un territoire de bonnes raisons de fréquenter l’espace de la médiathèque. Est là posé le principe d’une politique à long terme, qui structure et pérennise l’action culturelle au-delà des évènements et des motivations individuelles, en définissant les conditions d’une dynamique professionnelle et d’une qualité de service.

Ces objectifs sont définis en termes de publics (Qui ?) et de collections (Quoi ?) cibles et font écriturel’objet d’un cahier des charges précis pour faciliter la gestion de projets (Comment ? Quand ? Avec qui ?). Les objectifs stratégiques (Pourquoi ?) définissent les orientations générales et mettent en synergie l’ensemble du dispositif.

La rédaction d’une charte de l’action culturelle résultera de ce chantier et devrait voir le jour début 2016. Elle synthétisera les conclusions de ces travaux.

La méthodologie
Chaque département organise des comités techniques d’action culturelle thématiques. Certains comités peuvent associer plusieurs départements. Leur point d’accroche est soit une typologie d’actions existantes, soit une cible à atteindre.

Par exemple, le département Jeunesse, qui disposait déjà d’une programmation culturelle conséquente a, dans un premier temps, reconsidéré celle-ci par type d’actions. 9 typologies ont ainsi émergé et chacune a donné lieu à un comité. Chaque agent du département s’est positionné sur un comité dans la proportion de 3 à 6 personnes par comité. Chaque comité s’est réuni une à trois fois. L’ordre du jour consistait à réinterroger les pratiques en renseignant une fiche typologique qui détaille, sur le thème, les actions existantes, les idées à développer et les pistes à explorer. Ce document référent permet de synthétiser la thématique et de projeter son évolution.
Un autre exemple, celui du département Art, Musique, Cinéma. Ce département souhaitait ré-envisager l’ensemble de sa programmation ; les actions en cours n’ayant pas été estimées assez conséquentes pour constituer une base de travail, il a alors choisi d’aborder sa réflexion à partir de publics cibles. Quatre comités sont actuellement en cours correspondant à 4 types de publics à atteindre. Cette approche offre un focus plus large, amenant les membres des comités à considérer un ensemble de partenaires actifs et potentiels ainsi que de collections ciblées sur des thématiques adaptées aux spécificités de ses publics.

Ces différents comités offrent des depositphotos_13092725-Business-Trainingmoments d’échanges, d’analyse et de construction. Ils permettent aux agents de se distancier de l’existant, de mutualiser des pratiques et d’envisager la programmation à venir en termes d’objectifs définis et concertés. Ils permettent également de considérer les critères d’évaluation qualitatifs.
Par la suite, dès que les actions prévues sont mises en place, la fiche typo est mise à jour.
Chaque étape est présentée à la directrice de la politique de l’action culturelle par le responsable de département, ce qui permet d’ajuster les propositions si nécessaire, de proposer d’autres pistes et enfin de valider les conclusions. Cet échange individuel offre un lien et un travail de co-construction à tous les niveaux d’intervention.
Les tableaux de bord facilitent également la gestion de projet car ils détaillent les actions à mener, avec qui, à quel moment… Véritables feuilles de route, ils évitent ainsi les oublis et sources de stress dans la préparation et la mise en place des actions.

→ Les acteurs
Les bibliothécaires du département sont les principaux acteurs des comités pilotés par le responsable de département.
Selon l’ordre du jour, sont invités des bibliothécaires d’autres départements ou services comme Ville lecture, mais aussi des partenaires extérieurs (autres services culturels, politique de la ville, associations etc…).
La directrice de la politique de l’action culturelle intervient sur le cadrage et les différentes étapes de la fiche typo, en liaison étroite avec les responsables de département. Les responsables de service de l’action culturelle interviennent soit en tant que pilotes pour les actions qu’ils mènent directement, soit en tant qu’invités pour celles auxquelles ils collaborent, soit enfin en tant qu’aide à la décision (ressources sur le diagnostic territorial, ressources partenariales, etc…)

