Vocation bibliothécaire

Depuis 2009 que la MIOP mijote des dossiers documentaires aux petits oignons… il était temps de concocter un spécial « bibliothécaire » !
Ce dossier a pour objectif d’accompagner les étudiants et agents des filières territoriales et d’État dans leurs projets de métier ou d’évolution professionnelle. Il pourra également intéresser le grand public, aux côtés des 70 autres dossiers numériques diffusés sur notre portail documentaire. Rencontrera-t’il alors une audience aussi large que notre dossier phare ? On compte un peu sur vous pour cela 🙂

Si vous découvrez ce type de contenus numériques sur le portail de notre réseau, une petite séance de rattrapage s’impose. Les habitués reconnaîtront la matrice caractéristique et éprouvée des dossiers documentaires de la MIOP.

En voici les principales rubriques :

Les « notions clefs »

Cette approche métier dresse un parcours semblable à celui de tout fonctionnaire : préparation aux concours, recherche d’emploi pour les territoriaux, prise de fonction et formation continue. Mais à la différence d’autres professions ou filières, le métier de bibliothécaire requiert autant de culture générale que de technicité, autant de connaissance que de maîtrise, sans compter les ressorts relationnels, qui comptent plus que jamais dans la qualité des services aujourd’hui offerts à la population ; et cette exigence professionnelle s’inscrit dans un cadre de politique publique de plus en plus contraignant et complexe à appréhender, dans ses composantes budgétaires, administratives, technologiques, socio-culturelles, etc.

La sitothèque

Loin d’être exhaustive, celle-ci comprend les sites et blogs les plus utiles pour tout bibliothécaire en herbe ou en mobilité professionnelle, en termes de formation initiale et continue.

Humour & quizz

Cette rubrique est riche de la créativité des bibliothécaires, une profession qui compte de remarquables talents d’humoristes. Et notre profession ne laisse manifestement pas indifférent, tant elle fait partie de l’imaginaire collectif.

Pour les plus joueurs d’entre vous, un petit quizz sur les bibliothèques teste votre culture professionnelle. Une bonne manière de se détendre en travaillant !

A vous de découvrir les autres rubriques…

NB. Cette synthèse du métier ne se veut évidemment pas exhaustive*, et elle gagnera à s’enrichir de vos observations et autres recommandations (voir « Laisser un commentaire »).

* Ce dossier bénéficiera d’une réactualisation semestrielle, pour mieux rendre compte de la vitalité et de l’évolution de notre profession. Il sera également diffusé sur d’autres sites professionnels. N’hésitez pas à le partager à votre tour.

 

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Mutualiser les pratiques documentaires : bibliothèques en réseau

bao38_projet_0Au risque de faire de l’ombre aux tout derniers Goncourt, Femina, Renaudot et autres Pulitzer, je ne résiste pas à vous annoncer cet « A paraître » de La Boite à outils (Presses de l’enssib), qui traite d’une question Ô combien d’actualité dans nos métiers des bibliothèques et de la documentation, celle de la mutualisation des pratiques, des organisations et des services.

14 professionnels participent à cette contribution collective, soit autant de pistes de réflexion et de réalités de travail qui témoignent de la vitalité et de la diversité des formes de l’action mutualiste.

En voici la présentation liminaire, ainsi que le sommaire :

Dans un contexte marqué par des mutations profondes et accélérées du paysage culturel institutionnel, les acteurs des bibliothèques et de la documentation sont incités à repenser l’organisation de leurs activités dans un cadre et un esprit plus transversaux et mutualistes. En matière de pratiques documentaires, cet impératif de mise en commun, parfois facteur de tensions dans la restructuration nécessaire des établissements, offre aussi aux professionnels une opportunité pour renouveler leur environnement et leurs méthodes de travail.

Trois axes seront ici appréhendés, dans des réalités d’organisation et niveaux d’élaboration très divers : mutualiser en réseau d’établissements ; mutualiser en partage de contenus ; mutualiser en communauté d’acteurs.

