La MIOP recrute un directeur des Médiathèques d’Istres et d’Entressen – F/H

 

La MIOP recrute (par voie statutaire ou contractuelle) un.e directeur.trice des médiathèques d’Istres et d’Entressen , au sein du réseau* de la MIOP.

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NB. Date limite de dépôt des candidatures : 15 janvier 2023

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La MIOP recrute encore !

Poursuivant sa belle campagne de recrutement, la MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un(e) assistant(e) de conservation (cat. B) appelé(e) à exercer la fonction de responsable du pôle Art, Musique, Cinéma à la médiathèque intercommunale de Fos-Sur-Mer.

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NB. Les candidatures sont à adresser avant le 7 janvier 2023, exclusivement sur le site recrutement.ampmetropole

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La MIOP en reconstruction(s)

De cette année 2022 jusqu’à fin 2024, le réseau de la MIOP s’engage dans un plan sans précédent de rénovation-reconstruction de la quasi intégralité de ses équipements, soit :

1. La médiathèque de Fos-sur-Mer : rénovation du bâtiment, décloisonnement et réaménagement complets de ses espaces publics

  • Coût de l’opération : 180 000 €
  • Superficie : 1200 m2
  • Maîtrise d’œuvre : Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Mise en service : août 2022

 

 

2. La médiathèque de Cornillon-Confoux : rénovation du bâtiment et réaménagement complet de ses espaces publics

  • Coût de l’opération : 340 000 €
  • Superficie : 170 m2
  • Maîtrise d’œuvre : MV Architectes
  • Mise en service : 5 novembre 2022

 

 

3. La médiathèque Max-Philippe Delavouët de Grans : déplacement dans un nouvel équipement (requalification complète d’un bâtiment du 17éme siècle)

  • Coût de l’opération : 1 200 000 €
  • Superficie : 500 m2
  • Maîtrise d’œuvre : Donjerkovic Architectes
  • Mise en service : 16 septembre 2023

 

 

4. La médiathèque de Miramas : réaménagement complet de ses espaces publics

  • Coût de l’opération : 180 000 €
  • Superficie : 4000 m2
  • Maîtrise d’œuvre : Métropole Aix-Marseille-Provence
  • Mise en service : automne 2023

 

 

 

5. La médiathèque René Char d’Istres : construction d’un nouvel équipement

  • Coût de l’opération : 24 000 000 €
  • Superficie : 4100 m2
  • Maîtrise d’œuvre : Cabinet Flint
  • Mise en service : automne 2024

 

 

 

6. La médiathèque-ludothèque d’Entressen : construction d’un nouvel équipement

  • Coût de l’opération : 1 400 000 €
  • Superficie : 350 m2
  • Maîtrise d’œuvre : HB More Architectes
  • Mise en service : décembre 2024

 

 

NB. Concernant le projet de construction de la nouvelle médiathèque d’Istres (dont la 1ère pierre a été posée le 8 octobre dernier), un billet lui sera très prochainement consacré.

La MIOP recrute 2 responsables de pôle (cat. B)

La MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) 2 assistant(e)s de conservation (cat. B), appelé(e)s à exercer respectivement les fonctions de responsable du pôle Art, Musique, Cinéma à la médiathèque intercommunale de Miramas et de responsable du pôle Société & Civilisation à la médiathèque intercommunale d’Istres.

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NB. Les candidatures sont à adresser avant le 15 novembre 2022, exclusivement sur le site recrutement.ampmetropole

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BD, (Géo)politique et tourments de l’Histoire

C’est le titre du nouveau dossier documentaire de la MIOP, qui mérite une promotion toute particulière, car c’est là non seulement le 1er opus d’une série en 3 volumes, mais il annonce aussi la mise en production future, sur le portail de la MIOP, d’une plateforme numérique spécifiquement consacrée à la bande-dessinée, dont Bambou ne manquera pas de décrire le profil et les attendus éditoriaux.

En guise de mise en bouche, voici l’introduction de ce 1er dossier intitulé « BD, (Géo)politique et tourments de l’Histoire », réalisé par notre collègue Magali Roman, responsable documentaire de la bande dessinée sur le réseau de la MIOP

« La bande dessinée, née, selon consensus, par le crayon du suisse Rodolphe Toppfer au cours des années 1830, s’est tout d’abord déployée, en Europe, comme aux Etats-Unis, sous forme de dessins de presse satirique. Les journaux permettent en effet la diffusion au plus grand nombre des histoires en images, tandis que ces dernières, très plébiscitées des lecteurs, en augmentent conséquemment les ventes.  Il faudra cependant patienter un siècle, avant que ne soit publié le premier comic strip hors tirages quotidiens, dans un fascicule dédié. Le comic book vient de voir le jour ! 
Parallèlement et contrairement aux Etats-Unis, en France, durant la fin du XIXème et le début du XXème, les histoires sont surtout destinées aux enfants et ne comportent pas de bulles. Celles-ci ne seront en usage qu’à compter de 1925, servant mots et humeurs des fameux « Zig et Puce », lesquels inspireront grandement la future oeuvre d’Hergé. Depuis, la bande dessinée n’a cessé d’évoluer vers des formes et des pratiques nouvelles. Populaire, même si longtemps décriée, elle compte désormais parmi les arts majeurs : elle est le 9ème Art ! 
Avec ses quelque 5000 parutions annuelles en France et ses 53 millions d’albums vendus en 2020 dans l’hexagone, elle ne cesse de démontrer la place de choix qu’elle occupe dans le cœur des lecteurs. Alors que les albums patrimoniaux ont toujours la part belle au sein de la BD franco-belge, un nouveau style s’impose sans nul doute : la bande dessinée de genres. Fictionnelle ou non, celle-ci s’empare d’une grande variété de thèmes, s’érigeant ainsi au rang de médium à part entière. Ce sont la richesse et la diversité de ses univers, principalement, que nous vous proposons d’explorer, non pas en un, mais au fil de quatre dossiers déclinés dans le temps, tant ses champs d’investigation sont vastes, miroirs sociétaux autant qu’intimes. 

