Catherine Jackson répond à Bambou

Dans le cadre de ses différents entretiens réalisés avec des enseignants-chercheurs et des professionnels des bibliothèques, Bambou a le plaisir de recevoir en cette rentrée Catherine Jackson, qui nous livre son regard éclairé sur la réalité de la littérature professionnelle et sur ses perspectives d’évolution.

Catherine Jackson, votre parcours professionnel* n’est pas sans exprimer une forme de complémentarité entre la fonction de praticienne des bibliothèques et celle, présente, de chargée de mission pour les Presses de l’Enssib. La collection La Boite à outils, que vous dirigez depuis 2009, n’est-elle pas à l’image de cette double expérience, qui associe praxis et méthode, action et réflexion ?

Cette double articulation est à l’origine de la collection et correspond au profil de son
fondateur, Bertrand Calenge [1]. Alors directeur de l’IFB (qui rejoindra l’Enssib), il crée la collection la Boîte à outils (BàO) en 1995 dans le prolongement de l’activité pédagogique de l’institut, en particulier de la formation continue [2]. Sa double expérience, alors très singulière à l’échelle d’une collection, caractérisait fortement son activité de conservateur des bibliothèques, praticien de terrain et auteur de nombreux ouvrages de réflexion.
Le fait de créer une collection exclusivement dédiée à la profession et aux sciences de l’information et des bibliothèques, portée par l’école même, qui par-là inaugurait une fonction éditoriale inédite, témoigne de la relation fondamentalement pédagogique qu’il entretenait avec sa communauté professionnelle. Le titre même de la collection, la Boîte à outils, assumait la rupture avec la littérature universitaire traditionnelle tout en redéfinissant, métaphoriquement, l’entreprise didactique qu’il proposait.

Bertrand Calenge était une « boîte à idées », un inventeur de formes et un visionnaire. Par bien des aspects, la BàO a fait matrice pour un ensemble d’autres publications dans notre champ, qui s’en inspirent ou s’en distinguent.
Le cadre qu’il a déterminé dès la création de la collection reste opérant, et je me plais à le reconnaitre régulièrement :
– un prix fixe (actuellement 22€ pour la version imprimée), un nombre de pages régulier, des auteur-es payé-es et sous contrat
– un ouvrage thématique, toujours collectif, coordonné par un ou une professionnel-le des bibliothèques, la prise en compte à la fois des bibliothèques territoriales et des bibliothèques universitaires, voire d’autres lieux de la documentation (CDI, archives, fonds spécialisés…), des apports méthodologiques et techniques associés à des retours d’expériences concrets, attachés à tel ou tel établissement ou territoire.

En prenant la direction de cette collection [3], j’ai souhaité maintenir ce montage de registres et de variétés d’interventions. C’est à mon sens ce qui fait l’originalité de cette collection. Au fil des ans, et à mesure de l’émergence de thématiques plus transversales, mais toujours rapportées à la bibliothéconomie (comme l’innovation, le jeu, ou l’accueil des migrants) j’ai encouragé la participation et l’écriture d’autres acteurs, associés à nos activités ou partenaires – des journalistes, des personnels de musée ou de collectivités, des chercheur- es, des formateurs et formatrices, des artistes, des designers…


En parcourant la très grande richesse et diversité des titres qui composent à ce jour le catalogue de La Boite à outils, on mesure non seulement le nombre et la qualité des contributions ainsi réalisées, mais aussi, à travers elles, le cheminement et la vitalité d’un métier, dans ses composantes de plus en plus multiformes. Après 12 ans de publication continue, que retenez-vous de ce foisonnant parcours éditorial ? Que révèle-t-il de la réalité et de l’évolution de notre métier ?  

L’enthousiasme des auteur-es. Pour partager leurs pratiques, les stratégies qui ont fonctionné, les écueils à éviter, les outils utilisés, rendre compte du travail de terrain, renouveler les approches. Ce qui me frappe, dans nos ouvrages collectifs, c’est certes la diversité des établissements représentés mais plus encore le caractère humain de chaque projet exposé, l’investissement incroyable des professionnel-les dans leur activité, dans les grands établissements comme dans les petites bibliothèques. J’espère aussi que cet exercice d’intelligibilité de nos activités, qui passe par l’écriture et la tenue d’une collection, contribue à préserver une capacité d’expérimentation ou de décentrement, car il est difficile de composer avec les logiques de la reproduction institutionnelle.

Titres de la BaO

Comment éviter la tentation de la simplification, de la modélisation systématique ?

L’idée de la collection n’est pas d’éditer des « manuels », d’ériger ou de sanctifier seulement des « bonnes pratiques ». Ces apports sont nécessaires et étayent nos doctrines professionnelles mais nos titres s’attachent également à analyser la réalité du terrain, donnent à voir les contraintes, qui tiennent aux choix économiques et politiques de la tutelle, mais aussi aux structures, historiquement construites, et aux dispositions de la communauté professionnelle.
Je constate aussi combien il n’est pas inné de transposer une compétence professionnelle en un écrit intelligible, didactique.


De la genèse du projet à la production de l’objet éditorial (physique ou numérique), la chaîne de publication est un processus complexe qui comprend des phases de conceptualisation, de structuration, de concertation, de relecture, etc. Comment se détermine le choix d’un sujet ? Quelles sont pour vous les étapes les plus stimulantes de ce parcours éditorial ?

Chaque thématique est soumise et débattue au comité éditorial des Presses de l’Enssib, comme pour les autres collections [4]. Une partie des projets nous arrive directement par des collègues, avec leur note d’intention, parfois un pré-sommaire. La ou le collègue a en général mené à bien un ou plusieurs projets, au sein d’un établissement ou d’un réseau et souhaite partager son expérience, rendre compte des processus et des compétences à l’œuvre.
De mon côté, je suis toujours ravie quand une BàO se construit sur une proposition de collègue, car coordonner un ouvrage de cette nature est un gros travail et demande un engagement personnel conséquent. 

Il faut compter environ une année entre la construction du sommaire, le recrutement de l’équipe d’auteur-es, la mise en écriture, puis les relectures partagées, mises à jours des versions, pour aboutir à un tapuscrit prêt à entrer en fabrication (viendra ensuite l’étape de mise en page, relecture BAT, impression et commercialisation, puis la « vraie vie du livre » commencera avec sa diffusion et sa promotion).  Mon rôle est d’accompagner au mieux les responsables scientifiques de chaque titre pour construire un ouvrage dans l’esprit de la collection, d’entretenir un dialogue autour de l’écriture du livre.

Titres de la BaO

Une autre partie des titres provient de thématiques que je soumets au comité. C’est une démarche différente, au moins au départ. Pour cela, je fais feu de tout bois, avec une veille continue très large – d’informations, lectures et discussions professionnelles à l’observation des institutions politiques, culturelles et sociales en passant par les domaines de la recherche et des publication en SIB, et la fréquentation de la création contemporaine.