→ Leurs travaux

Définir :
• les publics cibles et les partenariats permettant de toucher ces publics
• Les collections concernées par le projet
• la typologie des actions du département ou du service et celles auxquelles ils peuvent s’associer
Établir
• un cahier des charges des actions (fiches typologiques et échéanciers, modalités de gestion de projet)
Rédiger :
• La charte de l’action culturelle du département

→ Leurs outils

1. Objectifs généraux de la politique de l’action culturelle
Nous relevons ici seulement des objectifs généraux de cadrage de l’action culturelle en médiathèque (soit non spécifiques à la MIOP). Ces derniers seront rédigés à la suite du travail mené en département.

Rappel des enjeux de l’action culturelle :

Les enjeux culturels
– Favoriser l’accès à la culture
– Développer le public de la médiathèque
– Renforcer la cohérence d’une politique culturelle de territoiresuperman
Les enjeux sociaux
– Favoriser le développement personnel, la confiance en soi
– Créer un espace d’échanges, un lieu de débat
– Développer la cohésion sociale, le « mieux vivre-ensemble »

2. Données démographiques et sociologiques sur la composition de la population du territoire
La population du territoire est une population jeune, peu diplômée, touchée par la précarité et la fragilité sociale. Plus d’un quart des habitants vivent dans des quartiers relevant de la politique de la ville.

3. Connaissance des partenaires et des dispositifs existants sur le territoire
Répertoire des partenaires actifs et potentiels (partenaires institutionnels, associatifs, services communaux, intercommunaux)
Quel que soit le type de partenariat, celui-ci conditionne la réussite du projet (sans partenaire, pas de public).

→ l’exemple du dispositif « Contrat de ville » (échelle intercommunale)
Un état des lieux précis a été établi par tous les acteurs sociaux du territoire et des axes ont été définis. Nous nous sommes associés à ce travail partenarial plus particulièrement sur le pilier « Cohésion sociale » qui intègre la santé, la réussite éducative, la citoyenneté, l’accès aux droits, l’intégration. Ce dispositif est un outil essentiel pour ajuster notre politique d’action culturelle aux réalités de notre territoire et occuper ainsi une place incontournable dans une politique globale cohérente.

4. Typologie des actions déjà menées par le département ou le service
Établir une check-list des actions pour les regrouper par catégorie permet de poser sa réflexion sur une base représentative. Cette mise à plat structure le travail par type d’action. Une fiche typologique détaille les actions concernées, leur préparation, leur mise en œuvre et leurs éventuelles évolutions (voir méthodologie).

5. Connaissance des actions menées par d’autres départements ou services
Certains projets permettent d’associer plusieurs départements ou services qui trouveront dans cette synergie une réponse adaptée à leurs objectifs en termes de collection, public et visibilité sans toutefois porter l’entière gestion du projet.

La politique de l’action culturelle aujourd’hui à la MIOP

→ Le service de l’action culturelle
3 entités constituent ce service support sous l’autorité de la directrice de la poldac. Chacune d’entre elles est managée par une responsable
1. Coordination
Ce service coordonne l’ensemble des projets d’un point de vue organisationnel : gestion de projet, calendrier, lien avec les services administratif, technique, communication et juridique. Une fiche projet rédigé par les porteurs de projets est leur principal outil de gestion. Il réalise et renseigne également les outils statistiques détaillées de l’activité de l’action culturelle. Il apporte les ressources nécessaire par sa connaissance du territoire.

2. Projets éducatifs
– Dispositif Coup de pouce clé : pour la prévention de l’échec précoce en lecture, en collaboration avec l’association pour favoriser l’égalité des chances l’école (Apféé). 35 clubs réunissant 150 enfants de CP, fragiles en lecture,Quartier Livre 2 005 sont accueillis 4 soirs par semaine de novembre à mai (hors vacances scolaires). 9 enfants sur 10 deviennent bons ou moyens lecteurs en fin de CP.
Ateliers d’expression : ateliers menés en direction de collégiens et lycéens par des conteurs, auteurs, musicien, pour faciliter leur expression orale mais aussi renforcer leur confiance en eux. Un exemple ICI.
Quartiers livre : bibliothèque de rue sous la tente en association avec la ludothèque dans des quartiers éloignés de Port-Saint-Louis du Rhône en particulier.