Sommaire

Mode d’emploi, par Jérôme Pouchol

Partie I : Mutualiser en réseaux d’établissements

  • Mutualiser les acquisitions : un levier de mise en œuvre du projet de service du réseau des médiathèques de Plaine Commune, par Bertille Lambert
  • Pratiques mutualisées en réseau : de responsable documentaire à responsable de département, par Patrizio Di Mino
  • Pour une approche concertée du développement documentaire dans le réseau de la MD63, par Christelle Bonny
  • La mutualisation des pratiques documentaires au sein des établissements de la montagne Sainte-Geneviève, par Hélène Chaudoreille et Laurence Tarin
  • Conduire le changement en réseau : la trousse du mutualiste, par Muriel Coulon et Isabelle Martin

Partie II : Mutualiser en partage de contenus

  • Veille collaborative et politique documentaire, par Véronique Mesguich
  • Eurêkoi – il suffit de demander : vers un modèle de service public coopératif, par Silvère Mercier
  • Mutualiser les métadonnées d’autorité. L’exemple d’IdRef (Sudoc) comme projet de mutualisation de référentiels, par François Mistral
  • La mutualisation des contenus collaboratifs au service de la médiation en bibliothèque publique : le projet Babelthèque, par Pierre Frémaux

Partie III : Mutualiser en communauté d’acteurs

  • Le réseau Must : mutualiser dans une démarche d’intelligence collective, par Stéphane Chevalier
  • Mutualiser le SIGB : l’expérience Koha, par Pascale Nalon
  • Mutualisation des pratiques pédagogiques en milieu universitaire. La formation des doctorants et des enseignants-chercheurs, par Catherine Bertignac
  • Construire des services avec et pour la recherche : le projet DRIS, par Élise Chapoy
  • Candide, un chaudron, un pré et un vivier : un nouveau réseau social  professionnel, par Marie-Christine Jacquinet

Mémento, par Jérôme Pouchol

Glossaire

Index

Bibliographie

 

Bertrand Calenge répond à Bambou

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Il est des rencontres qui marquent et nourrissent une vie professionnelle, et celle de Bertrand Calenge en fait pour moi partie, comme pour beaucoup d’entre nous sans doute, qui avons pu lire, entendre, suivre, analyser, commenter… ses nombreux écrits et le long cours de sa réflexion professionnelle ; et encore aujourd’hui, alors qu’il prend très bientôt sa retraite, son tout dernier ouvrage¹ nous accompagne, continue d’interroger le présent et le sens de notre métier.

Au-delà de l’honneur que constitue pour moi la publication de cet échange sur Bambou, c’est aussi le plaisir de contribuer à la diffusion d’une pensée particulièrement féconde et exigeante, comme toujours bienveillante. Celle de Bertrand Calenge.

Qu’il en soit ici très vivement remercié.

« Bertrand Calenge, vous prenez votre retraite après un parcours professionnel particulièrement foisonnant. Quelles sont les expériences qui ont le plus compté dans votre carrière ? Êtes-vous heureux d’avoir choisi ce métier ? »