J’essaie d’identifier des sujets qui, soit n’ont pas été réinterrogés dans leur évolution depuis quelques années (la réinformatisation des bibliothèques, ou les résidences d’artistes par exemple), soit sont présents explicitement dans les pratiques des bibliothécaires et pour lesquels un ouvrage de première synthèse paraît pertinent (par exemple l’éducation artistique et culturelle ou le projet d’établissement), soit encore un thème émergent, pour les bibliothèques, mais documenté, saillant à l’échelle de la société (comme les pratiques participatives, les fake news, ou, à paraître, genre et bibliothèques).

Espérer répondre à des besoins professionnels, forcément plus ou moins bien identifiés, et proposer des titres plus exploratoires est un exercice qui me plaît, c’est toute la tension d’un catalogue d’éditeur, et, à mon sens, le rôle de l’éditeur-rice.

Cette programmation au long cours s’inscrit en priorité dans les domaines privilégiés de l’Enssib, école et éditeur académique [5] : les lignes de force de l’école (projet d’établissement, formations, initiale et tout au long de la vie, recherche, domaines d’expertises…) et les 2 autres collections de nos Presses (la collection Papiers, également relancée en 2008 et la collection La Numérique, créée en 2016). Par exemple, un ouvrage sur la science ouverte et les bibliothèques correspondrait mieux à la collection Papiers, qui publie des titres sur un spectre éditorial plus large (essais, état de l’art, recherche appliquée…), l’inclusion numérique, abordée dans la collection La Numérique via des études d’Emmaüs Connect, pourrait se décliner pour la collection la BàO, avec une dimension pratique ; l’axe historique est aussi à interroger, si les domaines de l’histoire du livre sont présents chez plusieurs éditeurs, publics et privés, l’histoire des bibliothèques, et de ses métiers, avec son volet prospectif, bénéficie de peu de visibilité.

Mais, heureusement, il n’y a pas d’algorithme pour monter une collection et développer un catalogue d’éditeur spécialisé, ni pour construire un livre, même avec un cahier des charges aussi contraignant que celui de la BàO. Il y a toujours une part de risque à prendre et à assumer, et une confiance à donner à ses auteur-es et aux lecteurs et lectrices de nos ouvrages, surtout dans nos niches de lectorat.

Cette collection publie une moyenne de 3 nouveautés par an, ce qui suppose beaucoup de sélection dans les sujets traités, et d’anticipation pour les différentes étapes d’élaboration. En effet, lorsqu’un thème, ses enjeux, son périmètre principal et angle d’attaque est validé par le comité, j’ai parfois du mal à trouver un-e coordinateur-rice partant-e pour s’engager dans l’aventure éditoriale.

Les collègues semblent, au fil des ans, de plus en plus submergé-es par leurs missions, et manquent de temps pour écrire et coordonner une publication, se permettre un pas de côté.

Par ailleurs, conduire des projets au cours d’une carrière, maitriser la gestion de projet, se spécialiser dans l’informatique documentaire ou le jeu vidéo, la médiation culturelle, l’encadrement ou les ressources électroniques … n’est pas forcément gage d’une posture réflexive sur ces activités et leur contexte, ou d’aptitude à coordonner une équipe d’une douzaine et plus de rédacteur-rices.
Participer à un livre, même « pratique », de type professionnel, relève du vaste ordre de l’écriture. La relation à l’écriture des collègues qui acceptent d’écrire est très variable, pour certain-es il y a des craintes à passer à l’acte, d’autres sont plus familier-es avec l’exercice. J’encourage beaucoup celles et ceux qui ne se « sentent pas capables » à se prêter à cette forme d’écriture, à se lancer, ré-écrire, faire relire, toutes catégories de personnels confondues. En général, l’exercice est profitable, apprécié et permet de prendre du recul sur sa pratique. Et « l’aptitude à l’écriture » [6] s’acquiert, je l’ai vérifié chez nombre de collègues ou d’auteur-es « récidivistes », au fil des ans et des livres.[7]

Le plus souvent, les titres de cette collection sont ensuite l’occasion de construire un stage Enssib de formation continue, avec une partie de l’équipe du livre, sur plusieurs sessions parfois. C’est ainsi un repartage de ses contenus, et une forme d’usage concret du travail effectué pour construire l’ouvrage. Cette collaboration régulière avec le service de FTLV de l’école témoigne d’une pertinence de notre collection.

Titres de la collection La Numérique
Titres de la collection La Numérique

Vous avez pu travailler avec un très grand nombre d’auteurs, aux profils très variés : chercheurs, enseignants, bibliothécaires, documentalistes, formateurs… Quels enseignements tirez-vous de ces multiples rencontres ? Peut-on considérer qu’il existe toujours un « vivier » de contributeurs potentiels ?    

Oui, bien sûr, potentiellement chaque bibliothécaire pourrait écrire. C’est aussi l’enjeu pour moi de cette petite collection originale : diversifier et renouveler les contributeur-rices, varier les profils. De même, rester vigilante à l’écart entre la doxa de la profession et la réalité des établissements.

Faire l’effort aussi d’aller chercher des collègues pas ou peu visibles sur les réseaux sociaux, qui n’ont pas eu l’occasion d’écrire. Je suis aussi vigilante à la présence de femmes dans les sommaires.

La question de « l’écriture professionnelle » m’intéresse beaucoup, c’est un sujet sensible. Je ne saurais la définir que par distinction : ce n’est pas une écriture « privée » ou littéraire, ni une écriture universitaire ou scientifique, les textes des BàO ne sont pas non plus des « Écrits au travail » [8], comme la pratique de l’écrit en situation de travail pour rédiger des rapports, règlements, documents d’évaluation, notes administratives, etc.
Peut-être des écrits « avec » et « à distance » du travail ? Et adressés prioritairement non pas à ses tutelles, hiérarchies mais à des confrères-lecteurs et lectrices dans une relation plus horizontale.

Je suis attentive au vocabulaire utilisé, à la clarté des titres et intertitres, aux effets de mode dans le style ou aux termes très connotés « administration », à la tentation parfois de normaliser les propos, de gommer l’ambiguïté de certaines situations ou leur complexité.

Le sommaire est longuement travaillé pour permettre une exploration du thème proposé, par facettes, qui doit permettre aux lecteur-rices de comprendre les enjeux à l’œuvre et d’établir leur propre feuille de route pour démarrer ou réactiver le projet dans son établissement. Il ne s’agit donc pas d’une addition de textes visant à épuiser la thématique mais d’un parti pris de départ, défini en amont avec la ou le responsable du volume. Pour autant, les formes d’écriture, les choix stylistiques des différentes contributions peuvent varier.  

Il y a parfois de belles surprises. Par exemple, le Mémento final, qui a pour but de reprendre les grandes étapes du projet, est traité de façon très inventive selon les coordinateur-rices.
J’avais relevé dans plusieurs Mémentos la récurrence de l’expression « À vous de jouer ! », qui caractérise bien l’esprit de la collection. Permettre, à partir de savoirs situés, une prise en main d’un sujet pour agir sur son territoire. 