Ce premier volet vous invite à traverser politique, Histoire comme géographie, combats et tragédies humaines au gré du crayon et de la plume documentés, d’autrices et d’auteurs aussi talentueux qu’inspirés… »

 

⇒ Voir tous les dossiers documentaires de la MIOP

La MIOP recrute un.e responsable de la Poldoc

La MIOP recrute (par voie statutaire ou contractuelle) un.e responsable de la Politique documentaire de la MIOP*

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NB. Date limite de dépôt des candidatures : 30 septembre 2022

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En décembre 2015, alors qu’il annonçait son très prochain « retirement », Bertrand Calenge m’avait demandé de prendre la relève de l’administration du site Poldoc, une plateforme de partage qu’il avait créée en 2000, quelques mois après la fondation du groupe Poldoc, collectif de recherche appliquée aux outils des politiques documentaires. Depuis sa création, la plateforme a intégré et diffusé de multiples ressources – chartes, fiches domaine, mémoires, outils de calcul, protocoles, plans de classement, manuels, PDC, fiches de poste, articles, actes de journées d’étude, etc. -, soit autant de documents de travail qui, au vu du nombre de téléchargements effectués par les visiteurs du site, ont été manifestement très utiles pour accompagner la réflexion et l’action des bibliothécaires dans la mise en œuvre de leur politique documentaire.

C’est dans ce même esprit de diffusion et de mutualisation que j’ai ouvert, au printemps 2008, le blog Bambou, dont l’activité de consultation est restée constante*, malgré sa décroissance de publication (ce, bien malgré moi…).

En analysant l’audience de ces 2 plateformes, j’observe en synthèse que :

  1. Les questions de politique documentaire sont devenues centrales pour les professionnels des bibliothèques et de la documentation, tant en termes de stratégies de service (mutualisation des collections & services, intégration des ressources numériques, adaptabilité aux contextes & usages, éducation aux médias et à l’information, etc.), que d’organisation (transversalité des fonctions documentaires, positionnement dans l’organigramme, rationalisation des services en back office, déploiement du SID, management des compétences, etc.), et elles ont en partie inspiré tout récemment le législateur dans sa réflexion sur les enjeux du pluralisme, de la neutralité et de la laïcité en bibliothèque.
  2. Les principaux attendus sont principalement d’ordre méthodologique (besoins d’outils, de schémas, de protocoles) et expérientiel (recherche de retours d’expériences sur les conditions et modalités de mise en œuvre d’une poldoc). 
  3. La démarche de contribution au partage de documents s’est très significativement réduite ces dernières années, au détriment du nombre et de la diversité des ressources diffusées sur le site Poldoc. En d’autres termes, les visiteurs récoltent mais ne donnent pas, ou très peu.

Je veux donc faire un vibrant appel auprès de tous les collègues qui ont commencé à mettre en œuvre une politique documentaire dans leur établissement et ce, à quelque niveau d’élaboration ou degré de construction que ce soit, pour qu’ils partagent leurs documents de travail sur la plateforme Poldoc. Plus les contributions et les contextes professionnels seront nombreux et variés, plus la communauté des bibliothécaires pourra s’en emparer et en faire son propre miel. Car rappelons-le, même si les établissements les plus avancés peuvent servir de boussole ou de repère, une politique documentaire est nécessairement relative, relative à des moyens (humains, budgétaires, techniques, logistiques…) et à un contexte (de territoire, de population, d’organisation). 

Alors, chers collègues poldoqueux, unissons-nous !

 

*En voici, à ce jour, quelques relevés significatifs :

  • Nombre de visites = 431 000
  • Nombre de visiteurs = 97 000
  • Article le + visité : La Fiche domaine V3 = 32 000 visites
  • Documents les + téléchargés :

 

La littératie scientifique en médiathèque : collaboration avec l’association Citizen4science

Le 23 décembre dernier, a été publié au Journal officiel la loi relative aux bibliothèques et au développement de la lecture publique.

Ce texte fixe différents principes généraux (rôle et missions, accessibilité, qualifications des bibliothécaires) mais aussi certaines exigences en matière de constitution des collections : vocation patrimoniale, hybridation des supports (physiques et numériques), renouvellement et actualisation de l’offre, vocation encyclopédique, etc.

Arrêtons-nous un moment sur l’article 5 consacré à la question de la pluralité et du pluralisme : Les collections des bibliothèques des collectivités territoriales ou de leurs groupements sont pluralistes et diversifiées. Elles représentent, chacune à son niveau ou dans sa spécialité, la multiplicité des connaissances, des courants d’idées et d’opinions et des productions éditoriales. Elles doivent être exemptes de toutes formes de censure idéologique, politique ou religieuse ou de pressions commerciales.

Ce double principe est intimement lié aux valeurs universalistes et démocratiques de notre société, comme au rôle précieux que jouent les bibliothèques publiques pour accompagner le citoyen dans sa compréhension autonome et critique du savoir et de l’information.  Il détermine ce qui constitue une collection mais d’une certaine manière, il souligne aussi en creux la nécessité de s’interroger sur ce qui n’est pas compris pour autant ; le bibliothécaire devant bien faire des choix dans le développement de la collection. Il doit de ce fait garantir la pluralité des points de vue tout en favorisant l’accès à une information fiable, ​promouvant ainsi la littératie, soit l’aptitude à lire, à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie quotidienne. C’est là un jeu d’équilibre qui n’a rien d’anodin à l’heure où la crise sanitaire actuelle met en exergue l’influence des réseaux sociaux et de quelques personnalités très médiatisées en faveur du phénomène dit d’infodémie. Un lot important d’informations non-vérifiées a contribué à rendre l’atmosphère encore plus anxiogène, perturbant les messages de prévention. Autant d’effets dévastateurs compte tenu des inégales compétences des individus à accéder, comprendre, évaluer et utiliser l’information en vue de prendre des décisions concernant leur santé (définition de la littératie en santé selon Santé publique France).