En plus de 40 années passées comme conservateur de bibliothèque, j’avoue avoir bénéficié d’une chance exceptionnelle : aux années maigres (les « seventies » giscardiennes) a vite succédé l’imagination libérée des années Lang, puis l’aventure de la décentralisation territoriale, puis le revival des bibliothèques universitaires. En même temps, la technicité du métier a migré du catalogue sur fiches aux outils numériques les plus sophistiqués. Et les bibliothèques sont réellement entrées sur la scène publique durant ces 40 ans, immense bénéfice d’image, mais aussi immense défi ! Autant dire que cette histoire n’a pas permis une seule seconde de pouvoir verser dans la routine !
Chaque poste que j’ai occupé a été une expérience unique. Mais évidemment je reste plus marqué par ce qui m’a sollicité le plus d’innovation et d’imagination. Trois expériences ont été majeures de mon point de vue :
– Servir, organiser et structurer un territoire, au plus intime de son mode de fonctionnement : mes années dans plusieurs bibliothèques départementales ont été magnifiques de ce point de vue, avec une tendresse particulière pour ce qui était alors la BCP de Saône-et-Loire, que j’ai eu la chance de créer, puis organiser pendant près de 10 ans.
– L’opportunité d’imaginer et créer l’Institut de formation des bibliothécaires, aventure qui a duré 6 ans avant la fusion de l’IFB dans l’Enssib, fut également passionnante, non seulement car elle accompagnait de profondes modifications des statuts des personnels, mais surtout parce qu’elle m’a obligé, avec mon équipe, à remettre à plat les compétences et savoir-faire nécessaires aux professionnels à la toute fin du XXe siècle.
– Avoir la possibilité d’innover pendant 10 ans dans ce très grand et très foisonnant établissement qu’est la BM de Lyon fut enfin une chance inouïe. J’ai pu à la fois approfondir les modalités d’évaluation d’un tel réseau, élaborer des outils de facilitation de la gestion professionnelle, et être étroitement associé voire conducteur de projets innovants qui ont contribué à faire rayonner cette bibliothèque riche autant de son patrimoine que de son activité quotidienne au service des Lyonnais et de sa capacité à l’imagination.

Fourviere et le bouquiniste
Fourvière et le bouquiniste

La curiosité est un beau défaut
La curiosité est un beau défaut

L'heure du journal
L’heure du journal

« Durant ce parcours, le métier de bibliothécaire a connu de profondes transformations. Quelles sont celles que vous retenez ? Faisons-nous toujours le même métier aujourd’hui qu’il y a 40 ans ? »

Avec du recul, je me rends compte qu’au fond mon activité s’est toujours orientée vers l’assistance et la formation aux bibliothécaires, et paradoxalement moins directement vers les publics. Cela est patent pour les trois expériences que j’ai citées, mais je pourrais en dire autant de deux autres, la rédaction en chef du BBF ou pour finir la direction des études de l’Enssib. C’est sans doute pour cette raison aussi que depuis le début de ma carrière je ne peux m‘empêcher de publier articles et livres à l’attention de mes collègues…
Les formes de ce métier ont énormément évolué, et pas seulement pour des raisons technologiques. Il me semble que les bibliothécaires ont plongé dans la ville comme toutes les tensions et passions urbaines se sont immergées dans la bibliothèque. Il en est ressorti quelques évolutions majeures : la nécessité de savoir communiquer, le souci prioritaire d’inscrire l’action professionnelle dans des politiques publiques, et une exigence de service au plus près des publics.
Ce qui me frappe le plus, c’est le double mouvement professionnel qui s’est fait jour :
– Les bibliothécaires ont appris à organiser rationnellement et à maitriser ce qui avant n’était que fruit d’une tradition des pratiques professionnelles, en termes d’évaluations, de processus, etc.
– Paradoxalement, plus les technologies numériques virtualisent en quelque sorte la bibliothèque et l’information, plus la société est en demande de médiation humaine professionnelle. Le bibliothécaire d’aujourd’hui doit être aussi bien versé dans le numérique qu’immergé dans la médiation, sans pour autant négliger cette autre exigence inchangée : qu’il soit curieux et cultivé…

sourire en terrasse
Sourire en terrasse

les deux vieux
Les deux vieux

Deux visages deux regards
Deux visages deux regards

« Vous avez initié les politiques documentaires en France et fortement contribué à leur développement, tant par vos publications que par les groupes et rencontres professionnels que vous avez initiés et animés. En 2015, soit plus de 20 ans après la parution de votre 1er ouvrage, les demandes de formation en Poldoc sont croissantes et ne se limitent plus désormais à la question des acquisitions et du désherbage. Comment expliquez-vous une si longue « gestation » ? »