Titres de la BaO

De ce point de vue, faire contribuer des personnes qui ne travaillent pas dans les bibliothèques est fructueux ; forcément, leur forme d’écriture décale, leur cadre de référence ouvre d’autres perspectives.

Les Glossaires font l’objet de beaucoup d’attention, et je propose parfois un Index, autant de facilitateurs de parcours de lecture. Faire tenir un programme aussi exigeant en 200 pages est une gageure. La BàO est une collection modeste dans ses moyens et son format et très ambitieuse dans ses attendus. Chaque titre édité est un beau tour de force pour la coordinatrice, ou le coordinateur du livre et son équipe d’auteur-es.

Il y aurait une étude à faire sur cette collection, qui rassemble plus de 600 auteur-es et va bientôt publier son cinquantième opus, et sur d’autres collections de cette nature. Qu’est-ce qui est dit ou se révèle de l’institution, de ses publics et de ses personnels, des métiers, qu’est-ce qui manque aussi… ?

Donc un vivier de contributeurs et de contributrices, oui. C’est plutôt la question du lectorat qui se pose, et de l’utilité de ce type de collection aujourd’hui.


Le paysage éditorial professionnel connaît aujourd’hui une mutation importante, marquée à la fois par des « suspensions » de collection (ex. la collection Bibliothèques du Cercle de la Librairie) et par une diversification de l’offre (avec notamment le développement des éditions pure player, à l’image de la collection La Numérique aux Presses de l’Enssib). Cette transformation à l’œuvre, en partie liée à l’évolution des pratiques de lecture, n’est pas sans provoquer une perte de lisibilité des différents modèles et processus éditoriaux, dans les secteurs de la littérature scientifique et professionnelle tout particulièrement. Quel regard portez-vous sur cette mutation ? Quel peut-être le rôle/la place de l’institution (à l’instar des Presses de l’Enssib) dans un tel contexte ?

Ce serait intéressant de disposer de données sur l’évolution des « pratiques de lecture » quant à la littérature de connaissance ou littérature professionnelle, dans nos domaines. Les usages, et les besoins, en prenant en compte plusieurs générations peut-être. Il y a peu d’études sur le sujet. Clotilde Vaissaire, formatrice et éditrice (éditions Klog) a fait un sondage, en 2019, à ce sujet : L’écrit, c’est fini ?
Elle livre ses impressions d’experte de l’information, et même si l’échantillon était faible, sa synthèse est à méditer.
Cela interroge l’évolution des compétences des professionnel-les des bibliothèques, les choix des organismes de formation et la nature des concours. De ce point de vue, le rôle de l’institution publique est bien sûr déterminant. Ce qui comprend la dimension économique d’une fonction éditoriale. Qui paie quoi, quel type de rentabilité souhaite-t-on, comment se fait la diffusion-distribution des ouvrages … ?

Les questions en vrac que je me pose :

La notion de « fonds pro » a-t-elle encore une réalité ? Y’a-t-il un budget fléché « fonds pro » dans les établissements ? Pour rester sur la collection de la BàO, comment circulent ces livres dans les établissements, qui les lit ou les consulte, hors préparation de concours, y’a-t-il des expériences d’appropriation collective dans les équipes ? Et maintenant que le Cercle de la librairie a mis fin à sa branche éditoriale, en particulier sa collection Bibliothèques, qu’est-ce qui va manquer aux collègues, et où va le budget précédemment accordé à ces acquisitions (imprimées) ?
Qui seront les éditeurs d’un futur « Le Métier de bibliothécaire » ? Comment les URFIST et les CRFCB utilisent la littérature professionnelle et nos ouvrages ? Idem pour les Bibliothèques de département, les responsables formations, et les BU ? Comment nous, école, et éditeur, pourrions-nous mieux faire connaître les contenus de cette collection, créer un «désir de lecture », un nouveau public peut-être ?

Les réseaux sociaux, mémoires d’élèves et d’étudiant-es ou mémos, dossiers des services régionaux du livre ou des associations professionnelles, les revues (comme Archimag ou Arabesques qui se consolide ces derniers temps), les rapports de l’IGB… ne sont-ils pas plus conformes aux attentes et besoins de la profession que des ouvrages [9] ?

D’autant que ces pratiques de lectures professionnelles, qui se concurrencent entre elles, avec une veille qui s’élargit aux podcasts, vidéo, flux divers, s’inscrivent dans une sphère d’accès gratuit, très plébiscitée.

A titre personnel, je suis convaincue de la nécessité de la bibliodiversité pour assurer une « autre » [10] mémoire de l’histoire du métier et surtout garder vivant l’écosystème de nos bibliothèques.  Ne pas se suffire de la littérature grise mais soutenir des collections exigeantes, qui prennent des risques, des revues solides, est une condition de survie à mon avis pour les bibliothèques, si elles veulent exister activement dans la bataille des politiques publiques. Les bibliothécaires ne sont pas naturellement du côté de la transmission des savoirs, la diffusion des connaissances, il s’agit bien de choix institutionnels. Et l’éditeur public spécialisé est aussi là pour soutenir les efforts de réinvention [11] de son champ d’investigation et participer à la production de savoirs des bibliothèques.

Pour revenir à l’Enssib, sa direction est justement en train de repenser la nature de ses Presses et de ses collections, en prenant en compte les priorités stratégiques de l’établissement ainsi que l’évolution du paysage éditorial en science de l’information et des bibliothèques. Rendez-vous en 2021 !


Je tiens à remercier chaleureusement Jérôme Pouchol qui s’intéresse depuis longtemps, et de près, aux questions de l’édition et de la transmission, de m’avoir invitée à cet entretien et contrainte… à écrire sur ma pratique professionnelle.


*Après une formation en lettres modernes, un DEA d’études cinématographiques et différents postes dans le domaine des bibliothèques en lecture publique puis en BU, Catherine Jackson a été cheffe de projet pour la création du service Questions ? Réponses ! de l’Enssib, puis chargée de mission pour les Presses de l’Enssib, où elle dirige plus particulièrement la collection La Boite à Outils et est assistante d’édition pour la collection La Numérique.


[1] Voir notre ouvrage, paru dans la collection La Numérique, qui lui est consacré 

[2] « …/… L’objectif de cette collection est tout entier dans son titre : nous ne vous proposerons ni état exhaustif d’une question, ni synthèse d’une recherche. Ces petits manuels ont la modeste ambition d’offrir un cadre de réflexion, une méthodologie étayée par quelques analyses, procédures, avertissements, témoignages, échéancier. Nous espérons qu’ils seront manipulés, annotés, confrontés aux réalités des projets que vous menez dans vos bibliothèques. Bertrand Calenge, Directeur de l’IFB ». Note d’intention insérée dans le premier titre publié de la collection, Organiser le libre accès, François Larbre (dir.) 