Dans ce contexte, et parce que le réseau des médiathèques intercommunales Istres Ouest Provence s’est toujours soucié du développement qualitatif de ses collections par une approche scientifique et un engagement contractuel formels (voir par exemple les chartes documentaires du domaine Science et Santé), une collaboration est née avec l’association Citizen4science, qui a pour objet de créer et faire vivre un lieu de rassemblement citoyen sur le thème de la science en général et des sciences de la vie et de la santé en particulier, qui vise à préserver l’intégrité et l’éthique de la science, et à en promouvoir sa connaissance, sa communication et son utilisation adéquates.

Citizen4Science | HelloAsso

Ce partenariat vise ainsi à :

1) Bénéficier, à titre consultatif, de l’examen critique de nos collections par des experts extérieurs : autorité et qualité des productions scientifiques, réputation-audience des maisons d’édition, niveaux de contenus et d’usage de la collection, amplitude thématique de l’offre, approche interdisciplinaire, sujets en devenir,…

2) Co-réaliser des dossiers documentaires numériques, tel celui-ci, portant sur « Les vaccins : entre mythe et réalité », et qui a servi de support à une conférence dispensée par Pierre Boutin (Docteur en Pharmacie), dans le cadre de l’édition 2021 de la Fête de la science

3) Mettre en place des actions culturelles avec les différents partenaires médico-sociaux du territoire (et au-delà), durant la Fête de la science plus particulièrement.

Cette démarche s’accompagne d’une nouvelle plateforme de service, mise en place depuis peu au sein des Points Ressources Information Santé (PRIS) de la MIOP, espaces documentaires intégrant et conjuguant plusieurs formes et niveaux de service à l’usager autour des questions de santé, en termes d’information, d’orientation et de prévention. Est ainsi proposé, sur chacun des postes publics dédiés aux PRIS du réseau, un accès direct au dispositif Questions-Santé de la Cité de la santé, afin que quiconque puisse par cette voie bénéficier d’une réponse individualisée, fiable et documentée à ses interrogations. Loin de s’apparenter à une consultation médicale en ligne, cette plateforme informationnelle complète l’offre info-documentaire physique et numérique de la MIOP, en servant cette même fin : aider l’usager à devenir un acteur éclairé de sa santé.

Billet rédigé par Patrizio Di Mino, responsable du département Science, Sport, Vie pratique de la MIOP

RFID en bibliothèque

A l’occasion du récent déploiement de la RFID au sein des médiathèques Istres Ouest Provence, je mets en partage ce document de synthèse, à toutes fins utiles pour celles et ceux qui seraient amenés à piloter ce type de projet.

La RFID à la MIOP, c’est (sur 6 équipements) :

  • 15 automates
  • 15 platines
  • 8 portiques antivol
  • 5 boîte de retours (non RFID)
Site de Grans
  • 1 robot de retour & tri de documents (site de Miramas) + 1 robot de retour & tri de documents en 2024 (site d’Istres)
Boîte de retour RFID de Miramas
Robot de tri en back office de Miramas
  • 3 lecteurs d’inventaire
  • Une assistance en maîtrise d’ouvrage (de la phase projet à sa mise en œuvre) réalisée par la société DoXulting
  • Une prestation d’encodage externalisée, sous-traitée par le fournisseur du marché Bibliotheca (soit 210 000 documents du réseau encodés sur sites ouverts),
  • Une formation intra sur « Les nouvelles postures d’accueil et de médiation » (100 bibliothécaires formés sur tous les sites du réseau)
  • Un réaménagement de l’ensemble des espaces de primo-accueil et de médiation documentaire, en faveur d’une relation plus directe et plus ouverte à l’usager
  • Une communication institutionnelle cross-média (presse locale, réseaux sociaux, sites des villes, panneaux Decaux, supports sucette, affiches cul de bus, flyers, portail MIOP, sms adhérents) déployée sur l’ensemble du territoire intercommunal

Le nouveau portail de la MIOP

Ce mardi 14 septembre consacre la mise en service du nouveau portail de la MIOP, dont je présente ici les principales caractéristiques esthétiques et fonctionnelles.

Aperçu de l’image

Les 3 axes directeurs du cahier des charges étaient les suivants : 

  • Un site web adaptatif ou « responsive », soit en capacité de s’adapter aussi bien aux appareils mobiles qu’aux ordinateurs de bureau et ainsi, à toutes tailles et résolutions d’écran. 
  • Une refonte « UX », soit une approche web centrée sur l’utilisateur (ses besoins, pratiques et attentes), en termes principalement d’ergonomie informationnelle = plus d’accessibilité, de fluidité, d’intuitivité et d’efficacité. 
  • Une architecture graphique dite en « flat design » ou design plat, soit un style graphique minimaliste (caractérisé par une série d’aplats de couleurs) mettant l’esthétique au service de la fonctionnalité d’usage.  