Cette question rejoint pour moi la précédente : il a fallu mener de front un processus de réflexion structuré sur les modalités de l’action publique à travers les collections, et opérer un renversement de regard qui considère comme centrales non plus les collections elles-mêmes, mais les multiplicités de besoins et d’usages des publics. Double évolution / révolution qui ne pouvait en aucune façon s’opérer instantanément ! De plus, le bibliothécaire est naturellement un être pragmatique : il essaye, regarde l’expérience d’un autre, tente à son tour, modifie tel ou tel point, etc. Si le processus est long dans ces conditions, il présente l’avantage de conduire à des convictions et méthodes fermement maitrisées.
Les 20 années en question ont été aussi une randonnée découverte. Partir des acquisitions était une évidence, arriver jusqu’à la question de la médiation documentaire supposait un long voyage, que la MIOP est une des rares à avoir parcouru jusqu’au bout ! Or ce voyage n’est jamais accompli par tel ou tel penseur seul. En matière professionnelle, c’est un chemin à parcourir en équipes, avec les enthousiasmes stimulants, mais aussi avec les inévitables réticences ou lenteurs !

les bas de demi-saison
Les bas de demi-saison

élégance
Élégance

vision fugitive
Vision fugitive

« Les technologies du numérique se sont emparées des bibliothèques, tant en termes de sélection que de médiation des contenus. Cette réalité d’hybridation des collections rend l’exercice du métier plus complexe et n’est pas, en plus des autres transformations à l’œuvre (nouveaux supports et usages de lecture, transition bibliographique, mises en réseau d’établissements, etc), sans susciter des peurs, des résistances… Quel regard portez-vous sur cette évolution/révolution ? »

Je ne suis pas sûr que le terme de « peurs » convienne vraiment ici. Il m’apparait clair que les professionnels connaissent aujourd’hui leur accointance nécessaire – voire leur dépendance – aux technologies du numérique et l’acceptent. Au fond, je parlerais plutôt de vertige grandissant : la première et facile accoutumance aux outils professionnels (j’ai réalisé ma première base de données de thésaurus sur le minuscule écran vert d’un petit IBM en 1983 !) s’est faite aisément, la mutation des documents sous une forme numérique a pris plus de temps (encore que ce soit maintenant largement acquis en musique notamment), le fait que grâce au numérique toute information devienne document potentiel donne déjà le tournis (comment se retrouver dans l’abondance des big data, à défaut même de la maitriser ?), enfin l’immersion même des publics dans ces technologies introduit un nouveau défi, celui du partage, de la prise de parole. Ajoutons à cela que cette évolution se développe dans un contexte juridique et économique extrêmement tâtonnant voire sauvage, pour comprendre le vertige que j’évoquais. Et nous n’en sommes sans doute qu’au début !
Ceci dit, je me méfie de la sidération technologique, et je conserve à l’esprit que le bibliothécaire est d’abord un metteur en ordre et en sens, un gardeur de traces, et un médiateur actif. Il doit l’être avec ou sans les technologies numériques. Mais il est clair qu’il ne peut plus l’être aujourd’hui sans ces dernières, et qu’elles offrent voire suscitent des possibilités extraordinaires !

acrobate : l'instant 1
Acrobate : l’instant 1

Verticales...
Verticales

quand j'étais danseur
Quand j’étais danseur

« On vous sait passionné de photographie, un domaine également très investi par le numérique. Peut-on faire là un parallèle avec l’évolution du livre ? »