[3] Mise en sommeil quelques années, la collection est relancée en 2008 par Anne-Marie Bertrand, alors directrice de l’Enssib.

[4] https://presses.enssib.fr/presses-en-quelques-mots

[5] L’Enssib publie les ouvrages des 3 collections des Presses, 2 revues : le Bulletin des bibliothèques de France (BBF) et Balisages et un carnet : DLIS

[6] On peut écouter l’intervention de Martine Poulain sur son activité d’éditrice – son texte gagnerait à être publié – avis aux revues et éditeur-rices !

[7] Passés les concours, la compétence rédactionnelle est peu valorisée chez les bibliothécaires, sauf curieusement lorsque qu’il s’agit « d’écrire sur le web ».

[8] Josiane Boutet, « Écrits au travail », in Béatrice  Fraenkel (dir.), Illettrismes. Variations historiques et anthropologiques, Paris, BPI-Centre Georges Pompidou, 1993

[9] « Le problème, c’est que lire un livre demande un temps fou. Or nous vivons dans une culture de la citation, pas de l’engagement. Le nouveau contenu, c’est le contexte. », Kenneth Goldsmith : https://usbeketrica.com/article/interview-kenneth-goldsmith

[10] Pour paraphraser le titre du formidable livre de Jean-Yves Mollier, Une autre histoire de l’édition française (La Fabrique, 2015).

[11] Je renvoie à un début de réflexion sur ces questions, abordée lors d’une journée d’étude organisée par l’Enssib : « Publier le métier, quelles perspectives ? » (Estivales, 2019, Enssib) 

La véracité de l’information : quel enjeu pour les bibliothèques ? [captation audiovisuelle]

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu assister à la journée d’étude du 28 novembre dernier, organisée par Médiat Rhône-Alpes, en voici la captation audiovisuelle complète, divisée en 2 parties :

Perso 071

La 1ère partie comprend les interventions de :
Hervé Le Crosnier pour l’introduction
Grégoire Borst « Le cerveau en développement face aux Fake news »
– Julien Giry « Quelles réponses aux théories du complot et au conspirationnisme »
– Gérald Bronner « Une révolution pédagogique contre la démocratie des crédules »

Perso 075

– Pierre Haski  « Fake news, désinformation, liberté d’informer : le nouveau défi. »

Rose-Marie Farinella « Ateliers de détection d’intox à l’école primaire »

Anne Cécile Hivernât « Les ateliers EMI à la BML »

 

Pour en savoir + sur le sujet :

 

La véracité de l’information : quel enjeu pour les bibliothèques ?

Un évènement professionnel à ne pas manquer, que cette journée d’étude organisée le jeudi 28 novembre prochain à l’Université Lyon 1 par Médiat’Rhône-Alpes et consacrée au développement de l’esprit critique face à la diffusion de l’information sur Internet. Enseignants-chercheurs, journaliste et bibliothécaires présenteront ainsi tour à tour leurs travaux et actions menés dans ce domaine, en engageant le débat inter-disciplinaire et les échanges avec la salle.

Ceci n’est pas une fake news, venez nombreux !

Le programme de la journée :

En matinée

  • 9H30 : Introduction d’Hervé Le Crosnier, enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la documentation à l’Université de Caen Basse-Normandie, éditeur chez C&F éditions
  • 10H00-10H30 : Grégoire Borst, Professeur de Psychologie du développement et de neurosciences cognitives de l’éducation à l’Université Paris Descartes « Le cerveau en développement face aux Fake news »
  • 10H30-11H : Julien Giry, Docteur en sciences politiques et chercheur associé à l’université Rennes 1 « Quelles réponses aux théories du complot et au conspirationnisme »
  • 11H-11H45 : Gérald Bronner, Professeur de sociologie à l’université Paris Diderot « Une révolution pédagogique contre la démocratie des crédules »
  • 11H45-12H30 : Table-ronde (+ questions de la salle) avec les 3 intervenants, animée par Hervé Le Crosnier

Après-midi

  • 14H00-14H45 : Pierre Haski, journaliste-chroniqueur à France Inter, Président de l’association Reporters Sans Frontières « Fake news, désinformation, liberté d’informer : le nouveau défi. »
  • 14H45-15H30 : Rose-Marie Farinella, Professeur des écoles à l’école de Taninges « Ateliers de détection d’intox à l’école primaire »
  • 15H30-16H15 : Anne Cécile Hivernât, Bibliothécaire à la bibliothèque municipale de Lyon « Les ateliers EMI à la BML »
  • 16H15-16H30 : Échanges avec la salle
  • 16H30-17H : Conclusion de la journée

Publics : Personnel des bibliothèques des collectivités territoriales & Personnel des bibliothèques de l’enseignement supérieur

Date limite d’inscription : Vendredi 15 novembre 2019

Coût : gratuit

Lieu : Université Lyon 1 Bibliothèque Universitaire Sciences – Auditorium (RDC) 20, Avenue Gaston Berger 69100 VILLEURBANNE 

La MIOP s’agrandit !

Constituée en réseau intercommunal depuis 1995 (voir l’historique), la médiathèque Istres Ouest Provence poursuit son développement territorial en établissant un lien de coopération privilégié avec les bibliothèques de Saint-Chamas et de Saint-Mitre-les-Remparts. Ce nouveau dispositif d’extension*, engagé à titre expérimental, participe des orientations stratégiques de la politique culturelle de la Métropole Aix-Marseille-Provence, dont la lecture publique constitue le ressort principal**. Il s’appuie également sur une étude préalable de zone d’influence, laquelle a mis en évidence une forte attractivité des services de la MIOP auprès des habitants des communes limitrophes de Saint-Chamas et de Saint-Mitre-les-Remparts (voir ci-contre la part desdits résidents inscrits à ce jour à la MIOP). Zone d'influence de la MIOPDans ce contexte de proximité géographique et de communauté de pratiques, les deux communes ont établi une convention de mutualisation avec la métropole AMP, sans transfert automatique de leurs équipements et de leurs agents.

Navette 1.png

La population de Saint-Mitre-les-Remparts et de Saint-Chamas (soit au total plus de 14 000 habitants), pourra ainsi bénéficier des services suivants, sous conNavette 2.pngditions d’adhésion*, au réseau de la Médiathèque Istres-Ouest Provence :

– une carte d’accès gratuit à l’ensemble des services de la MIOP

– le service à distance de réservation des documents du catalogue de la MIOP (soit 220 000 documents)

– l’accès au service de navette inter-médiathèques (emprunts et retours des documents), permettant la livraison en 24/48H des documents réservés (à l’exclusion des œuvres d’art) sur le site du réservataire

– l’accès aux ressources numériques du portail documentaire : autoformation, presse en ligne, livres numériques pour enfants, plateformes musicales, Arte VOD, soutien scolaire, dictionnaires, animations scientifiques, collections patrimoniales locales, ressources libres de droit, etc.

– l’accès aux services de médiation numérique : nouveautés, suggestions d’achat, coups de cœurs, sélections du web, playlists musicales, dossiers numériques, agenda culturel.