Ces orientations ont tout à la fois impacté : 

  • L’interface générale : une présentation des pages en mode « plein écran »  
  • Un « header » (= entête fixe d’un site web) dont la hauteur se réduit en scrollant vers le bas (mode « sticky »), pour ne laisser apparaître que ses 3 principales fonctions (menu, compte adhérent & barre de recherche) 
  • Le menu : des entrées plus explicites et un accès plus aisé aux sous-menus. A noter la nouvelle entrée « De vous à nous » 
  • La barre de recherche : une dimension plus ergonomique pour la saisie de recherche 
  • Le compte adhérent : une présence plus visible avec des services directement associés (oubli mot de passe, contact, préinscription en ligne…)
  • La page d’accueil : une succession de bandeaux horizontaux colorés comme autant d’espaces et de contenus distincts que l’utilisateur est invité à visiter par un défilement vertical au moyen de la souris ou du doigt (un comportement de lecture devenu usuel par l’utilisation des interfaces tactiles). À noter l’intégration de l’artothèque à ce 1er niveau de navigation.  
  • Les images : la qualité visuelle (taille + netteté) est privilégiée, tant pour les visuels de l’action culturelle que pour la présentation des documents du catalogue 
  • Le catalogue : les résultats de recherche sont graphiquement unifiés (soit majoritairement présentés en mode liste) et le contenu des notices sensiblement épuré  
  • Le pied de page : il contient un accès supplémentaire aux infos pratiques des sites du réseau, ainsi que les mentions légales 

A noter que le portail n’est pas totalement finalisé. Quelques pages & services (ex. Patrimoine, dossiers documentaires, contenus Babelio, sitothèque…) vont encore bénéficier d’améliorations graphiques et fonctionnelles durant ces tout prochains jours. 

Cette nouvelle plateforme est principalement le produit d’un co-travail entre le directeur (pour la conception) et le webmestre (pour la réalisation) de la MIOP. Développée et publiée sous Bokeh, elle a bénéficié de l’accompagnement technique de Gladys Cathelain, consultante UX de la société BibLibre.

La MIOP recrute un-e responsable de département

La MIOP recrute (par voie statutaire exclusivement) un(e) bibliothécaire (Cat. A), appelé(e) à exercer la fonction de responsable du département Jeunesse au sein du réseau* des médiathèques Istres Ouest Provence.

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NB. Les candidatures sont à adresser avant le 7 février 2020

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Découvrez les Tops 5 2020 de la MIOP !

Comme chaque année, les bibliothécaires de la MIOP vous proposent, par domaines (au nombre de 45), leurs sélections des plus sélectes, soit les cinq meilleurs titres acquis tout au long de l’année. Découvrez donc le cru 2020, en consultant les rubriques “Conseils et palmarès” puis “Nos tops 5” (adultes & ados) du menu du portail.

NB. Les tops 5 de la jeunesse seront publiés le 8 décembre prochain.

Fiche domaine : de nouvelles diffusions sur Bambou

Pour répondre aux très nombreuses sollicitations de collègues en charge de collections, Bambou donne accès (voir onglet « Poldoc« ) à de nouvelles fiches domaines, parmi les 52 fiches domaine du réseau des médiathèques Istres Ouest Provence. Pour rappel, l’intégralité des chartes est publiée sur le portail de la MIOP.FireShot Capture 127 - Poldoc - Bambou - docmiop.wordpress.com

Catherine Jackson répond à Bambou

Dans le cadre de ses différents entretiens réalisés avec des enseignants-chercheurs et des professionnels des bibliothèques, Bambou a le plaisir de recevoir en cette rentrée Catherine Jackson, qui nous livre son regard éclairé sur la réalité de la littérature professionnelle et sur ses perspectives d’évolution.

Catherine Jackson, votre parcours professionnel* n’est pas sans exprimer une forme de complémentarité entre la fonction de praticienne des bibliothèques et celle, présente, de chargée de mission pour les Presses de l’Enssib. La collection La Boite à outils, que vous dirigez depuis 2009, n’est-elle pas à l’image de cette double expérience, qui associe praxis et méthode, action et réflexion ?

Cette double articulation est à l’origine de la collection et correspond au profil de son
fondateur, Bertrand Calenge [1]. Alors directeur de l’IFB (qui rejoindra l’Enssib), il crée la collection la Boîte à outils (BàO) en 1995 dans le prolongement de l’activité pédagogique de l’institut, en particulier de la formation continue [2]. Sa double expérience, alors très singulière à l’échelle d’une collection, caractérisait fortement son activité de conservateur des bibliothèques, praticien de terrain et auteur de nombreux ouvrages de réflexion.
Le fait de créer une collection exclusivement dédiée à la profession et aux sciences de l’information et des bibliothèques, portée par l’école même, qui par-là inaugurait une fonction éditoriale inédite, témoigne de la relation fondamentalement pédagogique qu’il entretenait avec sa communauté professionnelle. Le titre même de la collection, la Boîte à outils, assumait la rupture avec la littérature universitaire traditionnelle tout en redéfinissant, métaphoriquement, l’entreprise didactique qu’il proposait.

Bertrand Calenge était une « boîte à idées », un inventeur de formes et un visionnaire. Par bien des aspects, la BàO a fait matrice pour un ensemble d’autres publications dans notre champ, qui s’en inspirent ou s’en distinguent.
Le cadre qu’il a déterminé dès la création de la collection reste opérant, et je me plais à le reconnaitre régulièrement :
– un prix fixe (actuellement 22€ pour la version imprimée), un nombre de pages régulier, des auteur-es payé-es et sous contrat
– un ouvrage thématique, toujours collectif, coordonné par un ou une professionnel-le des bibliothèques, la prise en compte à la fois des bibliothèques territoriales et des bibliothèques universitaires, voire d’autres lieux de la documentation (CDI, archives, fonds spécialisés…), des apports méthodologiques et techniques associés à des retours d’expériences concrets, attachés à tel ou tel établissement ou territoire.