Les contenus textuels du livre et les contenus iconiques de la photographie sont également traduisibles en bytes numériques, c’est ce qui les rend très proches. D’ailleurs, les bibliothèques sont nombreuses à acquérir, conserver et valoriser des fonds de photographies : la BM de Lyon – encore elle ! – dispose de près de 700 000 photographies dans ses collections, dont des milliers de chefs-d’œuvre, raretés inestimables qu’elle met en scène régulièrement. Néanmoins, je pense que le numérique a beaucoup plus bouleversé la photographie que le livre, d’abord parce que les formats de fichiers photo permettent d’obtenir et de conserver une énorme « épaisseur » d’information (la moindre image au format RAW de votre appareil photo pèse ainsi facilement plus de 40 MO : « une image vaut mille mots » dit un proverbe chinois !), ensuite parce que les technologies ont permis une immense appropriation sociale de la photographie, qui désormais a envahi la vie quotidienne, et s’échange quotidiennement sur les réseaux sociaux (le moindre téléphone portable est désormais doté d’un excellent appareil photo !) : ça, c’est véritablement innovant² ! D’ailleurs, la BM de Lyon, pour constituer ses collections photographiques régionales contemporaines, a recours aux dons numériques de nombreux contributeurs, qui en moins de 8 ans ont apporté plus de 10 000 clichés ! Je suis d’ailleurs fier de participer aujourd’hui personnellement à cette entreprise³.
Mon intérêt pour la photographie est ancien, effectivement, et je considère ce mode d’expression aussi puissant que le livre, tant par ses qualités documentaires que par ses possibilités narratives et esthétiques ! Cet intérêt se mêle en outre pour moi à la pratique photographique, activité à laquelle je peux me livrer de plus en plus, avec bonheur : c’est ma façon de raconter des histoires, moi qui n’ai guère de talent littéraire. Et j’apprécie particulièrement la photo de rue, qui me fait rencontrer mes contemporains avec une surprise toujours renouvelée et une émotion intacte. Au fond, ce sont ces personnes-là qu’en tant que bibliothécaire j’ai voulu servir pendant plus de 40 ans, et que je retrouve encore dans leur vie de tous les jours…. C’est une forme de respect et de continuité.

black stairs
Black stairs

Bienveillance barbue
Bienveillance barbue

Chaleur lyonnaise
Chaleur lyonnaise

¹La bibliothèque et la médiation des connaissances / Bertrand Calenge. Paris : Éditions du Cercle de la librairie, février 2015

²Ecoutez ce très intéressant podcast assez court (30’) de France Culture : « La mise en flux des images. Ce que le numérique fait à la photographie ».

³la collection Photographes en Rhône-Alpes

Les fantômes du funiculaire
Les fantômes du funiculaire

Reflet matinal
Reflet matinal

autophoto
Auto-photo

→ Voir la page Wikipédia consacrée à Bertrand Calenge

→ Voir le blog (« Carnet de notes ») de Bertrand Calenge

→ Voir les publications de Bertrand Calenge au Cercle de la Librairie

→ Voir le site Poldoc, conçu et animé par Bertrand Calenge

→ Voir toutes les photos de Bertrand Calenge sur Flickr

« L’enfant et le numérique » par Serge Tisseron

Après les communications de Pierre Mounier sur “La culture est-elle soluble dans l’e-book? Les enjeux de la métamorphose du livre à l’ère numérique”, de Dominique Cardon sur “Les sociabilités numériques”, de Thierry Baccino sur “la lecture numérique”, et celle de Lorenzo Soccavo sur “De l’imprimé au numérique”, Bambou vous recommande de visionner celle de Serge Tisseron* que nous avons eu le plaisir d’accueillir, le 30 janvier dernier, à Miramas. Une conférence qui avait pour titre « L’enfant et le numérique« .

*Serge Tisseron est psychiatre et directeur de recherche à l’université Paris VII Denis Diderot. Auteur de nombreux essais, il a publié plusieurs ouvrages sur la thématique de l’enfant et des écrans. Depuis 2007, il développe le concept «3-6-9-12». Selon cette théorie, à chaque âge correspondrait un usage des écrans.