*Cette 1ère phase de coopération (qui permettra d’engager, à court ou moyen termes, un processus d’intégration), vise à étendre le périmètre de diffusion des services de la MIOP à de nouveaux publics & territoires, à développer un esprit de solidarité communautaire en impulsant de nouvelles collaborations professionnelles, ainsi qu’à renforcer l’inclusion numérique des populations du territoire métropolitain.

**la délibération du 28 juin 2018 portant sur le Contrat Territoire Lecture (CTL), signé avec les services de l’État, a confirmé la mise en réseau des bibliothèques et médiathèques du territoire comme un axe majeur des politiques publiques menées par la Métropole Aix-Marseille. La création d’un futur portail documentaire métropolitain en constitue le fer de lance, parallèlement à l’opération culturelle annuelle « Lecture par nature »

 

La MIOP recrute un-e responsable de pôle

La MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un(e) assistant(e) de conservation, appelé(e) à exercer la fonction de responsable de pôle sein du réseau* des médiathèques Istres Ouest Provence.

→ voir l’annonce de poste
→ voir la fiche de poste détaillée

NB. Les candidatures sont à adresser avant le 31 mai 2019
*le poste se situera à la médiathèque de Port-Saint-Louis-du-Rhône

+ d’infos :
→ la MIOP en chiffres
→ la MIOP en MAP
→ la Poldoc de la MIOP
→ la Poldac de la MIOP
→ l’histoire de la MIOP
→ le portail web de la MIOP
→ l’organigramme de la MIOP

Calenge par Bertrand […] – Conférence enregistrée

Pour celles et ceux qui n’ont pu assister à la très belle rencontre professionnelle (à la fondation Gulbenkian, le 26 nov. 2018) autour du blog et de la mémoire de Bertrand Calenge, vous pouvez l’écouter ici dans son intégralité

FireShot Capture 001 - Calenge par Bertr_ - https___gulbenkian.pt_paris_evento_calenge-par-bertrand_

Calenge par Bertrand

http://www.enssib.fr/presses/catalogue/calenge-par-bertrand-parcours-de-lecture-dans-le-carnet-dun-bibliothecaire#presentationCe mardi 17 juillet est un grand jour pour celles et ceux qui ont connu Bertrand Calenge, qui ont été nourris par ses formations, ses travaux, ses communications, sa pensée professionnelle.  Car ce jour signe tout à la fois le 10ème anniversaire de l’ouverture de son blog « Carnet de notes » et la parution du nouvel opus de la collection La Numérique* : Calenge par Bertrand, parcours de lecture dans le Carnet d’un bibliothécaire. Du blog au book.

Dans cet ouvrage à la forme inédite, un collectif de bibliothécaires fait revivre le grand professionnel, leur collègue, en proposant un parcours de lecture à travers son blog Carnet de notes, à l’équilibre du « journal intime para-professionnel et de la fusion communautaire », comme le qualifiait Bertrand Calenge lui-même. Mêlant expertise scientifique et subjectivité du regard, ces parcours de lecture thématiques et transversaux recontextualisent les billets selon les principaux sujets traités par l’auteur – collections, médiation, évaluation, métier, numérique, etc. – autant dire toutes les questions vives des bibliothèques.

Les textes d’introduction aux parcours thématiques du blog, ainsi qu’une sélection d’une trentaine de billets originaux et près de … 200 commentaires sont reproduits dans cet ouvrage.  Cet ensemble témoigne de la vitalité du dialogue voulu et entretenu par Bertrand Calenge,  toujours attentif aux remarques et aux objections de ses contributeurs, eux-mêmes stimulés par ses propositions.
Quatre d’entre eux,  commentateurs réguliers, expriment ici, à voix haute, ce qu’a représenté leur participation à Carnet de notes : ces pastilles audio restituent l’épaisseur d’une sociabilité professionnelle longtemps nourrie à travers la liste de diffusion Biblio-fr. De cette « chaîne unique » aux multi-canaux des blogs et comptes professionnels sur les réseaux sociaux d’aujourd’hui, c’est toute une traversée dans les bibliothèques que souhaite également offrir cet ouvrage.

Entre mise en perspective et hommage, Calenge par Bertrand expérimente une mise en book du blog d’un professionnel et d’un homme qui s’intéressait « aux gens » et « à leur besoin de savoir », pour nous inviter, comme l’écrit Martine Poulain dans sa préface, « à penser, échanger, proposer ».

Conçu par Muriel Amar et coordonné par Jérôme Pouchol, l’ouvrage rassemble les contributions de Renaud Aïoutz, Alain Caraco, Aline Goussard, Dominique Lahary, Joëlle Muller et Véronique Mesguich, ainsi que les participations de Xavier Galaup, Silvère Mercier, Bernard Majour et Jean-Michel Salaün.

En voici le sommaire :

Préface. Bertrand, l’homme au travail, par Martine Poulain
Introduction, par Jérôme Pouchol
Chapitre 1. De l’offre documentaire à l’action bibliothécaire

Parcours 1. La collection en questions, proposé par Jérôme Pouchol

  • La collection, ce service
  • À partir d’une idée comme ça…
  • La collection en tensions
  • Entre Onfray et Dumont
  • Sélection thématique extraite de Carnet de notes

Parcours 2. Bertrand Calenge, l’homme-bibliothéconomie ?, proposé par Renaud Aïoutz

  • Texte et contexte : un fil d’Ariane dans le labyrinthe du blog ?
  • Mais alors comment légitimer la bibliothèque (si ce n’est plus à l’aune de la valeur documentaire) ?
  • Un blog pleinement dans son temps
  • La bibliothèque universelle, très peu pour lui
  • Sélection thématique extraite de Carnet de notes

Chapitre 2. Le service, le lieu, le flux… et le comptage

Parcours 3. Comment dire le faire ? Ou l’évaluation face à l’action, proposé par Alain Caraco
Ma rencontre avec Bertrand Calenge et avec l’évaluation en bibliothèque

  • De la technique au sens
  • Quand la réalité ne rentre plus dans les cases
  • La conscience des limites de l’évaluation
  • Sélection thématique extraite de Carnet de notes

Parcours 4. Comptages et services, proposé par Joëlle Muller

  • Sélection thématique extraite de Carnets de notes
  • La sidération du troisième lieu

Chapitre 3. Solubilités du bibliothécaire

Parcours 5. Métier, métiers, proposé par Dominique Lahary

  • Les deux crises
  • Les totems professionnels
  • Le bibliothécaire et les autres
  • Les métiers de la bibliothèque
  • Un métier documentaire
  • Bibliothèque et bibliothécaires
  • Métier, statut et profils de poste
  • La question de la médiation

Parcours 6. Zoom sur la thématique de l’accompagnement, proposé par Joëlle Muller