3. Ville Lecture : prévention et lutte contre l’illettrisme
Manifestations littéraires : Dispositif académique  lire-et-grandir-enfantdans le cadre de l’éducation artistique et culturelle.
Ce dispositif s’adresse au public âgé de 0 à 17 ans et vise à favoriser l’appropriation de la littérature jeunesse par la rencontre d’auteurs et de leurs œuvres : Lire et Grandir (petite enfance et maternelle-CP), Ivre de lire (7-11 ans) et M’lire (11-17 ans).
L’objectif premier de ces actions est de donner le goût de lire afin qu’il soit un facteur d’épanouissement et de réussite éducative tout en développant l’esprit d’analyse et la compréhension du texte et de l’image.
Un salon littéraire clôture chacune de ces 3 opérations.
Ateliers d’écriture : destinés à des publics éloignés de la culture ou en réinsertion, ces ateliers sont organisés en lien avec des partenaires sociaux et éducatifs (missions locales, dispositifs spécifiques de l’éducation nationale, maisons de retraite, centre d’accueil thérapeutique…). Reprendre confiance en soi, (re) prendre la parole, écouter, pratiquer l’écriture sous une autre forme que celle pratiquée en temps scolaire pour leur en redonner le goût, favoriser l’expression de l’intime et la créativité littéraire sont les principaux objectifs des ateliers.
Conte : le conte est un médium nomade, facile à transmettre. Il est porteur d’histoire, de cohésion sociale, accessible pour le plus grand nombre. Les conteurs programmés dans les médiathèques permettent de donner vie à la littérature jeunesse. Pour renouveler ce croisement conte 2des publics et des lieux, des parcours sont organisés au sein des établissements mais aussi du réseau des centres sociaux, maisons de quartiers (en direction des quartiers prioritaires) pour des veillées familiales. Des nuits du conte sont le point d’orgue de ces actions, moments privilégiés pour rassembler un public intergénérationnel.
Petite enfance : sur le principe que le goût de lire s’attrape aussi avant de savoir lire, les médiatrices du livre interviennent toute l’année dans les structures de la petite enfance et offrent aux tout-petits la découverte d’albums par une approche sensible.

→ Les départements thématiques
Les responsables de département pilotent la politique de l’action culturelle sous l’autorité de la directrice de la poldac. Les bibliothécaires participent à l’élaboration de la politique de l’action culturelle (voir comités d’action culturelle décrits plus haut) et sont les porteurs de projets.

Exemple de programmation régulière :
Rdv du mercredi (confrontation de points de vue sur une thématique jeune public), rdv-philo-c3a0-istresQuestions et bonbons (rdv philo pour enfants), rdv philo, rdv de l’art, rdv de l’artisanat, rdv de la petite enfance, cycle de conférences, collaboration avec la programmation théâtrale du territoire (adulte et jeune public)…

Exemple de programmation d’évènements annuels
Fête de la science, journées contre le SIDA, Histoire des minorités locales, Rencontres d’Averroès, …