En prenant la direction de cette collection [3], j’ai souhaité maintenir ce montage de registres et de variétés d’interventions. C’est à mon sens ce qui fait l’originalité de cette collection. Au fil des ans, et à mesure de l’émergence de thématiques plus transversales, mais toujours rapportées à la bibliothéconomie (comme l’innovation, le jeu, ou l’accueil des migrants) j’ai encouragé la participation et l’écriture d’autres acteurs, associés à nos activités ou partenaires – des journalistes, des personnels de musée ou de collectivités, des chercheur- es, des formateurs et formatrices, des artistes, des designers…


En parcourant la très grande richesse et diversité des titres qui composent à ce jour le catalogue de La Boite à outils, on mesure non seulement le nombre et la qualité des contributions ainsi réalisées, mais aussi, à travers elles, le cheminement et la vitalité d’un métier, dans ses composantes de plus en plus multiformes. Après 12 ans de publication continue, que retenez-vous de ce foisonnant parcours éditorial ? Que révèle-t-il de la réalité et de l’évolution de notre métier ?  

L’enthousiasme des auteur-es. Pour partager leurs pratiques, les stratégies qui ont fonctionné, les écueils à éviter, les outils utilisés, rendre compte du travail de terrain, renouveler les approches. Ce qui me frappe, dans nos ouvrages collectifs, c’est certes la diversité des établissements représentés mais plus encore le caractère humain de chaque projet exposé, l’investissement incroyable des professionnel-les dans leur activité, dans les grands établissements comme dans les petites bibliothèques. J’espère aussi que cet exercice d’intelligibilité de nos activités, qui passe par l’écriture et la tenue d’une collection, contribue à préserver une capacité d’expérimentation ou de décentrement, car il est difficile de composer avec les logiques de la reproduction institutionnelle.

Titres de la BaO

Comment éviter la tentation de la simplification, de la modélisation systématique ?

L’idée de la collection n’est pas d’éditer des « manuels », d’ériger ou de sanctifier seulement des « bonnes pratiques ». Ces apports sont nécessaires et étayent nos doctrines professionnelles mais nos titres s’attachent également à analyser la réalité du terrain, donnent à voir les contraintes, qui tiennent aux choix économiques et politiques de la tutelle, mais aussi aux structures, historiquement construites, et aux dispositions de la communauté professionnelle.
Je constate aussi combien il n’est pas inné de transposer une compétence professionnelle en un écrit intelligible, didactique.


De la genèse du projet à la production de l’objet éditorial (physique ou numérique), la chaîne de publication est un processus complexe qui comprend des phases de conceptualisation, de structuration, de concertation, de relecture, etc. Comment se détermine le choix d’un sujet ? Quelles sont pour vous les étapes les plus stimulantes de ce parcours éditorial ?

Chaque thématique est soumise et débattue au comité éditorial des Presses de l’Enssib, comme pour les autres collections [4]. Une partie des projets nous arrive directement par des collègues, avec leur note d’intention, parfois un pré-sommaire. La ou le collègue a en général mené à bien un ou plusieurs projets, au sein d’un établissement ou d’un réseau et souhaite partager son expérience, rendre compte des processus et des compétences à l’œuvre.
De mon côté, je suis toujours ravie quand une BàO se construit sur une proposition de collègue, car coordonner un ouvrage de cette nature est un gros travail et demande un engagement personnel conséquent. 

Il faut compter environ une année entre la construction du sommaire, le recrutement de l’équipe d’auteur-es, la mise en écriture, puis les relectures partagées, mises à jours des versions, pour aboutir à un tapuscrit prêt à entrer en fabrication (viendra ensuite l’étape de mise en page, relecture BAT, impression et commercialisation, puis la « vraie vie du livre » commencera avec sa diffusion et sa promotion).  Mon rôle est d’accompagner au mieux les responsables scientifiques de chaque titre pour construire un ouvrage dans l’esprit de la collection, d’entretenir un dialogue autour de l’écriture du livre.

Titres de la BaO

Une autre partie des titres provient de thématiques que je soumets au comité. C’est une démarche différente, au moins au départ. Pour cela, je fais feu de tout bois, avec une veille continue très large – d’informations, lectures et discussions professionnelles à l’observation des institutions politiques, culturelles et sociales en passant par les domaines de la recherche et des publication en SIB, et la fréquentation de la création contemporaine.

J’essaie d’identifier des sujets qui, soit n’ont pas été réinterrogés dans leur évolution depuis quelques années (la réinformatisation des bibliothèques, ou les résidences d’artistes par exemple), soit sont présents explicitement dans les pratiques des bibliothécaires et pour lesquels un ouvrage de première synthèse paraît pertinent (par exemple l’éducation artistique et culturelle ou le projet d’établissement), soit encore un thème émergent, pour les bibliothèques, mais documenté, saillant à l’échelle de la société (comme les pratiques participatives, les fake news, ou, à paraître, genre et bibliothèques).

Espérer répondre à des besoins professionnels, forcément plus ou moins bien identifiés, et proposer des titres plus exploratoires est un exercice qui me plaît, c’est toute la tension d’un catalogue d’éditeur, et, à mon sens, le rôle de l’éditeur-rice.