  • Sélection thématique extraite de Carnet de notes
  • 1- La solubilité du bibliothécaire
  • 2- Polyvalence du bibliothécaire : encore une ambiguïté ?
  • 3- Statut, métier, et profil de poste
  • 4- Transmettre…
  • 5- La médiation : concept-clé ou mot-valise ?
  • 6- À propos de l’autonomie de l’usager

Parcours 7. Stratégies et perplexités face au numérique, proposé par Véronique Mesguich

  • Problématiques « métier »
  • Numérisation des collections : inventivité créatrice et inquiétude
  • Le Web social : une utopie mobilisatrice ?
  • Sélection thématique extraite de Carnet de notes

Chapitre 4. Carnet de notes en contextes

Parcours 8. De Biblio-fr à l’info-blogosphère : chaîne unique et multi-canaux, proposé par Dominique Lahary

Parcours 9. Figures de contributeurs : murmures des commentaires dans Carnet de notes

  1. Témoignage de Xavier Galaup, entretien mené par Jérôme Pouchol
  2. Témoignage de Bernard Majour, entretien mené par Dominique Lahary
  3. Témoignage de Silvère Mercier, entretien mené par Muriel Amar
  4. Témoignage de Jean-Michel Salaün, entretien mené par Alain Caraco

Parcours 10. Bertrand Calenge, auteur édité. Parcours bibliographique, proposé par Aline Goussard

Parcours 11. Corpus des billets

  • Aperçu synthétique de Carnet de notes
  • 7 années de production et de diffusion de billets
  • Catégorisation thématique des billets
  • Commentaires des billets
  • Contributeurs à Carnet de notes
  • Corpus des billets

Épilogue. « Mon 149e et dernier billet »

*Cette collection est dirigée par Muriel Amar. Son accès numérique est libre et gratuit, présenté sous formats pdf et epub.

 

La MIOP recrute un-e responsable de pôle

La MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un(e) assistant(e) de conservation, appelé(e) à exercer la fonction de responsable de pôle (département Art, musique, cinéma) au sein du réseau* des médiathèques Istres Ouest Provence.

→ voir l’annonce de poste
→ voir la fiche de poste détaillée

NB. Les candidatures sont à adresser avant le samedi 2 juin 2018
*le poste se situera à la médiathèque d’Istres

+ d’infos :
→ la MIOP en chiffres
→ la MIOP en MAP
→ la Poldoc de la MIOP
→ la Poldac de la MIOP
→ l’histoire de la MIOP
→ les billets MIOP de Bambou
→ le portail de la MIOP
→ l’organigramme de la MIOP

Les playlists de la MIOP

FireShot Capture 034 - Médiathèque Ouest Provence - http___www.mediathequeouestprovence.fr_Riche d’une importante offre musicale sur support CD (bien qu’en décroissance continue), la MIOP développe, depuis plusieurs années, la possibilité pour ses adhérents d’accéder en ligne, via son portail numérique, à un contenu musical dématérialisé. A ce titre, des abonnements à des ressources numériques sont venus enrichir progressivement les collections : Naxos dans un premier temps, La Philharmonie – Cité de la musique de Paris aujourd’hui. Pour favoriser cette hybridation des médias et lui apporter la meilleure visibilité possible au sein du catalogue en réseau, les données numériques de La Philharmonie sont en partie moissonnées (près de 10 000 entrées) par le moteur d’indexation et de recherche intégrée du CMS Bokeh.
En complément de ce dispositif, il nous a paru important et profitable d’investir le champ du web et plus particulièrement celui de la plateforme de diffusion musicale YouTube, en proposant des sélections musicales régulières (réalisées par les responsables des différents domaines musicaux du réseau), sous la forme de playlists vidéos, accessibles sur une page spécifique du portail de la MIOP.
Les objectifs que nous nous sommes donnés sont multiples, tels que, en synthèse :
– Offrir aux visiteurs du portail un espace dynamique dédié à une offre musicale et scénique dématérialisée.
– Enrichir notre offre musicale présente au catalogue, par des sélections de vidéos de concerts et de clips.
– Compléter la représentation de l’ensemble des genres musicaux par un contenu « pure player » qui, par définition, s’affranchit des chaînes classiques de l’édition et de la commercialisation (et, de ce fait, échappe à notre circuit d’acquisitions).
– Mettre à l’honneur la scène musicale locale et sa création
– Apporter un supplément pédagogique à l’attention des usagers pratiquant une activité musicale.
– Développer notre politique documentaire dans le sens d’une plus grande hybridation de l’offre et d’une meilleure adéquation aux besoins et aux usages.

Cinq playlists répondant à ces différents objectifs sont élaborées par les responsables documentaires concernés. Chacun d’eux aura à cœur d’apporter une forte valeur ajoutée en proposant sons et images vidéos qui répondent à des critères de qualité, d’expertise et de découverte.
La plateforme YouTube a été choisie comme ressource privilégiée.

Ce service est accompagné par l’ouverture et l’alimentation régulière d’une chaine Youtube MIOP, diffusant l’ensemble des playlists produites et accessibles par genre musical.

Enfin, nous avons également voulu proposer un éclairage sur les différentes scènes musicales présentes sur notre territoire, ainsi qu’un accès à leurs programmations respectives. De fait, une page spécifique propose le panel des comptes Facebook de ces différentes structures.

………………………..

Plus en détail, voici comment nous avons construit et organisé les contenus des différentes playlists :

I. DES DÉCOUVERTES

Playlist Notre sélection de concerts
Illustration scénique du travail d’un artiste ou d’un groupe représenté dans notre catalogue. Ces playlists sont donc en lien étroit avec notre offre documentaire.

Playlist Notre sélection de clipsFireShot Capture 039 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlists
La musique portée à l’image ou le clip dans toute sa dimension artistique. Ces playlists présentent des vidéos à forte valeur ajoutée, des créations sonores et visuelles. Même lien étroit à notre catalogue que dans la playlist précédente

Playlist En ligne uniquement !
Cette sélection est l’occasion de faire mettre en valeur quelques belles « pépites » du web, dénichées par les bibliothécaires. Elle rassemble des contenus Pure Player (créations disponibles exclusivement sur Internet), des contenus Digital Only (les artistes qui n’ont pas de distribution physique) ainsi que des artistes non (encore) distribués par notre fournisseur.