Sélection bibliographique des ouvrages de Serge Tisseron :

  • Apprivoiser les écrans et grandir : 3-6-9-12, Erès, 2013
  • L’enfant et les écrans, Le Pommier, 2013
  • L’enfant au risque du virtuel, Dunod, 2012
  • Faut-il interdire les écrans aux enfants, Mordicus, 2009
  • Les dangers de la télé pour les bébés, Erès, 2009
  • Qui a peur des jeux vidéos, Albin Michel, 2008
  • Manuel à l’usage des parents dont les enfants regardent trop la télévision, Bayard, 2004
  • Les enfants sous influence. Les écrans rendent-ils les jeunes violents, A. Colin, 2000

→ Le blog de Serge Tisseron

Pour approfondir la question :

« De l’imprimé au numérique » / Lorenzo Soccavo

Après les communications de Pierre Mounier sur “La culture est-elle soluble dans l’e-book? Les enjeux de la métamorphose du livre à l’ère numérique”, de Dominique Cardon sur “les sociabilités numériques” et de Thierry Baccino sur “la lecture numérique”, Bambou vous recommande de visionner celle de Lorenzo Soccavo, que nous avons eu le plaisir d’accueillir, le 7 juillet dernier, à la Médiathèque de Miramas. Une communication qui avait pour titre « De l’imprimé au numérique : enjeux et perspectives pour les bibliothèques »

*Lorenzo Soccavo est consultant indépendant (PLE-Consulting) en prospective du livre et de l’édition à Paris. Il travaille avec les professionnels de la filière graphique et avec ceux des filières numériques, afin de les rapprocher et de les accompagner dans l’évolution du livre et de son marché. Son Livre Blanc sur la Prospective du Livre et de l’Edition est consultable sur le site de la bibliothèque numérique de L’ENSSIB.

Les plateformes de Lorenzo Soccavo :

Ouvrages disponibles à la MIOP :

 Articles et livres en ligne :

Pour aller plus loin (ou à côté), voir aussi :

Nouvelle année, nouveaux ateliers (jeunesse) à la MIOP !

Atelier web JeunesseEn octobre 2010, le département jeunesse initiait 2 ateliers internet dédiés aux 7-11 ans, adhérents à la MIOP. Réalisés sur l’ensemble des pôles jeunesse du réseau, ils ont accompagné plus de 400 enfants dans la découverte et l’appropriation du net. Au terme de plus de trois ans d’activité et fort d’une évaluation complète de ce service, deux constats se sont imposés :
– L’atelier « Communiquer sans danger » a été plébiscité, souvent sur prescription des parents, alors que « Google et Cie » n’a pas recueilli l’adhésion attendue.
– Les contenus de formation, sans devenir totalement obsolètes, ont valu d’être réactualisés, tout en considérant l’évolution des usages et des outils.

Lors du dernier trimestre 2013, trois groupes de travail se sont alors mobilisés pour mettre à jour les fiches pédagogiques, les mémentos et le lexique commun, ainsi que pour élaborer une 3ème offre d’atelier, suite logique des deux premiers, avec pour objectif plus stratégique de relancer l’intérêt pour celui consacré à la recherche. Ces 3 ateliers, d’une durée de 45 mn, sont aujourd’hui en activité sur le réseau, animés par les bibliothécaires jeunesse qui en ont eux-mêmes travaillé les contenus.

En voici les principales caractéristiques :

L’atelier « Communique sans danger » propose aux enfants de déjouer les pièges du net en étant conscients des dangers potentiels. Internet est un fabuleux vecteur de communication dont il est nécessaire de connaître les codes, les outils et les usages. L’atelier détaille donc précisément tous les moyens de communication à disposition des internautes, sensibilise les enfants aux risques encourus et décrit les bons réflexes à adopter et les précautions à prendre. Il incite l’enfant à être responsable et réellement acteur de sa communication. Les vidéos, jeux et quizz facilitent, par leur côté ludique, la compréhension et l’appropriation de cet univers vaste et passionnant. Un mémento, le poster de la CNIL sont distribués à la fin de la séance. Par ailleurs, un guide à l’usage des parents est aussi disponible au sein des pôles jeunesse.