Cette programmation au long cours s’inscrit en priorité dans les domaines privilégiés de l’Enssib, école et éditeur académique [5] : les lignes de force de l’école (projet d’établissement, formations, initiale et tout au long de la vie, recherche, domaines d’expertises…) et les 2 autres collections de nos Presses (la collection Papiers, également relancée en 2008 et la collection La Numérique, créée en 2016). Par exemple, un ouvrage sur la science ouverte et les bibliothèques correspondrait mieux à la collection Papiers, qui publie des titres sur un spectre éditorial plus large (essais, état de l’art, recherche appliquée…), l’inclusion numérique, abordée dans la collection La Numérique via des études d’Emmaüs Connect, pourrait se décliner pour la collection la BàO, avec une dimension pratique ; l’axe historique est aussi à interroger, si les domaines de l’histoire du livre sont présents chez plusieurs éditeurs, publics et privés, l’histoire des bibliothèques, et de ses métiers, avec son volet prospectif, bénéficie de peu de visibilité.

Mais, heureusement, il n’y a pas d’algorithme pour monter une collection et développer un catalogue d’éditeur spécialisé, ni pour construire un livre, même avec un cahier des charges aussi contraignant que celui de la BàO. Il y a toujours une part de risque à prendre et à assumer, et une confiance à donner à ses auteur-es et aux lecteurs et lectrices de nos ouvrages, surtout dans nos niches de lectorat.

Cette collection publie une moyenne de 3 nouveautés par an, ce qui suppose beaucoup de sélection dans les sujets traités, et d’anticipation pour les différentes étapes d’élaboration. En effet, lorsqu’un thème, ses enjeux, son périmètre principal et angle d’attaque est validé par le comité, j’ai parfois du mal à trouver un-e coordinateur-rice partant-e pour s’engager dans l’aventure éditoriale.

Les collègues semblent, au fil des ans, de plus en plus submergé-es par leurs missions, et manquent de temps pour écrire et coordonner une publication, se permettre un pas de côté.

Par ailleurs, conduire des projets au cours d’une carrière, maitriser la gestion de projet, se spécialiser dans l’informatique documentaire ou le jeu vidéo, la médiation culturelle, l’encadrement ou les ressources électroniques … n’est pas forcément gage d’une posture réflexive sur ces activités et leur contexte, ou d’aptitude à coordonner une équipe d’une douzaine et plus de rédacteur-rices.
Participer à un livre, même « pratique », de type professionnel, relève du vaste ordre de l’écriture. La relation à l’écriture des collègues qui acceptent d’écrire est très variable, pour certain-es il y a des craintes à passer à l’acte, d’autres sont plus familier-es avec l’exercice. J’encourage beaucoup celles et ceux qui ne se « sentent pas capables » à se prêter à cette forme d’écriture, à se lancer, ré-écrire, faire relire, toutes catégories de personnels confondues. En général, l’exercice est profitable, apprécié et permet de prendre du recul sur sa pratique. Et « l’aptitude à l’écriture » [6] s’acquiert, je l’ai vérifié chez nombre de collègues ou d’auteur-es « récidivistes », au fil des ans et des livres.[7]

Le plus souvent, les titres de cette collection sont ensuite l’occasion de construire un stage Enssib de formation continue, avec une partie de l’équipe du livre, sur plusieurs sessions parfois. C’est ainsi un repartage de ses contenus, et une forme d’usage concret du travail effectué pour construire l’ouvrage. Cette collaboration régulière avec le service de FTLV de l’école témoigne d’une pertinence de notre collection.

Titres de la collection La Numérique
Titres de la collection La Numérique

Vous avez pu travailler avec un très grand nombre d’auteurs, aux profils très variés : chercheurs, enseignants, bibliothécaires, documentalistes, formateurs… Quels enseignements tirez-vous de ces multiples rencontres ? Peut-on considérer qu’il existe toujours un « vivier » de contributeurs potentiels ?    

Oui, bien sûr, potentiellement chaque bibliothécaire pourrait écrire. C’est aussi l’enjeu pour moi de cette petite collection originale : diversifier et renouveler les contributeur-rices, varier les profils. De même, rester vigilante à l’écart entre la doxa de la profession et la réalité des établissements.

Faire l’effort aussi d’aller chercher des collègues pas ou peu visibles sur les réseaux sociaux, qui n’ont pas eu l’occasion d’écrire. Je suis aussi vigilante à la présence de femmes dans les sommaires.

La question de « l’écriture professionnelle » m’intéresse beaucoup, c’est un sujet sensible. Je ne saurais la définir que par distinction : ce n’est pas une écriture « privée » ou littéraire, ni une écriture universitaire ou scientifique, les textes des BàO ne sont pas non plus des « Écrits au travail » [8], comme la pratique de l’écrit en situation de travail pour rédiger des rapports, règlements, documents d’évaluation, notes administratives, etc.
Peut-être des écrits « avec » et « à distance » du travail ? Et adressés prioritairement non pas à ses tutelles, hiérarchies mais à des confrères-lecteurs et lectrices dans une relation plus horizontale.

Je suis attentive au vocabulaire utilisé, à la clarté des titres et intertitres, aux effets de mode dans le style ou aux termes très connotés « administration », à la tentation parfois de normaliser les propos, de gommer l’ambiguïté de certaines situations ou leur complexité.

Le sommaire est longuement travaillé pour permettre une exploration du thème proposé, par facettes, qui doit permettre aux lecteur-rices de comprendre les enjeux à l’œuvre et d’établir leur propre feuille de route pour démarrer ou réactiver le projet dans son établissement. Il ne s’agit donc pas d’une addition de textes visant à épuiser la thématique mais d’un parti pris de départ, défini en amont avec la ou le responsable du volume. Pour autant, les formes d’écriture, les choix stylistiques des différentes contributions peuvent varier.  

Il y a parfois de belles surprises. Par exemple, le Mémento final, qui a pour but de reprendre les grandes étapes du projet, est traité de façon très inventive selon les coordinateur-rices.
J’avais relevé dans plusieurs Mémentos la récurrence de l’expression « À vous de jouer ! », qui caractérise bien l’esprit de la collection. Permettre, à partir de savoirs situés, une prise en main d’un sujet pour agir sur son territoire. 