II. UN ÉCLAIRAGE SUR LA SCÈNE LOCALE

Playlist Scène locale
Reflet de l’émergence musicale locale. FireShot Capture 035 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlistsLa contrainte géographique correspond au territoire Istres Ouest Provence, élargi au pourtour de l’Etang de Berre, à la région de la Crau et au pays salonnais.
Ces playlists seront des créations originales issues d’un répertoire professionnel ou semi professionnel. Les bibliothécaires veilleront tout à la fois à garantir un certain équilibre entre les genres musicaux

L’actu chez nous
Liste de liens pointant vers Facebook, ou à défaut sites et blogs, des structures de diffusion musicale du territoire :
Nuits métis ; Usine Istres ; Electrode ; MJC Miramas ; Portail Coucou ; La Grange Miramas…

III. UN CONTENU PÉDAGOGIQUE

Playlist Monde du musicien
Cette playlist est alimentée de vidéos concernant les trois thèmes suivants :
– Techniques et pratiques instrumentalesFireShot Capture 036 - Playlist_videos - Les pla_ - http___www.mediathequeouestprovence.fr_playlists
– Apprentissage d’un instrument
– MAO et technique du son

…qui offrent ces différents types de services & ressources :
– Connaissance et utilisation de matériels nécessaires pour créer et enregistrer sa musique
– Trucs et astuces
– Réparation, entretien etc. du matériel et des instruments d’un musicien

IV. UNE VIDÉO A L’HONNEUR

Cette vidéo, extraite des playlists, est mise en valeur au centre de la page et présente un contenu éditorial : brève présentation et lien pointant vers la notice du catalogue.

V.  UN RUBRIQUAGE PAR GENRES MUSICAUX

La page des Playlists offre la possibilité de consulter par genre l’ensemble des vidéos sélectionnées. Pour cela, plusieurs rubriques sont présentées, qui renvoient chacune vers la chaine YouTube MIOP : Rock ; Electro ; Musique noire ; Chanson ; Jazz ; Musique du monde ; Musique classique.

FireShot Capture 037 - Playlists MIOP - YouTube - YouTube_ - https___www.youtube.com_channel_UC

Un mode contributif

Un développement spécifique de notre portail permet l’alimentation des pages playlists directement à partir de la chaine YouTube MIOP.
Comme il a été dit précédemment, la sélection des vidéos est faite par les responsables de domaines musicaux. Chacun d’entre eux, en fonction de son domaine d’attribution, doit sélectionner des vidéos correspondant aux diverses playlists (concert, clip, scène locale, en ligne uniquement ..) de la plateforme.
Une périodicité mensuelle est actuellement retenue, qui pourra faire l’objet d’une révision au terme d’une année d’expérience et d’un bilan complet d’activité.

Notre outil collaboratif de travail : un tableau qui recense les ressources et propose autant d’onglets que de catégories de playlists.
Pour chaque ressource, une date de publication est prévue, et en correspondance à cette date le genre musical à couvrir.
A partir de cette planification, le bibliothécaire renseigne régulièrement les colonnes Titre, Nom du groupe et Lien de la vidéo sur YouTube. Cette alimentation suit à la fois la logique des rubriques de la chaine YouTube et la représentativité des genres musicaux.
A chaque fin de mois, un référent unique recense les vidéos à publier et insère ces vidéos au sein de chaque playlist spécifique de notre chaine YouTube MIOP.
L’alimentation de la page Playlist du portail se fait alors en temps réel.

Les playlists de la MIOP sont ouvertes depuis le 12 janvier 2018. Nous sommes à présent dans l’attente et l’observation du succès que ce nouveau service va rencontrer auprès de notre public, comme nous l’espérons vivement.

Découvrez nos tops5 2017 !

Comme chaque année, les bibliothécaires de la MIOP vous proposent, par domaine de contenu (soit 62 au total), leur sélection des plus sélectes, soit les cinq meilleurs titres acquis tout au long de l’année. Découvrez donc le cru 2017 en consultant les rubriques “Conseils et palmarès” puis “Nos tops 5” (adultes & ados ou enfants) du menu du portail.

Tops5 2017

Tops5 2017

Vocation bibliothécaire

Depuis 2009 que la MIOP mijote des dossiers documentaires aux petits oignons… il était temps de concocter un spécial « bibliothécaire » !
Ce dossier a pour objectif d’accompagner les étudiants et agents des filières territoriales et d’État dans leurs projets de métier ou d’évolution professionnelle. Il pourra également intéresser le grand public, aux côtés des 70 autres dossiers numériques diffusés sur notre portail documentaire. Rencontrera-t’il alors une audience aussi large que notre dossier phare ? On compte un peu sur vous pour cela 🙂

Si vous découvrez ce type de contenus numériques sur le portail de notre réseau, une petite séance de rattrapage s’impose. Les habitués reconnaîtront la matrice caractéristique et éprouvée des dossiers documentaires de la MIOP.

En voici les principales rubriques :

Les « notions clefs »

Cette approche métier dresse un parcours semblable à celui de tout fonctionnaire : préparation aux concours, recherche d’emploi pour les territoriaux, prise de fonction et formation continue. Mais à la différence d’autres professions ou filières, le métier de bibliothécaire requiert autant de culture générale que de technicité, autant de connaissance que de maîtrise, sans compter les ressorts relationnels, qui comptent plus que jamais dans la qualité des services aujourd’hui offerts à la population ; et cette exigence professionnelle s’inscrit dans un cadre de politique publique de plus en plus contraignant et complexe à appréhender, dans ses composantes budgétaires, administratives, technologiques, socio-culturelles, etc.

La sitothèque

Loin d’être exhaustive, celle-ci comprend les sites et blogs les plus utiles pour tout bibliothécaire en herbe ou en mobilité professionnelle, en termes de formation initiale et continue.

Humour & quizz

Cette rubrique est riche de la créativité des bibliothécaires, une profession qui compte de remarquables talents d’humoristes. Et notre profession ne laisse manifestement pas indifférent, tant elle fait partie de l’imaginaire collectif.

Pour les plus joueurs d’entre vous, un petit quizz sur les bibliothèques teste votre culture professionnelle. Une bonne manière de se détendre en travaillant !

A vous de découvrir les autres rubriques…

NB. Cette synthèse du métier ne se veut évidemment pas exhaustive*, et elle gagnera à s’enrichir de vos observations et autres recommandations (voir « Laisser un commentaire »).

* Ce dossier bénéficiera d’une réactualisation semestrielle, pour mieux rendre compte de la vitalité et de l’évolution de notre profession. Il sera également diffusé sur d’autres sites professionnels. N’hésitez pas à le partager à votre tour.

 

Les nouvelles chartes du département SSVP

Souvent réduites à rester dans l’ombre du cinéma, de la musique, de la jeunesse ou de la littérature, les collections de documentaires sont pourtant loin d’être négligées par le public. Un intérêt qui se retrouve notamment dans le poids que représente le livre pratique dans le marché de l’édition (13 % du chiffre d’affaire total, 55,6 millions d’exemplaires vendus en 2015 selon le rapport d’activité du SNE).
Soucieux de répondre aux attentes du public, le département Science, Sport, Vie pratique (SSVP) s’est engagé dans un plan de développement des collections qui a conduit à la création d’un nouveau domaine (Cuisine en 2016) et à une refonte de ses chartes documentaires.

C’est ainsi que nous vous proposons de parcourir ces textes de référence qui engagent les responsables documentaires des domaines Santé, Cuisine, Sciences pures, Sciences et vie de la terre, Sports, bien-être et jeux et Culture de la terre et élevage.*

Nombre d’éléments d’informations contenus dans les chartes s’appliquent à des logiques de gestion (prix maximum d’achat, taux de renouvellement, fréquence de commandes, etc). Mais ces documents directeurs restituent également des enjeux scientifiques, économiques ou éthiques propres à chaque domaine, tels que la validité et la fiabilité de l’information, la dimension dialectique et pluraliste de la collection (débats de société) ou encore la prise en compte du contexte institutionnel et associatif local.