L’atelier « Bien chercher pour bien trouver sur internet » se présente comme une initiation à la recherche documentaire sur le web. En effet, comment s’y retrouver dans les milliards de pages proposées sur la toile? Il aborde donc en premier lieu les différents types d’informations disponibles sur internet. Les outils consacrés à la recherche sont ensuite passés en revue pour apprendre à bien les utiliser. Un focus sur le portail de la MIOP et sur l’Espace jeunesse est également proposé. Préalablement à l’atelier, au moment de l’inscription, l’enfant est invité à préciser son thème de recherche. Ainsi, l’atelier et les différentes notions abordées prennent tout leur sens. Les résultats de recherches sont ensuite triés, évalués, vérifiés et collectés pour une exploitation optimale. Une clé USB est indispensable pour sauvegarder ces résultats. Un mémento est distribué à la fin de la séance.

Le nouvel atelier « Ton premier diaporama » a pour objectif d’initier l’enfant à la découverte et à l’utilisation d’un logiciel libre et gratuit : OOo4KIDS. Cet atelier n’est accessible que si l’enfant a participé à la formation « Bien chercher pour bien trouver sur internet ». L’enfant est alors invité à créer son propre diaporama et ainsi proposer une version illustrée et animée des recherches effectuées lors de l’atelier précédent. Une clé USB est indispensable pour sauvegarder et emporter le résultat de ce travail. Un mémento est distribué à la fin de la séance.Flyer (verso) ateliers web Jeunesse

Un lexique commun aux trois ateliers est aussi distribué à la fin de chaque séance.

Pour accompagner ces nouveaux services, une campagne de communication a été lancée. Les nouveaux flyers ronds, dont le recto n’a pas changé, indiquent sur leur verso l’ensemble des propositions de formation à destination des enfants.

Après quelques jours de fonctionnement, l’intérêt déjà manifesté par ce public est des plus encourageants 🙂

Tour de France des ateliers web en bibliothèque

Ateliers webOn ne compte plus aujourd’hui les bibliothèques qui proposent à leurs usagers des prestations de formation à Internet, réalisées principalement sous la forme d’ateliers et destinées à tous types d’usages et de publics.je cuisine sur le web

On peut se féliciter de ce constat, de la variété et de la vitalité des propositions, comme de la diversité des établissements concernés (bibliothèques municipales, réseaux intercommunaux, BDP, BMVR…).

Alors pour en rendre compte (et vous éviter dans un même temps de “refaire le monde”…), Bambou a dressé un panorama, qui se veut le plus large possible mais non exhaustif, de ce qui se pratique aujourd’hui en bibliothèque en matière d’ateliers internet, exception faite des formations à l’outil informatique (maîtrise de l’ordinateur, Windows…) ou à la bureautique.