Titres de la BaO

De ce point de vue, faire contribuer des personnes qui ne travaillent pas dans les bibliothèques est fructueux ; forcément, leur forme d’écriture décale, leur cadre de référence ouvre d’autres perspectives.

Les Glossaires font l’objet de beaucoup d’attention, et je propose parfois un Index, autant de facilitateurs de parcours de lecture. Faire tenir un programme aussi exigeant en 200 pages est une gageure. La BàO est une collection modeste dans ses moyens et son format et très ambitieuse dans ses attendus. Chaque titre édité est un beau tour de force pour la coordinatrice, ou le coordinateur du livre et son équipe d’auteur-es.

Il y aurait une étude à faire sur cette collection, qui rassemble plus de 600 auteur-es et va bientôt publier son cinquantième opus, et sur d’autres collections de cette nature. Qu’est-ce qui est dit ou se révèle de l’institution, de ses publics et de ses personnels, des métiers, qu’est-ce qui manque aussi… ?

Donc un vivier de contributeurs et de contributrices, oui. C’est plutôt la question du lectorat qui se pose, et de l’utilité de ce type de collection aujourd’hui.


Le paysage éditorial professionnel connaît aujourd’hui une mutation importante, marquée à la fois par des « suspensions » de collection (ex. la collection Bibliothèques du Cercle de la Librairie) et par une diversification de l’offre (avec notamment le développement des éditions pure player, à l’image de la collection La Numérique aux Presses de l’Enssib). Cette transformation à l’œuvre, en partie liée à l’évolution des pratiques de lecture, n’est pas sans provoquer une perte de lisibilité des différents modèles et processus éditoriaux, dans les secteurs de la littérature scientifique et professionnelle tout particulièrement. Quel regard portez-vous sur cette mutation ? Quel peut-être le rôle/la place de l’institution (à l’instar des Presses de l’Enssib) dans un tel contexte ?

Ce serait intéressant de disposer de données sur l’évolution des « pratiques de lecture » quant à la littérature de connaissance ou littérature professionnelle, dans nos domaines. Les usages, et les besoins, en prenant en compte plusieurs générations peut-être. Il y a peu d’études sur le sujet. Clotilde Vaissaire, formatrice et éditrice (éditions Klog) a fait un sondage, en 2019, à ce sujet : L’écrit, c’est fini ?
Elle livre ses impressions d’experte de l’information, et même si l’échantillon était faible, sa synthèse est à méditer.
Cela interroge l’évolution des compétences des professionnel-les des bibliothèques, les choix des organismes de formation et la nature des concours. De ce point de vue, le rôle de l’institution publique est bien sûr déterminant. Ce qui comprend la dimension économique d’une fonction éditoriale. Qui paie quoi, quel type de rentabilité souhaite-t-on, comment se fait la diffusion-distribution des ouvrages … ?

Les questions en vrac que je me pose :

La notion de « fonds pro » a-t-elle encore une réalité ? Y’a-t-il un budget fléché « fonds pro » dans les établissements ? Pour rester sur la collection de la BàO, comment circulent ces livres dans les établissements, qui les lit ou les consulte, hors préparation de concours, y’a-t-il des expériences d’appropriation collective dans les équipes ? Et maintenant que le Cercle de la librairie a mis fin à sa branche éditoriale, en particulier sa collection Bibliothèques, qu’est-ce qui va manquer aux collègues, et où va le budget précédemment accordé à ces acquisitions (imprimées) ?
Qui seront les éditeurs d’un futur « Le Métier de bibliothécaire » ? Comment les URFIST et les CRFCB utilisent la littérature professionnelle et nos ouvrages ? Idem pour les Bibliothèques de département, les responsables formations, et les BU ? Comment nous, école, et éditeur, pourrions-nous mieux faire connaître les contenus de cette collection, créer un «désir de lecture », un nouveau public peut-être ?

Les réseaux sociaux, mémoires d’élèves et d’étudiant-es ou mémos, dossiers des services régionaux du livre ou des associations professionnelles, les revues (comme Archimag ou Arabesques qui se consolide ces derniers temps), les rapports de l’IGB… ne sont-ils pas plus conformes aux attentes et besoins de la profession que des ouvrages [9] ?

D’autant que ces pratiques de lectures professionnelles, qui se concurrencent entre elles, avec une veille qui s’élargit aux podcasts, vidéo, flux divers, s’inscrivent dans une sphère d’accès gratuit, très plébiscitée.

A titre personnel, je suis convaincue de la nécessité de la bibliodiversité pour assurer une « autre » [10] mémoire de l’histoire du métier et surtout garder vivant l’écosystème de nos bibliothèques.  Ne pas se suffire de la littérature grise mais soutenir des collections exigeantes, qui prennent des risques, des revues solides, est une condition de survie à mon avis pour les bibliothèques, si elles veulent exister activement dans la bataille des politiques publiques. Les bibliothécaires ne sont pas naturellement du côté de la transmission des savoirs, la diffusion des connaissances, il s’agit bien de choix institutionnels. Et l’éditeur public spécialisé est aussi là pour soutenir les efforts de réinvention [11] de son champ d’investigation et participer à la production de savoirs des bibliothèques.

Pour revenir à l’Enssib, sa direction est justement en train de repenser la nature de ses Presses et de ses collections, en prenant en compte les priorités stratégiques de l’établissement ainsi que l’évolution du paysage éditorial en science de l’information et des bibliothèques. Rendez-vous en 2021 !


Je tiens à remercier chaleureusement Jérôme Pouchol qui s’intéresse depuis longtemps, et de près, aux questions de l’édition et de la transmission, de m’avoir invitée à cet entretien et contrainte… à écrire sur ma pratique professionnelle.