Une attention particulière est portée à la place et à la variété des ressources numériques (sitothèque, serious game, web-documentaire, dossier documentaire, Top 5, conseils), qui complètent et valorisent la documentation physique, dans une logique d’hybridation des contenus.

Fruit d’une collaboration et d’échanges entre le responsable documentaire, le responsable de département et le directeur de la politique documentaire, la refonte de ces chartes s’intègre dans un plan global de développement des collections SSVP, lequel prévoit un rééquilibrage volumétrique et budgétaire de chaque domaine ainsi que la mise en place d’une stratégie de signalisation des ressources numériques dans les pôles du réseau ; autant de chantiers qui pourront faire l’objet d’un prochain billet sur Bambou.

* Les domaines Informatique et Technologie faisant l’objet d’un profond travail de révision (sujets frontières, plan de classement, volumétrie), les chartes correspondantes sont en cours de réécriture.

Baromètre 2016 des prêts et des acquisitions (livres) en bibliothèque publique

La MIOP a une nouvelle fois participé* à une enquête du Ministère de la Culture et de la Communication, portant sur les titres les plus empruntés et les plus acquis en 2016 en bibliothèque publique. Le baromètre qui résulte de cette enquête comporte également plusieurs palmarès regroupant les 100 livres les plus empruntés et les plus acquis pour chacune des grandes catégories retenues : fiction adulte, documentaire, bande dessinée, jeunesse. Bambou se fait l’écho de ces principaux** résultats :

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Palmarès général des auteurs les plus empruntés

En synthèse, on observe que ces différents résultats attestent d’une adéquation de plus en plus forte entre les pratiques des emprunteurs et l’offre des bibliothèques publiques, avec quelques nuances cependant : part plus importante du documentaire dans les acquisitions que dans les emprunts, part moindre des bandes dessinées dans les acquisitions que dans les prêts. Concernant les comparatifs par catégories des titres les + acquis/+empruntés/+vendus, on peut noter également des écarts importants, tels que :
– l’ouvrage de Ivan Jablonka (« Laetitia ou la fin des hommes »), qui se classe au 3ème rang des essais les plus acquis mais qui ne figure pas dans le palmarès des 100 titres les plus empruntés,
– le roman de Joël Dicker (« Le livre des Baltimore »), qui se classe au 3ème rang des titres les plus empruntés (et 18ème des meilleures ventes) mais qui ne figure qu’au 93ème rang des romans les plus acquis.
– le roman de Leïla Slimani (« Chanson douce ») au 2ème rang des ventes 2016 ainsi que celui de Gaël Faye (« Petit pays »), au 4ème rang des ventes 2016, ne figurent pas parmi les auteurs des 100 titres les plus empruntés en 2016.

Notons qu’une stricte comparaison entre emprunts et achats des bibliothèques d’une part, et ventes au détail d’autre part reste difficile en raison du décalage plus ou moins important selon les bibliothèques entre la date de parution d’un ouvrage et sa disponibilité effective sur les étagères des bibliothèques

* parmi un échantillon de 146 établissements, représentatif de la typologie des bibliothèques françaises ainsi que des volumes (8,6 millions de prêts et plus de 340 000 acquisitions) de population (3,5 millions d’habitants) qu’elles desservent. Les médiathèques de Limoges, de Nîmes, de la MIOP et de Roubaix, équipées du logiciel Koha, ont procédé elles-mêmes à l’extraction et à la transmission de leurs données

** voir le rapport complet de l’enquête

En complément de l’enquête, les emprunts 2016 de la MIOP pour les supports CD et DVD

Emprunts CD

Emprunts DVD.png

La MIOP recrute un(e) responsable de pôle

Fos

La MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un(e) assistant(e) de conservation, appelé(e) à exercer la fonction de responsable de pôle (département Science, Sport, Vie pratique) au sein du réseau* des médiathèques Istres Ouest Provence.

→ voir l’annonce de poste
→ voir la fiche de poste détaillée

NB. Les candidatures sont à adresser avant le 31 mai 2017
*le poste se situera à la médiathèque de Fos-Sur-Mer

+ d’infos :
→ la MIOP en chiffres
→ la MIOP en MAP
→ la MIOP en campagne
l’histoire de la MIOP
→ les billets MIOP de Bambou
→ la Poldoc de la MIOP
→ le portail de la MIOP
→ l’organigramme de la MIOP

Les chartes documentaires se refont une jeunesse

Chartes JeunesseDepuis avril 2013, date de la première publication des chartes documentaires du département jeunesse, le travail de réflexion sur le développement des collections a continué son cours, à la faveur des changements d’attribution de domaines (tous les 5 ans) mais aussi de l’évolution des pratiques et des médias, dans le domaine du numérique tout particulièrement.

Parallèlement, l’usage accru du service des suggestions d’achats (plus de 2000 par an sur l’ensemble des départements) par nos adhérents (lesquels sont systématiquement invités, en accompagnement à la réponse du bibliothécaire, à consulter la charte correspondant à leur suggestion) ainsi que le travail de formalisation de notre politique d’action culturelle, nous ont conduit à réinterroger les orientations documentaires de l’ensemble des domaines du département jeunesse, soit ses 11 documents directeurs*.

C’est ainsi que les chartes documentaires 2017, fruits d’une réflexion concertée entre les responsables documentaires et leur responsable de département, offrent des contours à la fois plus synthétiques (autant de collections ainsi présentées « en résumé ») et plus explicites. Ont notamment été mentionnés la fréquence des approvisionnement en nouveautés, les principes de désherbage, le prix maximal d’achat par exemplaire, les critères principaux de sélection, l’apport des ressources numériques dans la collection, etc.

La prochaine étape de ce travail de refonte engagera une réflexion sur les pratiques d’exemplarisation (à l’image du protocole produit par le département Langues et Littérature), laquelle procédera nécessairement d’un travail de diagnostic, domaine par domaine, de l’état des collections et de leur activité : taux d’exemplarisation, taux de disponibilité, gestion des listes de réservations, taux de rotation, largeur de l’offre…

Le département jeunesse, qui comprend 7 pôles et 2 services de prêt aux collectivités, est à cet égard le département du réseau qui exemplarise le plus ses collections. Est-ce toujours à bon escient ? Est-ce suffisant ? Trop ? Les pratiques sont-elles communes entre les différents responsables documentaires ? …autant de questions qui viendront alimenter ce travail concerté de formalisation, dont le livrable est attendu au plus tard en cette fin d’année 2017.

* Liste des chartes par domaine

Art et Loisirs
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Sciences humaines
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Bande dessinée
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Littérature
Contes
Poésie et Théâtre