ATELIERS

Bibliothèques-Médiathèques

Découvrir internet MIOP, Martigues, Lyon, Vitry-sur-Seine, Nice, Chambéry, Plaine centrale, Perpignan, Marne et Chantereine, Yerres, Nogent-sur-Marne, Vénissieux, Antibes, Valence, Romans-sur-Isère, Rueil-Malmaison, Montreuil, Haguenau, Aurillac, Bourges, Sophia-Antipolis, Gardanne, Villetaneuse, Pau-Pyrénées, Montpellier, Saint-Nazaire, Saint-Étienne, Orléans, Mérignac, Artigues, Val d’Europe, Douarnenez, Marguerite Yourcenar (Paris), Limoges, Longjumeau
Faire ses recherches sur Internet BDP13, BPI, Lyon, MIOP, Toulouse, Wattrelos, Bobigny, Pau-Pyrénées, Vichy, Marne et Chantereine, Vénissieux, Orléans, Antibes, Valence, Chartres, Romans-sur-Isère, Palais-sur-Vienne, Montreuil, Villepinte, Bourges, Sophia-Antipolis, Gardanne, Montpellier, Saint-Nazaire, Orléans, Mérignac, Sélestat, Marguerite Yourcenar (Paris), Roubaix
Google Ferte-Mace, Melun, MIOP, Plaine centrale
Google maps Mérignac
Google earth Mérignac
Google drive Mérignac
Web 2 Toulouse
Web pratique Vénissieux, Lyon, Valence, Chartres
Wikipédia BDP13, Toulouse, Rueil-Malmaison
Créer une adresse électronique BDP13, BPI, Lyon, Toulouse, Vitry-sur-Seine, Nice, Vichy, Vénissieux, Valence, Arles, Palais-sur-Vienne, Haguenau, Perpignan, Gardanne, Montpellier, Saint-Nazaire, Saint-Étienne, Mérignac, Artigues, Marguerite Yourcenar (Paris), Le Chesnay, Limoges, Roubaix
Envoyer une carte de vœux électronique BDP13
Créer un blog BPI, Melun, Lyon, Toulouse, Brest, Vénissieux, Chartres, Romans-sur-Isère, Lorient, Saint-Nazaire, Limoges, Roubaix
Créer un compte Facebook BPI, Ferte-Mace, Melun, Lyon, Toulouse, Chambéry, Plaine centrale, Arles, Romans-sur-Isère, Bègles, Aurillac, Lorient, Saint-Nazaire, Mérignac, Le Chesnay, Genève
Utiliser Twitter BPI, Ferte-Mace, Melun, Lyon, Toulouse, Bègles, Lorient, Saint-Nazaire, Mérignac, Le Chesnay
Utiliser Skype BPI, Chambéry
Mon téléphone et Internet Toulouse
Manipuler les vidéos en ligne et/ou montage vidéo BPI, Romans-sur-Isère, Lorient, Saint-Étienne, Mérignac, Val d’Europe, Le Chesnay, Longjumeau
Écouter et télécharger de la musique sur le web Chambéry, Romans-sur-Isère, Lorient, Montpellier, Mérignac
Manipuler du son BPI
Web radio Vaise, Mauguio-Carnon, Aurillac
Internet créatif Lyon, Lyon, Rueil-Malmaison, Val d’Europe
Découvrir le cinéma numérique Lyon, Sophia-Antipolis
Découvrir la photo numérique Romans-sur-Isère, Lyon, Rueil-Malmaison, Palais-sur-Vienne, Bègles, Lorient, Perpignan, Saint-Étienne, Orléans, Mérignac, Sélestat, Val d’Europe, Le Chesnay, Limoges, Longjumeau, Roubaix
BD numérique Val d’Europe, Colomiers
Découvrir la presse en ligne Lyon, Toulouse
Vendre, acheter, troquer sur le web MIOP, Lyon, Brest, Chartres, Bègles, Mérignac
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Le web en cuisine MIOP, Plaine centrale, Grand-Troyes
Préparer son voyage sur le web MIOP, Chartres, , Romans-sur-Isère
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Utiliser une liseuse et/ou tablette Toulouse, Romans-sur-Isère, Aurillac, Lorient, Bourges, Sophia-Antipolis, Saint-Nazaire, Villeubanne, Mérignac, Val d’Europe

En complément :

 les ateliers web de la MIOP

 Un exemple de dispositif pédagogique mis en place à la MIOP avec l’atelier « Découvrir Internet »

Pour aller plus loin :

  • Un stage ad hoc, organisé par Médiat’ Rhône-Alpes (site de Lyon) : « Mettre en place un atelier web en bibliothèque de lecture publique »
  • Un mémoire ENSSIB  : « Les ateliers multimédia à la médiathèque Marguerite Yourcenar (Ville de Paris) : perspectives d’évolutions / Fabienne Le Hein ».

Pour saluer une initiative originale :