La communication numérique et la mise en valeur de la programmation

→ L’agenda culturel
Depuis la rentrée 2014, la V2 du portAgendaail de la MIOP propose en ligne l’agenda de l’action culturelle et le blog.
Le programme culturel de la MIOP s’affiche désormais en images. Au-delà de la mise en valeur de la programmation culturelle de la MIOP, notre effort s’est concentré sur la diversification et la dynamisation des parcours de recherche de l’information mais aussi sur la mise en résonance avec les ressources physiques et numériques de la MIOP.
Ainsi, cette page offre 3 niveaux de lecture :
– en lecture directe sur la page d’accueil du portail, une information de première intention signale les prochains rendez-vous
– un clic sur l’image choisie et 2 volets se déplient autour du même visuel : à gauche des informations de contenu essentielles à la bonne compréhension de la proposition, à droite les modalités pratiques
– pour aller plus loin et explorer les liens hypertextes dans la zone de contenu où selon les projets, sont proposés étagères virtuelles, liens vers des ressources éloquentes sur le sujet, vers les sites des partenaires, programme plus complet d’une manifestation….
Un accès direct vers la programmation culturelle d’une seule médiathèque est également possible via les pastilles de couleur.
→ Le blog
Parce que la médiation culturelle ne se résume pas à l’annonce des rendez-vous,Blog il nous a semblé utile de partager certains de ces instants vécus.
Le blog Amamédiathèque rend compte en images des moments choisis, donnant ainsi corps à ce programme mis en œuvre dans les murs des médiathèques du réseau comme à d’autres endroits, dans les crèches, collèges et lycées, centres sociaux, ou encore sous la tente des Quartiers livres, au pied des immeubles.
Mais attention, Amamédiathèque n’est pas réservé à l’action culturelle ! Le blog mettra aussi en lumière, de temps à autres, quelques uns de nos services documentaires ou activités du métier, sur le même ton léger et vivant de ce journal de bord.

……….

Article de Pascale Ranchin (pascale.ranchin@ouestprovence.fr), Directrice de la Politique d’action culturelle de la MIOP

La chanson érotique

sea, sex and sunDe l’art de faire du buzz dans la profession, me direz-vous ! J’en conviens, mais Bambou ne pouvait passer sous silence ce dernier opus de notre collection de dossiers* numériques, aux contours particulièrement affriolants.

Et ce fut là un sujet d’autant plus utile à documenter et à synthétiser qu’il ne l’était pas jusqu’alors sur la toile, bien que fertile en playlists musicales, palmarès et autres sélections discographiques du même genre, à l’image de celle de nos collègues de la médiathèque de Béziers.

En guise de mise en bouche, le texte introductif de ce truculent dossier :

Parler de sexe dans la chanson française est une vieille tradition. Si le propos était abordé sans détours au début du XXème siècle, il s’est progressivement érodé, policé, ou parfois sublimé au fil du temps. Les textes se sont en quelque sorte assagis, en laissant libre au cours à un langage de plus en plus imagé.

Pourtant, de Fernandel à Yelle, en passant par Colette Renard et Doc Gynéco, la chanson française n’a pas sa langue dans sa poche. Et ainsi, tout au long du XXème siècle, les chansons coquines ont été souvent un reflet de notre société, de son rapport à la sexualité : insouciance de la Belle époque, chansons paillardes et libertines d’avant-guerre, 69 année érotique…

Ce dossier se propose donc d’en rendre compte, sans pudibonderie ni complexe !

Chansons sulfureuses, au vocabulaire explicite, voici le sexe, au sens propre. Le sexe dans le texte et le texte à voix nue. Musique !

 

* voir à ce sujet l’article consacré aux dossiers documentaires de la MIOP, paru dans l’ouvrage « Produire des contenus documentaires en ligne : quelles stratégies pour les bibliothèques ? », Presses de l’ENSSIB, collection La Boite à outils N°30. (Cf. Billet Bambou)

La MIOP recrute un assistant de conservation

Llogo-cartouche MIOPa MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un assistant de conservation (H/F), appelé à exercer la fonction de responsable de pôle (département Science, Sport, Vie pratique) au sein du réseau* des médiathèques Ouest Provence. → voir l’annonce de poste → voir la fiche de poste (détaillée) NB. Les candidatures sont à adresser avant le 28 février 2014 *le poste se situera sur le site d’Istres + d’infos : → la MIOP en chiffresMédiathèque Istres → la MIOP en MAP → la MIOP en campagne l’histoire de la MIOP → les billets MIOP de Bambou → la Poldoc de la MIOP → le portail de la MIOP → le catalogue de la MIOP → l’organigramme de la MIOP

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