*Après une formation en lettres modernes, un DEA d’études cinématographiques et différents postes dans le domaine des bibliothèques en lecture publique puis en BU, Catherine Jackson a été cheffe de projet pour la création du service Questions ? Réponses ! de l’Enssib, puis chargée de mission pour les Presses de l’Enssib, où elle dirige plus particulièrement la collection La Boite à Outils et est assistante d’édition pour la collection La Numérique.


[1] Voir notre ouvrage, paru dans la collection La Numérique, qui lui est consacré 

[2] « …/… L’objectif de cette collection est tout entier dans son titre : nous ne vous proposerons ni état exhaustif d’une question, ni synthèse d’une recherche. Ces petits manuels ont la modeste ambition d’offrir un cadre de réflexion, une méthodologie étayée par quelques analyses, procédures, avertissements, témoignages, échéancier. Nous espérons qu’ils seront manipulés, annotés, confrontés aux réalités des projets que vous menez dans vos bibliothèques. Bertrand Calenge, Directeur de l’IFB ». Note d’intention insérée dans le premier titre publié de la collection, Organiser le libre accès, François Larbre (dir.) 

[3] Mise en sommeil quelques années, la collection est relancée en 2008 par Anne-Marie Bertrand, alors directrice de l’Enssib.

[4] https://presses.enssib.fr/presses-en-quelques-mots

[5] L’Enssib publie les ouvrages des 3 collections des Presses, 2 revues : le Bulletin des bibliothèques de France (BBF) et Balisages et un carnet : DLIS

[6] On peut écouter l’intervention de Martine Poulain sur son activité d’éditrice – son texte gagnerait à être publié – avis aux revues et éditeur-rices !

[7] Passés les concours, la compétence rédactionnelle est peu valorisée chez les bibliothécaires, sauf curieusement lorsque qu’il s’agit « d’écrire sur le web ».

[8] Josiane Boutet, « Écrits au travail », in Béatrice  Fraenkel (dir.), Illettrismes. Variations historiques et anthropologiques, Paris, BPI-Centre Georges Pompidou, 1993

[9] « Le problème, c’est que lire un livre demande un temps fou. Or nous vivons dans une culture de la citation, pas de l’engagement. Le nouveau contenu, c’est le contexte. », Kenneth Goldsmith : https://usbeketrica.com/article/interview-kenneth-goldsmith

[10] Pour paraphraser le titre du formidable livre de Jean-Yves Mollier, Une autre histoire de l’édition française (La Fabrique, 2015).

[11] Je renvoie à un début de réflexion sur ces questions, abordée lors d’une journée d’étude organisée par l’Enssib : « Publier le métier, quelles perspectives ? » (Estivales, 2019, Enssib) 

La MIOP s’agrandit !

Constituée en réseau intercommunal depuis 1995 (voir l’historique), la médiathèque Istres Ouest Provence poursuit son développement territorial en établissant un lien de coopération privilégié avec les bibliothèques de Saint-Chamas et de Saint-Mitre-les-Remparts. Ce nouveau dispositif d’extension*, engagé à titre expérimental, participe des orientations stratégiques de la politique culturelle de la Métropole Aix-Marseille-Provence, dont la lecture publique constitue le ressort principal**. Il s’appuie également sur une étude préalable de zone d’influence, laquelle a mis en évidence une forte attractivité des services de la MIOP auprès des habitants des communes limitrophes de Saint-Chamas et de Saint-Mitre-les-Remparts (voir ci-contre la part desdits résidents inscrits à ce jour à la MIOP). Zone d'influence de la MIOPDans ce contexte de proximité géographique et de communauté de pratiques, les deux communes ont établi une convention de mutualisation avec la métropole AMP, sans transfert automatique de leurs équipements et de leurs agents.

Navette 1.png

La population de Saint-Mitre-les-Remparts et de Saint-Chamas (soit au total plus de 14 000 habitants), pourra ainsi bénéficier des services suivants, sous conNavette 2.pngditions d’adhésion*, au réseau de la Médiathèque Istres-Ouest Provence :

– une carte d’accès gratuit à l’ensemble des services de la MIOP

– le service à distance de réservation des documents du catalogue de la MIOP (soit 220 000 documents)

– l’accès au service de navette inter-médiathèques (emprunts et retours des documents), permettant la livraison en 24/48H des documents réservés (à l’exclusion des œuvres d’art) sur le site du réservataire

– l’accès aux ressources numériques du portail documentaire : autoformation, presse en ligne, livres numériques pour enfants, plateformes musicales, Arte VOD, soutien scolaire, dictionnaires, animations scientifiques, collections patrimoniales locales, ressources libres de droit, etc.

– l’accès aux services de médiation numérique : nouveautés, suggestions d’achat, coups de cœurs, sélections du web, playlists musicales, dossiers numériques, agenda culturel.

*Cette 1ère phase de coopération (qui permettra d’engager, à court ou moyen termes, un processus d’intégration), vise à étendre le périmètre de diffusion des services de la MIOP à de nouveaux publics & territoires, à développer un esprit de solidarité communautaire en impulsant de nouvelles collaborations professionnelles, ainsi qu’à renforcer l’inclusion numérique des populations du territoire métropolitain.

**la délibération du 28 juin 2018 portant sur le Contrat Territoire Lecture (CTL), signé avec les services de l’État, a confirmé la mise en réseau des bibliothèques et médiathèques du territoire comme un axe majeur des politiques publiques menées par la Métropole Aix-Marseille. La création d’un futur portail documentaire métropolitain en constitue le fer de lance, parallèlement à l’opération culturelle annuelle « Lecture par nature« 

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